‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 486 sur 1158 · iV.-ç., I, 12. Comp. Samg.-darp., I · texte numérisé non relu

iV.-ç., I, 12. Comp. Samg.-darp., I

11. N -ç., XXVIII, p. 32 de noire édition, et XIX, 40, 41. — Samg.ratn., I, ni, 7; Samg.-darp., I, 49. — Comp. Période védique, ch. III, p. 279.

E.WCVCLOPÉDIE DE LA MVSIQLE ET DICTin.WArtlE DV CONSERVATOIRE

en rapport avec les vaisseaux supérieurs {ùrdhvanàdi) : à ;;auclie idâ, à droite pingaln, au milieu swsumnd (placé sur l'ouverture du sommet de la tête, le braltmn-randhra), qui, frappés oljliquement par le vent ou le souffle {màruta), donnent successivement naissance aux 22 çrutis de plus eu plus aiguës de cet organe'. Il en serait de même pour la gorge et la tête, pourvues l'une et l'autre de 22 tuyaux (ou cordes?! donnant des sons de plus en plus élevés dans l'échelle musicale.

Cette échelle musicale comprend donc 3 octaves, et l'espace de chacune de ces octaves se trouve partage en 22 intervalles minimes. Mais la musique hindoue, obéissant à une loi constante chez tous les peuples, procède par sons nettement séparés les uns des autres, sans passer par tous les sons musicaux intermédiaires dont elle admet l'existence. Elle connaît, depuis les temps les plus reculés-, la division de l'êclielle en 1 notes [sraras], d'où le nom de saptaka (série de sept, heptacorde) donné à ce que nous appelons plus irapioprement une octave.

Ces sept notes, comme nous le verrons plus loin, sont désignées par les mots shadja, rishabhu, gdndhdra, madhyama, pancama, dhaivata et nishdda (ou simplement par la syllabe initiale de ces mots: sa, ri, ga, ma, pa, dltii, ni), et à chacune est affecté un certain nomlire de n-utis. C'est ainsi qu'on dit que, dans la gamme du mode shadja, shadja a 4 çrutis, rishablia 3, gàndhfira 2, madhyama 4, pancama 4, dhaivata 3, nishdda 2; tandis que, en mode madhyama, shadja continue à avoir 4 çrulis, rishabha 3, (jdndhàrd 2, madhyama 4, mais pancama en a 3, dhaivata 4 et nishdda toujours 2^.

Les çrniis.

Théorie des çrutis^. — Qu'est-ce donc, au juste, que la cruli, que nous trouvons à la base de la théorie des sons musicaux, et qui doit, à ce titre, retenir un instant notre attention? Le mot se rattache à la racine cru, écouter, entendre (grec zXjdj); sa signification commune est audition, fait d'entendre. D'après la définition hindoue, c'est une division du son {dhvanibheda), la plus faible que l'oreille puisse percevoir clairement et distinguer; on ne peut aller au delà de celte quantité sonore sans tomber dans la confusion et détruire le plaisir auditif".

Nous n'avons pas, dans notre langage musical, de terme précis qui exprime exactement la nature et la valeur de celle unité de son, la plus faible que l'acoustique hindoue reconnaisse. Ce n'est pas absolument le quart de ton, qui résulterait de la division de notre demi-ton égalisé par tempérament en deux paities égales; — car, pour qu'il en soit ainsi, il faudrait que, dans le système hindou, ces intervalles (anlara) équidistants soient la 24'= partie et non la 22" de l'octave. .Malgré cela, il nous arrivera de la traduire par le mot quart de ton; mais il faut qu'il soit bien entendu qu'elle lui est uu peu supérieure et qu'elle représente exactement la quantité résultant du partage de l'octave en 22 parties égales et équidistautes.

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