N.-ç., XXVIII
19. Samg.-ratn., 1, \ii, 6. Voir k ce sujet le ch. III, p. 281.
HISTOIRE DE LA Mf'SIOIE
TABLEAT DKS ÉI.ÉMEMS UES IS JÀTI>;
sons SUPPRIMÉIS
S0TI3 SCPPRIDÉES
NOM
MI^RCHANÂ
itchelle à (i Dotes)
(Échelle i j oolesl
DES JATIS
(ainta, graha)
(nvAsa)
(apanyaâa)
sbldiTi
amliu
sh^ldji
sa i.-araa padha
sa
gapa
ullarAvatà
ni
Arshabh!
ri dha ni
ri
ri dha ni
çuddhashadj:\
sapa
gindhiri *
sa ga ma pa m
pa
sapa
pauravi
ri
ri dha
madhvamA *
sa rimapa dha
ma
sa ri ma pa dha
kalopanatA
gani
pancami '
ri pa
pa
ri pa ni
kalopanatâ
ga
gani
dhaivatî
ri dha
dha
ri ma dha
abbiruilgatA
pa
sapa
naishldi
sa ga ni
ni
saga m
abbirudgatù
pa
sapa
sbadjakaiciki shadjodicvavii
sagapa
sa qiadtaani
sapa ni sa dha
ma
açvakranU
ri
ri dha
shadjamailhvam:\
sari ga ma padha ni
sa ma
sariga ma padha ni
matsarikrità
ni
gani
ti
HindhJrodicvaTi '
sa ma
ma
sa dha
pauravi
rakiagàndhùri *
sa ga ma pa ni
Ra
ga
kalopanatSi
ri
ri dha
kaiciki *
sa ga ma pa dha ni
pa pa ni
sa ga ma pa dba ni
biriniçvi
ri
ri dha
It
madhvamodicvavà '
pa
ma
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sauviri
kârmâravi '
ri padha ni
pa
ri padha ni
çuddhamadhyà
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pa
ga
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hiriniçTi
ândhri *
n SSL pa ni
ri ga pa ni
sauviri
sa
nandayantî *
pa
ga
ma pa
hirinàçTà
sa
Nola. — Les jâtis marf
uêes d'un aslérisque s
ont en mo
de madhtitimn .
Les cantilènes composées par Çàrngadeva (treizième siècle apr. J.-C). — H ne fallait pas songer à épuiser, dans ces quelques pages, l'étude de la jâli : tout l'espace qui nous esl imparti n'y suflirait pas. Mais l'importance accordée à celle forme classique de la mélodie est telle, pour l'époque qui nous occupe, — c'est des j(ifi's que dériveront plus tard les nombreux types qui reçurent le nom de ràqas, — qu'il nous parait indispensable, à défaut d'une exposition plus complète des règles qui présidaient à la composition de chacun de ces types étudié en particulier, d'en reproduire quelques spécimens, simplement et textuellement transcrits, pour la première fois, d'après la notation hindoue.
Le savant poète et musicien qui écrivait il y a environ 700 ans, Çàrngadeva, a composé sur les iSji'iiis un nombre égal de cantilènes qui, en faisant ressortir leurs caractères distinctifs, nous montrent comment de la théorie on pouvait passer à la pratique. Ces airs, intercalés dans son traité sur la musique, le Samgita-ratndkara'. sont ainsi parvenus jusqu'à nous, et nous avons la bonne fortune de pouvoir en faire bénéficier notre Etude. Non seulement ils offrent, en raison de l'époque relativement ancienne à laquelle ils ont été composés, un très grand intérêt, mais ils ont encore un cachet artistique indéniable, et témoignent d'une remarquable élévation de pensée musicale.
Ce sont, comme nous l'avons dit, des cantilènes, toutes consacrées à la louange du dieu Çiva, mais qui, écrites ou non pour la scène, pouvaient trouver leur emploi dans les parties chantées des productions du théâtre hindou. Des 18 œuvres du môùtre, nous en reproduisons 8, composées sur les types shddji (l'"), àrshahhi (2°), gdndhàri (3'), madhyamd (4«), naishddi {~°),shadjodkijaid (9=), dnrf/in' (17'=) et nandayanli (18«).
1" Cantilène du type shàdji. — Avant de reproduire le premier de ces eanliques, nous allons, en reprenant certains points de la théorie musicale précédemment exposée, étudier exceptionnellement les règles de sa structure , d'une façon assez complète pour permettre, non seulement de saisir la nature de
celte forme mélodique particulière, mais encore de se faire, par cet exemple, une idée générale, peut-èfre plus précise, du caractère et des lois de la musique hindoue.
La théorie de la jàti shàdji-. — La. jâti shddj'i est formée sur le mode shalji.i. La tonique, en même temps dominante et initiale, peut être l'une des 5 noies sa (do\ ga (mi-.), ma (fai, pa (sol), ou dha (la), au choix du compositeur. La finale est toujours sa ido).
Quand la jdti esl établie sur une échelle à 6 notes, c'est ni (sir>) qui est supprimé; mais nî ne disparait pas si le choix de la tonique porte sur sa note consonante ga mir-l : il ne peut donc y avoir, dans l'échelle à 6 notes, que l'une ou l'autre des 4 toniques srt, ma, pa, dha. Cette jdti n'est jamais établie sur une échelle à o notes : elle ne peut être que sampùrna ou shddava.
Quand l'échelle est complète, la jdti peut être lihrita, c'est-à-dire altérée dans un ou plusieurs à la fois de 4 de ses éléments là l'exclusion du nydsa) : graha, amça, apanydsa, sampïirnatva ; et ni peut devenir kdkali, c'est-à-dire augmenté de 2 çrutis (=si ; dans ce cas on a affaire au rdga vdrali.
Après la tonique, bien entendu, il y a fréquence d'emploi {bahutvat pour ga (mir-).
Les intervalles communément employés {samgati, samcara) sont ceux de tierce ou de sixte. On va de sa (do) à ga imif) et à dha (la), et inversement. Ex. : sa ga sa ga sa dha (do mi :• do mi r> do laj, ou ga sa ga sa dha sa (mi ^ do mi f do la do).
Les gammes, ou exercices de vocalises, se feront dans la miirchanà ultardyatd, sous la forme dha ni sa ri ga ma pa (la si :• do ré mi -> fa sol) et pa ma ga ri sa ni dha [sol fa mir- ré do si.-> la).
Quant au rythme employé, c'est le tdla pancapàni. d'ordre sénaire, qui peut être utilisé sous une de ses 3 formes simple, double ou quadruple. Dans l'exemple ci-dessous, l'auteur a fait choix de la manière dakshina, comme du reste pour les 18 spécimens de jdlis qu'il donne. Cela revient à dire que nous avons affaire à un tàla de la forme quadruple, c'est-à-dire dont la mesure se compose de 4 longues ou 8 temps
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