‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 490 sur 1158 · Ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Ouvr. cité, p

7. N.-c, XXVIll, 36-38, p. 32-34 et 61-63 de notre édition. Comp. ch. VIII, p. 371.

Les 7 notes pures. — Les 7 notes de la gamme sont pures ou naturelles [nidd/ias], quand elles possèdent toutes leur çriUis, c'est-à-dire quand elles occupent dans l'échelle leur place naturelle, quand elles sont séparées les unes des autres par le nombre exact de crutis que l'acoustique hindoue leur a affecté. Ce sont celles dont il a été question jusqu'ici.

Les notes altérées. — Mais il peut être nécessaire de modifier les intervalles qui séparent ainsi les sept notes les unes des autres, pour éviter la monotonie résultant d'une musique qui ne serait fondée que sur une seule gamme toujours la même. Si on dispose autrement les notes de la gamme diatonique sur les 22 degrés de l'octave, on obtient des sons différenls des précédents, des sons altérés. Ces altérations, qui correspondent à nos dièses et à nos bémols, et qui dans la musique hindoue, où il ne parait pas y avoir de changement de tons, donnent simplement naissance à différents modes de la gamme, sont plus ou moins nombreuses suivant les systèmes.

Théorie de Bharata^ — Les notes qui ont subi un pareil déplacement sont dites intercalaires (antarasvaras) dans le 'Sâlija-ahtra; elles sont intermédiaires entre deux notes naturelles, entre lesquelles elles jouent le même rôle que la période intermédiaire qui sépare l'une de l'autre deux saisons; elles sont communes à l'une et à l'autre (sâdhâmna-kritas] ; et, du fait qu'elles n'en sont séparées que par un intervalle réduit, on les appelle encore kâkalï (extrême ténuité) ou kaiçika (de l'épaisseur d'un cheveu). Bharata n'indique que deux sàdhdranas des notes.

Supposons ni augmenté de 2 çnttis : il n'est plus ni, il n'est pas davantage sa, il constitue un son intermédiaire entre eux; on dit, dans ce cas, que ni est kiikali. De même ga, placé sur une çruti intermédiaire entre ç/a et ma, prend le nom d'antara.

Système de Çàrngadeva, etc.*. — Dans le système postérieur du Samglta-ratadkara (et du Samg'ita-darpana qui se borne en général à le copier), le nombre des altérations de notes s'élève à 12, et on dit qu'il y a 12 notes altérées (vikritas), ce qui, avec les 7 notes naturelles {çuddhasj, donnerait au total 19 notes'. Mais, en serrant de plus prés cette théorie, on constate, comme nous allons le voir, qu'en réalité les 12 altérations prétendues ne donnent naissance qu'à 7 sons nouveaux. La question est importante, puisque ce sont ces notes altérées qui, par leur position ditîérenle dans l'échelle complète, serviront à former les divers modes du système; aussi devonsnous l'examiner avec quelques détails, en suivant pas à pas l'exposé classique de la formation des notes vikritas, que reproduisent successivement le Samglta-ratnàkara, le Samgita-darpana et le Rdga-vibodha^o.

Le tableau suivant, qui indique, avec les dénominations nouvelles qui en résultent pour les notes, les 12 altérations, permettra de mieux comprendre cette démonstration.

8. Samg.-ratn., I, m, 43-47 ; Samg.-darp., 1, 59-64. Comp. Râgavib., I, p. 19-20. — Voir plus loin. ch. VIII, p. 371.

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