Voir chap. IV, p. 290 et suiv
Un peut liailuiie les liiilfies de ce tableau parles signes correspondaiils des durées de temps. Ainsi la jiili cdlurrisni du (lliniid-liihi. par exemple, s'écrira « lOII « ou i, 2, 4, 4, et se jouera aussi bien (en intervertissant l'ordre des chiffres ou séries de battements) 2, 4, 4, 4, ou 4, 4, 2, 4, ou 4, 4, 4, 2, ou même 6, 4, 4 {bien que cette dernière disposition soit tliéoriquement défectueuse;.
Les particularités du battement '''. — L'adaptation d'un Icilii à un air s'appelle (jnilui et présente 4 cas :
l" sdiim : le l" battement du tàla tombe sur la i" note de l'air;
2° aiuujntn : l'air commence après le 1" battement, qui toinlie sur un temps vide;
3° aliyilii ." le tàla continue après la fin du morceau, et le dernier battement tombe alors sur une pause;
4° virlu'uiiii : tout ras différent des précédents; par exemple, quand le battenieiil tombe sur une note liée à la précéilente et coninieneant une barre.
Les barres ou divisions rythmiques'. — Les barres (ijilolali(\ ne divisent pas, comme dans la musique européenne, la mélodie en mesures d'une durée égale; ces divisions marquent la fin d'une phrase ou
d'un membre de phrase, par un trait vertical « | »
ou horizontal " >•, au gré du compositeur. X\a.
fin des périodes soumises a la répétition, ces barres sont doubles « || » ou u =: »; de même à la fin du morceau, qu'on peut encore indiquer parle signe,
s, de la fleur de lotus OC^ ou
par le signe
que nous connaissons,
La notation. — II n'y a pas, du reste, pour la notation, de re^;le fixe; chaque auleur suit la mélhode de son choix. Généialenient on n'emploie pas de portée, jamais d'armature. Les notes, placées sur une seule ligne, sont surmontées ou souscrites d'un petit trait ou d'un point, parfois de plusieurs, pour l'indication des octaves [stliàyis], qui sont toujours, en théorie, au nombre de 3, bien que certains instruments, comme le luth {v'ind), aient parfois une étendue de prés de 4 octaves.
Système du Bengale. — Un musicien contemporain, du lieiigale, le professeur Ksbetra Mohana Gosvami", a essayé de faire adopter une notation sur 3 lignes, chacune correspondant à une octave; mais l'ancienne méthode est toujours plus communément suivie, comme suffisant aux nécessités du système national hindou.
Désignation des dièses et des bémols'. — Toutefois, dans la pratique moderne, on a senti le besoin de ne plus s'en tenir aux seules indications de la théorie, pour apprendre à reconnaître les notes baissées ou élevées des nombreux modes dans lesquels
2. Notre traduction de la valeur de durée des notes n'est qu'approximati\c ; dans le 1"^ cas le signe dirijha indique seulement que la note est longue; dans le i' cas, le signe votu la rend brève (Day, omr. cité. p. 36).
3. Conip. ch. IV, p. 2ÎC et 300. — Xous conservons ici, comme dans le cours de ce chapitre, l'orthographe barbare donnée par le cap. Day (V. ouvi: cité, p. 36l.