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Samg.-ratn., V, 19, Comment

Les quatre modes de battement avec bruit'. —

Le battement avec bruit comportait de même 4 modes de frapper : 1" dltntva-pàla, frappé de la main, en faisant un bruit produit par le claquement du pouce avec l'index iciiotikd-çabda); 2° çamyd-pàta, frappé de la main droite; 3° tdia-pâta, frappé de la main gauche; i" sainnipdta, frappé des deux mains. Les frappés de la mesure s'indiquent également, dans la notation, à l'aide des syllabes initiales ra, td, sam (le frappé dhriiva n'est pas communément usitéi, qui se combinent avec les signes du battement sans bruit, pour maïquer la mesure des formes de rythmes doubles et quadruples-.

Les modes de battement suivant les quatre mârgas^. — Pour exposer complètement la théorie du battement de la mesure, nous devons encore indiquer, bien que le renseignement ne s'applique qu'aux gîtis, les 8 façons de désigner chacun des temps des mesures à 1, 2, 4, 8 temps que comportent les 4 manières ou mdrgas : l" dhriivakà, se fait avec bruit (c'est probablement le dhruva-pdta, le premier des 4 modes de battement avec bruit); 2° sarpbù, la main est dirigée à gauche; 3° krishnd, à droite; 4° padmin'i, en bas; 5° visarjitd, en dehors (?); 6° vikshiplà, la main est seirée; 1° paldkd, dirigée en haut; 8° patitd, frappé de la main.

Dans la manière dhruvn (à 1 temps ou màtrd) , on emploie la figure dhruvakd, c'est-à-dire la 1"=; dans la manière citra, la 1" et la dernière; dans la manière vihiika, la l'S la 2=, la 7= et la 8^; dans la manière dakshina (à 8 temps), les 8 figures.

Le Samglta-ralndkara ajoute'" que ces 8 façons, auxquelles il donne également le nom de mdlrd, servent uniquement pour les modes de battement avec bruit, dhnaa-pdta, etc.

Distinction de la mesure et du rythme. — Par

le mot tiila la lechniiiue cla<tsique désigne non pas la mesure, mais le rythme. C'est la kald qui répond à ce que nous nommons une mesure; mais ce terme est encore pris dans un autre sens : dans l'acception que lui donne Çàrngadeva, c'est-à-dire dans l'exposé qui va suivre, la kald simple vaut non plus une note brève, mais une longue °. En même temps qu'il désigne la mesure, il est donc encore synonyme de guru, note longue, c'est-à-dire de temps double. Le temps simple,

l'unité de temps, est la mdlrd \» ), équivalant à une note brève ou laghu. Cette mise au point du sens véritable des termes techniques que nous aurons à utiliser par la suite est indispensable.

Les trois formes que peut revêtir le tâla. — Chaque tdla peut revêtir 3 formes dilférentes :

i" La forme simple, yathd-'ksliara ou syllabiqiie, c'est-à-dire fondée sur la disposition des valeurs de durée, longues, brèves, etc., qu'on appelle encore eka-kala, parce qu'elle procède par une seule kald. par une longue*. Cette forme simple correspond à la manière (mdrga) dira, où la mesure est binaire, à 2 temps brefs, à 2 tndlrds (= i kalà^ i longues

2 brèves); c'est une sorte de ^;

2° La forme double, dvl-kala, qui procède par groupes ou pdda-bhdgas de 2 kalds. Elle correspond

à la manière vdrtika, où la mesure est quaternaire,

à 4 temps valant chacun 1 laghu (sorte de^l;

3° La forme quadruple, catush-kala, procédant par

groupes de 4 kal'is. C'est la manière dak.'ihhxa. où la

mesure est à 8 temps brefs, valant chacun 1 croche

I sorte de -i.

Les 5 espèces principales de rythmes du système classique''. — Le système classique admettait o espèces principales de rythmes : 1° le rythme quaternaire-type {caturasra) , désigné par le terme caccatputa; 2° le rythme ternaire-type (tryasra), appelé cocaputa; — surlesqueispeuvent être considérées comme fondées les 3 autres espèces; 3° le rythme sénaire, shatpildputra ; 4" et o° le rythme pancapdni, sous ses deux formes : udghalta (4'! et sampakkeshldka {'6').

Chacun de ces o rythmes peut, comme nous l'avons dit plus haut, se présenter sous les 3 formes eka-kala ou yathd-'kshara, dvi-kala et catmh-kala. Dans les e.\emples que nous en donnons, nous joignons à la notation rythmique, traduite en laghus (I), guras (,J) elplulas (s), la notation des signes combinés des deux battements sans bruit et avec bruit : d, ni, vi, pra et ça, ta, sam^.

i" Rythme caccatputa. — C'est un rythme quaternaire, c'est-à-dire composé de 4 mesures, chacune de 2, 4 ou 8 temps imdlrds), selon la forme sous laquelle il est donné. On l'appelle encore pair iyugma).

a\ Forme simple. ■ — La forme simple ou syllabique se compose de 2 gurus, 1 laghu et 1 pluta, soit, en tout, 8 mdlrds; sa notation est la suivante :

sara ça ta ça

le battement peut varier encore selon que cette forme s'emploie : 1° dans les chants dsdrilas, 2° dans les chants pdnikas''.

ça ta ça ti tl ça ta ça

b] Forme double. — 4 groupes ou mesures de 4 temps chacune :

ni ça ni ta ça pra ni sam

c) Forme quadruple.

8 temps chacune :

à ni vi ça à ni vi ta

"nnnnrjjin

4 groupes ou mesures de

à ça vi pra

H ni vi sam

= /] jj."/

-'répélé 4 fois).

Battement de la forme double on quadruple des rythmes quaternaire, etc. — Pour pouvoir traduire la formule de battement des formes doubles et quadruples, il est nécessaire de compléter maintenant nos précédentes définitions du battement sans bruit, en indiquant quelle main et quels doigts concourent à l'exécution'". Dans chacune des mesures de ces deux formes interviennent les deux modes de battement sans bruit et avec bruit. La théorie veut qu'on batte sans bruit avec la main qui, dans la même mesure, fait le battement avec bruit. Ainsi, c'est la droite

ti. Samg.-ratn., V, 18, Comment.

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