‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 503 sur 1158 · N.-ç., X.X.Vl, 5-6; Samrj.-ratn., I, vu · texte numérisé non relu

N.-ç., X.X.Vl, 5-6; Samrj.-ratn., I, vu

7. Comparer ce que nous avons dit. au rh. IIl. p. 2S4, des mouvements des doigts et des mains dans la théorie védique.

l'un <c .J » appelé ijuru {=: gravis, longue) et valant 2 laghus, c'csl-à-diie dix syllabes brèves, que nous

rendrons par noire noire « • »; l'autre « i " appelé ptuta (renforcée, allongée) et valant 3 laghus, c'est-àdire quinze syllabes brèves, que nous pouvons transcrire par une noire pointée « #• ». Ce sont les trois seuls signes de durée employé? dans la méthode que nous avons appelée classique

Les quatre manières ou mârgas. — Le nombre des temps d'une mesure varie suivant le mdrga ou la manière, qui est de 4 sortes"', parfois réduites à 3 par suppression de la première''. Dans la 1", dkruvamdrga, la mesure est de 1 mdtrd ou mdtrikd (=: 'à voyelles brèves), par conséijuent à 1 temps; dans la 2", citra, la mesure est de 2 mdtrds, c'est-à-diie à 2 temps; dans la 3», vdrtika, de 4 mdtrds. ou à 4 temps ; dans la 4", dnkshina, de 8 mdtrds ou à 8 temiis. Il y a lieu de bien tenir compte des trois manières b^s plus importantes, citra, vdrtika et dnkshina, que nous retrouverons à chaque pas en poursuivant l'exposé de la technitpie hindoue.

Les deux sortes de battement de la mesure. — La façon dont les Hindous ballaient la mesure parait assez compliquée : non seulement les mains battaient et les cymbales marquaient le temps, mais l'actîon des doigts et des mains entrait encore en jeu; leurs mouvements et leurs figures avaient des significations précises''. Dans les exécutions musicales, le chef d'orchestre, ou plus exactement le premier chanteur, indiquait, tout en chantant, la mesure par une gymnastique appropriée des mains et des doigts, tandis qu'un second tenait les cymbales et lui prêtait son concours pour parer à toute négligence et éviter toute faute*. 11 y avait deux sortes de battement de la mesure {tdla \: le battement sans bruit inihçabda) et le battement arec tria'; \i-abdavant, sa-rabda]''.

Les quatre mouvements dans le battement sans bruit'". — Le battement sans bruit comportait 4 mouvements des mains ou figures :

1° Dans ïdvdpa, la main est à plat (la paume en dessus), les doigts repliés; 2'= dans le nishkrdma, la paume est en dessous, les doigts allongés; 3° dans le vikshepa, la main est dirigée à droite, la paume j en dessus, les doigts allongés ; 4° dans le praveça, la I paume est en dessous, les doigts repliés. Xous verrons plus loin" quelle main et quels doigts concourent, suivant les cas, à l'exécution de ces 4 ligures ou mouvements. Ouand on veut indiquer le jeu des mains et des doigts dans la notation rythmique, on se sert de la syllabe initiale de chacun de ces termes dvdpa, niskhrdma, vikshepa et praveça : d, ni, vi,pra, et on les place, comme nous le verrons, sous les signes de durée composant la mesure.

8. Sami/.-ratn., V. 4. — En général, remarque M. A. Gevaert (ouvr. cité, t. 11. p. ià). les modernes ont coutume de marquer la mesure par des mouvomeuts isochrones de la main, dirigés vers le bas et vers le haut, souvent avissi à gauche et à droite. Les anciens se servaient égalctuenl de la main, soit en produisant des mouvements analogues aux nôtres, — l'hégémon battait ainsi la mesure en tôte de son chœur (Comp. .\ristote, Problèmes, \\\, -2), — soit en faisant claquer les doigts, conformément à un usage encore en vigueur chez les populations de l'Europe méridionale {sti'epitus digitorum, pollicis sonor). Ln Espagne, le crépitement des doigts remplace souvent les castagnettes. Horace se représente lui-même battant ainsi la mesure : « Jeunes filles et garçons, suivez la mesure lesbienne (c'est-à-dire le rythme sapphique)et le claquement de mon pouce IpoUicis ictinn], n Odes,l\ , 6.

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