Samg,-ratii., 1, iv
à son rang et à sa supériorité sur les autres, qui ne sont que ses ministres.
La seconde, rishablia (taureau), jouerait au milieu de la gamme le rôle du laureau au milieu d'un troupeau de vaches: elle attirerait à elle tous les cœurs.
La troisième, gândhâra, serait formée sur gâna (chant) : elle produirait le chant, ou charmerait dans le concert musical. Elle est de la même famille [kiita) que S(i et ma, ce qui lui a valu d'être placée à la tête d'une gamme dans le ciel^.
La quatrième, madliyama (médiane), tirerait son nom de la place qu'elle occupe au milieu de l'oclave. C'est la note par excellence (pravara), l'impérissable [amirin) : les 7 notes peuvent disparaître, les unes ou les autres, dans les types de cantilénes {jnlis), sauf ma qui subsiste toujours , fixé par les chantres du Siàma-Véda eux-mêmes dans le Gdndharva-kalpa (traité de musique)''.
C'est également de sa place dans l'octave que pancama (cinquième) tirerait son nom. D'après une autre etymologie, elle serait issue de cinq places ou organes*.
La sixième, dhaivata, entre autres étymologies, viendrait du chant des pêcheurs (dhivan).
Enlin nishàda, appelée aussi quelquefois saptama (septièmel, tirerait son nom du fait (|ue les sept notes finissent avec elle (rac. sad, avec préfixe ni, se reposer, s'asseoir), ou encore, comme on l'a proposé également pour gândhâra, du cri perçant du peuple montagnard que le même mot désigne'-'.
Nous n'en avons pas fini avec ces élucubrations d'un caractère fantaisiste et puéril pour la plupart. Certains auteurs assignent aux notes les divers organes producteurs suivants'" : sa vient de la gorge; ri.