‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 496 sur 1158 · Comp. cil. lit. Période védique, p. 2S · texte numérisé non relu

Comp. cil. lit. Période védique, p. 2S

4. N.-ç., XXVIIl, 25-20, p, 2S-21 et 57-58 de notre édition; Samrj.rain., 1,'iv, 1-8; Samg.-Uarp., 70-78; ttàga-mb., I, 39-41, p, 28-29; Samg.-pdrij . , 97-102.

5. L'hypolhëse avait df-ja Hé dmise par Bohion iDas Alte Indien, 1830, t, II, p. 193-6) et par lienfcy (art, Iwlien dans V Encyclopédie H'Ersch et Ijriibcr. p. 299). Notre Ramme occidentale nous serait venue de l'Inde, par l'inlermiidiaire des Arabes et des Persans. (V. A, Webcr,

chelle musicale à la façon des habitants dans un village.

Le prof. A. Weber croit pouvoir faire dériver de ce mot sanscrit grdma (devenu en pràcril gaina] le français .gnmmeell'anglaisg'OMiîif, empruntés au gaimna de Guid'Arezzo,elyvoiluntémoignage direct de rori;;ine hindoue de notre échelle européenne à sept notes^.

Les trois gammes théoriques. — Le Ndtya-rdstra ne connaît que deux formes-types de la gamme, shadja-grdma et madhyama-grâma, à côté desquelles certains théoriciens postérieurs indiquent une troisième forme ou mode, appelée gdndhàra- grdma, qu'on trouve citée dans la littérature sanscrite (notamment dans le Pancalantra et le Markandeya-Purâna, etc.|. Ils l'attribuent au musicien mythique -Nàrada, en donnent la définition, mais ajoutent aussitôt qu'elle est usitée seulement dans le paradis d'Indra et n'a pas son emploi sur terre. Elle n'a donc et parait n'avoir jamais eu qu'une existence et qu'une valeur théoriques '. On n'en trouve plus mention dans le Rdga-i'ibodha de Sonia, qui ne s'embarrasse pas de tout l'attirail mythologique, conservé comme à plaisir par ses prédécesseurs. Leur caractère de chef de grdma, si l'on peut dire, c'est-à-dire de tonique d'une forme de gamme, sa et ma le doivent à leur prédominance sur les autres notes'. Mais, en raison sans doute de la faible différence qui les distingue l'une de l'autre, la tendance s'est de plus en plus généralisée de ne plus considérer qu'une seule gammetype (s/iaf//((-j/)'(îm«|, point de départ des nombreuses variétés de modes qui en découlent». Nous n'en reproduisons pas moins, d'après les textes, les définitions des 3 gritiiias, — que le tableau ci-dessous, où les notes ont été placées, conformément aux indications formelles de la théorie', sur la dernière de leurs çrutis, permettra de comprendre aisément.

Ind. Lit, Geschichie, 2» éd., p. 291 et 367, cl Indische Slreifen, t III, p. 544, Comp. Public 0/)iViio»... publié par S, M. Tagore, Supplément, p. 12.)

G. Signalons seulement en passant l'attribution fantaisiste aux trois formes de la gamme des divinîlés (Bralmiâ, Vishnu, Çiva), leur rCpartilion entre les saisons de launée et les diverses parties du jour, etc. \Sa»ir/.-raln., 1, iv, 8-9).

Page 1