Day, outir. cité, p
de la manière de le tenir et de l'accord, c'est la présence ici de deux grosses gourdes, dont l'une remplace la caisse sonore, ou corps creux, précédemment décrit, et qui servent toutes deux à renforcer le son.
Les dimensions de l'instrument n'ont rien de fixe et varient suivant les spécimens; celles que donnent
4. Day, ouvr. cité, p. 109-1 10 ; Maliillon. oiur. cité, t. I. p. 142, n» 78.
5. Réimprimée dans la publication de S. M. Tagorc, Bindu Music..., p. 191-198.
' Extrait de l'ouvrage du cap. C.-R. Day, arec l'autorisatioa spéciale de la maison Kovello et C".
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOSXAIRE PU CO.VSEnVATniRE
les divers ouvrages ne peuvent donc que servir d'indication approximative. D'après le cap. Day (p. 109), la longueur totale moyenne est de l'^JO; les gourdes, ordinairement très grandes (0",3o de diamètre), sont lixées au-dessous du manche, la l'*; à 0™,2b du sommet, la i" à 0'",90; les deux extrémités du bambou dépassent donc les gourdes, d'un côté pour le cbevillier, armé de grosses chevilles de bois à tète ronde, de l'autre pour l'attache des cordes. Le manche proprement dit a 0™,5o de long sur 0™,07.ï de large; les touches, variant de 19 à 22, y sont fixées, comme dans la r'imi du Sud, à des iutervalles d'un demi-ton ;
elles s'élèvent progressivement au-dessus du manche, dont la première (à partir du sillet) est séparée par un espace vide de 0",003, tandis que la dernière en est à O'°,022 : leur échelle présente donc une assez forte déclivité.
Les cordes sont au nombre de 7, dont 4 passent sur les touches; il y a 2 cordes latérales à gauche (l'instrument tenu en mains face au lecteur) et 1 à droite (côté gauche de l'artiste) ; les cordes latérales gauches et les deux plus hautes sur le manche sont ordinairement en acier, les autres en laiton ou en argent.
L'instrimient peut être accordé comme suit' :
(Droite)
ou encore,.
suivant un;
accord plus;
commup
La corde X (à droite) accordée en ga (mi) ou en Mu (la), suivant le rûga exécuté.
On voit que, par la disposition et le nombre des intervalles, î'éteudue de l'instrument est moins limitée que dans la vind du Sud.
Pour jouer (fig. 240), l'artiste pose la gourde fixée du côté du chevillier sur l'épaule gauche; l'autre passe sous le bras droit et repose sur le genou. La main gauche forme les intonations eu pressant les cordes sur les touches, le petit doigt pinçant, à l'occasion, les cordes latérales gauches. La main droite, dont les deux premiers doigts sont armés d'uu plectre de métal, s'emploie à faire vibrer les cordes.
Fig. 240. — Joueur de b!n, ou vind du Nord (Fètis, ouvr. cilé).
Le son est plutôt maigre et moins agréable que celui de la vUià du Sud, en raison de la tendance des cordes au grincement.
Dans certains instruments de cette espèce, mais non toujours, comme on l'a dit, les touches sont mobiles, et fixées au manche avec une cire molle, pour faciliter le jeu des exécutants inexpérimentés, en permettant de modifier la position des touches, et par cela même les intonations des cordes, selon le besoin^.
c) Genre sitàr. — H y a toute une série d'instruments, différents de forme et de grandeur et relati-
1. Day. ouvr. cité, pagi^ llil. M. Maliitlon (p. 142) donne, d'après le Yantra-kosha de S. M. Tagore (p. 3-10), un accord quoique peu difî6rent.