I. V. plus haut, p
». Comp. Ràjendralàla Mitra, Indo-Aryans, t. I, p. 233, vigneUc n" 92, d'après Forgusson. Comp. plus haut, p. 340.^ 3. MaUillon, ouvr. cité, n" 77, p. 141.
in?trument de qualité meilleure et de dimensions plus grandes que celles de l'instrument ordinaire. On en joue avec 2 plectres de métal fixés au bout des doigts. Sa capacité est supérieure à ce qu'on pourrait supposer. L'exécutant tient de la main gauche un anneau de fer, à la façon d'un disque, qui, appliqué sur les cordes, agit comme ferait un sillet et permet de produire toutes sortes de fioritures. La tension des cordes, exécutée à l'aide d'une clef agissant sur des chevilles, est généralemenl très grande. Le .'<on, agréable et doux, rappelle assez celui du clavecin, avec plus de force et un nasillement plus prononcé. On entend rarement jouer du svara-mandala, à cause de son grand prix et de l'extrême difficulté d'une bonne exécution.
3° Santir°. — Le santir hindou, également assez rare, a un bien plus grand nombre de cordes que le précédent, et c'est ordinairement avec 2 baguettes recouvertes de cuir ou de feutre qu'on frappe les cordes.
Ces formes indiennes ne dilfèrent pas beaucoup des instruments analogues connus dans l'Afghanistan, la Turquie, la Perse, l'Egypte et l'Arabie, prototypes du psaltérion du moyen âge.
D'après la description que donne du kânun M. Mahillon, la caisse, plate, a la forme d'un trapèze (haut, du trapèze : 0™, 47; largeurde la grande base : 0", 9S; de la petite : 0", 67), el les instruments les plus complets possèdent 36 cordes, qui fournissent une étendue diatonique de 3 octaves.
4° Kshudra-kâtyâyana-vînâ'^. — La petite [kshudra ou khudra) kiitijiiynna-vînâ du Musée de Bruxelles n'a que 18 cordes d'acier, aboutissant à autant de chevilles à tête carrée, au haut de l'instrument. La caisse sonore est formée de la moitié d'une gourde plate, sur les bords de laquelle est appliquée une lable de bois mince (long. : O", 50; larg. maxima de la table : 0", 36).
D. — IfiSTBUMENTS DIVEP.S
Mochanga ou guimbarde'^. — On peut rattacher à la classe tain, l'espèce de guimbarde appelée mochançia ou miiir.hang. d'un usage général dans l'Inde entière, depuis les temps anciens. L'exemplaire du Musée de Bruxelles se compose d'une tige de fer pliée en forme de fer à cheval, et d'une languette de même métal, laquelle est attachée au centre de la courbure et oscille librement entre les 2 branches de l'appareil. On place les branches entre les dents, et l'on tient l'instrument de la main gauche, tandis que l'index de la main droite met la languette en vibration; il ne donne, bien entendu, que quelques notes.