Aho Bala, Sani//.-/)<ir(/., 221-S
9. Cette classification des oclaTes diffère de celle que nous avons vue
Nous ne pouvons songer à les suivre dans leurs minutieuses compilations, et nous bornerons à donner quelques exemples à'alamkdras, qui en feront suffisamment connaître le caractère et l'objet.
i" Type des sthdyi-varnas. — Le slhàyi-varna, nous l'avons vu, est la répétition d'une même note, mais qui peut d'une octave inférieure {mandru) monter à l'octave supérieure [tdra]^. Pour indiquer que la note doit être exécutée à l'octave inférieure, on la surmonte d'un point ibindu], tandis que l'octave supérieure est figurée par un petit trait vertical {itrdhvartikhd) placé de même au-dessus de la note. Celte explication suffit pour permettre de comprendre les exemples d'ahimkdras suivants'" ;
Exemple de pnisannd-'di Jes deux premières notes à l'octave inférieure) : sa sa sa.
Ex. de prasannd-'nta (les deux premières à l'octave supérieure) : su su sa [ou sa sa sa, d'après le Ildgavibodha, I, p. 42].
Ex. de prastdi-a : sdrisd, su gamasâ, sa padhani sd, etc.
2° Type de V drohin. —
Kx. de bindu : sdsdsà ri gdgdgd ma pdpdpâ dha ninini.
Ex. de hasila : sd rir'i gdgdgd mdmdmdmd pdpdpdpdpd dhddltddliddhddliddhd ntnln'tnininini.
Ex. d'dkshipla : sagd gapdpani.
3° Type de l'avdrohin. —
Les mêmes, dans l'ordre inverse.
4" Type du samcdrin. —
Ex. de prasldra : saijd rimd gapd madlid pant.
Ex. de jjrasdda : sarisd riguri gamagn mapamâ padhapd dhanidhd.
Ex. d'udghatila : saripamagari rigadhapamagd gamanidhapumd.
Ex. de humkdra : sarisd sarigarisd sarigamagarisd sarigamapamagarisd sarigamapadhapamagarisd sarigamapadhanidUapamagarisd.
Ex. de hrddamdna : sagarisd rimagarl gapamagd madhapaind panidhapd.
Le rytiinie et la mesure
La mesure du temps musical est soumise, dans l'Inde, à des règles nombreuses et précises, qui varient suivant les époques, les régions et les auleurs. La théorie nous en parait d'autant plus compliquée, qu'elle dilTère à beaucoup d'égards de celle à laquelle nous a habitués notre musique moderne. Non seulement le rythme de temps, consistant dans la symétrie des durées et des mouvements, nous surprend par sa complexité et la variété de ses formes, mais le rythme de phrases, consistant dans la symétrie ou dans une certaine proportion observée dans la disposition, dans le nombre et dans l'étendue des membres et des périodes, nous y apparaît comme inexistant et défectueux, par suite de son caractère
précédenimenl et est particulière â la pratique dos i-arnà-'latnkdras (Comp. N.-ç., XXIX, 54; Sumg.-rntn., I, vi, 7, 8; lîdi/a-vib., i, oS- 50 ; Sawg.-pàriJ., 225). Ici, dit le Samijitu-ratnûlcara, I. vi, 7, le »i(indra, c'est la première note d'une marchand; cette note portée à l'octave, c'est le tfira. Il n'y a donc pour les agréments que deux orlaves usitées : l'infcricurc, la prcmii-re, (pii peut correspondre aussi Lii-n à l'octave moyenne [rnadlit/a] qu'arortave grave (mniulrm, et la seconde, la supérieure, qui, suivant le point de d^'part, peut aussi bien ôtre l'octave du milieu que l'octave aiguë {tara) de la théorie commune (V. Jtàija-vib.. l. p. 41. Comment.)
1 0. Ajoutons que, si la sv llabc, signe de la noie, est marquée longue, elle vaut 1 laghit et correspond â une iroche ; si, au contraire, elle est brève, elle correspond à une iloub/c croche. Il sera aiusi fatùle de traduire à l'ouropéenne cette notation hindoue.
UISTOIHE DE LA MUSIQUE
INDE 2!t7
iiTi^jIulior, par suite il'iin eiirh.iiiicineiit des membres de la phrase souvent coiilraiio à notre procédé <li' coupe uiiiloriMe.
Distinction entre la doctrine classique et les coutumes populaires. — .Ndus trouvons encore, à la base de la lluoiie i \ tliiui(|iie de l'Inde, la distinction haliituelle entre la inélhode classique [iiuirga) — telle que la consif,'na le tnylliii|ne Hliarata dans son Traité sur te tliédtre, telle que continuèrent à l'enseigner la plupart des techniciens postérieurs — et les coutumes populaires \deri). C'est le premier système qui retiendra d'abord et surtout notre attention.
1" Les mesures ou rythmes classiques.
Définition du tâla. — Les Hindous battaient la mesure avec la main [lula) et employaient encore, pour marquer les temps, le jeu des cymbales (tâla); c'est là l'orif^ine ilc la dénomination de tdla appliquée à la fois au rythme et à la mesure. La signilication de ce mot est donc comple.xe. On l'emploie : fdans le sens de battement de la mesure, comme nous le verrons plus bas, quand il sera question des tàlas avec bruit ou sans bruit; 2» dans le sens de mesure', c'est-à-dire de divisions du temps musical entre des larves renfermant un ceitain nombre d'unités de temps ; 3° dans le sens de rijthme, quand il dési;,'ne des groupements ou combinaisons de mesures, qui peuvent comprendre des membres de 2, 3, 4, 6, etc. paila-bhâgas ou divisions, suivant que ce que nous appellerons le rythme est binaire, ternaire, quaternaire ou sénaire.
Unité de mesure ou temps. — L'unité de mesure est la kala, division, portion {lemps\, appelée encore plus communément («(iïnj-. Tandis que, dans l'acception générale et commune, la durée de la kald ou de la màtrà est considérée comme valant un clignement d'oeil [uimesha], ou encore une pulsation; tandis que, pour la métrique, le mol signifie le moment prosodique représenté par une syllabe brève « ■^ »; — en musique, la durée de l'unité de temps {kald-kàla ou kald-mdtrd) correspond à cinq clignements' ou pulsations, ou encore à la durée d'articulation de cinq syllabes brèves {laijhv-aksharo-'ccdra-mitd)''. Cette durée de cinq syllalies, ou unité de temps, est celle du mouvement (Uiya) moyen, opposé aux mouvements rapide et lent, comme nous le verrons plus loin. Donc, le chant a sa mesure propre, variable suivant le tempo, et n'est pas uniquement soumis au.\ lois du mètre poétique.
Les signes de durée. — L'unité de temps-type (md- <raj, correspondant à cinq syllabes brèves, est appelée laghu (=: tevis, bréiei et se représente par le signe « I ", que nous pouvons traduire par notre croche
« • ». Les techniciens musicaux ont emprunté aux grammairiens et aux métriciens deux autres signes,
1. Le mot a le sens de mesure i peu près exclusivement dans la coutume populaire ; dans la doctrine classique, il d(îsigne un certain nombre de mesures.
2. Dans le Sanv/ita-ralnd/cara, la Jtidtrd di^signe l'unité de temps, et la kald la mesure (V, 16), composée d'un ccrtaiu uombre de indtrds ou tenijis. Nous verrons plus loin que dans les deçi-tàlas l'unité de temps peut varier.
3. -V.-ç., X.V.Kl, 1-3 ; » Cinq nimeshas (oat. dans la mesure de temps relative au cliant [gita-knla}, un intervalle de kald {katd-'titara). n
4. Samg.-ratn., V, 16. — .\u dire de Biaserna tLe Son et ta Mitsigue, p. 37). « l'expérience enseigne qu'eu une seconde on prononce en moyenne cinq svUabes... o