‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 611 sur 1158 · Meadows Taylor. oulv. cité, p · texte numérisé non relu

Meadows Taylor. oulv. cité, p

5. A. Barlh, Les RnUijions de l'Inde, p. 134. Un des personnages de ta Irinilé hindoue ou tnmurti, à Elephanta, est représeuté tenant on main une cloctie (Day. ouvr. cité, p. 931.

temps en temps selon le rituel. Cet usage de la cloche aux offices, commun à la plupart des religions et des socles liiiulones, parait, aussi bien que celui du chapelet, avoir été emprunté à l'Inde par l'Kgliso chrétienne, yi'.'ii-c ,'i l'intiTin<'iliaiie (b's li(jiiildhistes=.

Les musiciens mendiants des rues''. — Il existe plusieurs sortes di- mendiants des temples et des rues, tels que les Dasaris vishnoiiites, dont l'instrument préféré est un petit tambour de côté, appelé (Hiini, tels que les Andis, sorte d'outcasts çivaites, qui frappent le petit gong sciiial;alam. Les mis et les autiTs pnrl(>iit souvent un cor, et mendient leur vie en chantant ib' plaintives ballailcs au coin des rues.

Troupes de musiciens ou mêlas'. — A côté de ces mendiants isolés, il y a de véritables troupes organisées de musiciens professionnels, ou mclaa, dont le métier est de se faire entendre dans les cérémonies des temples, les quêtes, les noces et fêtes et les divers " tamàshas » des rues. Dans le sud de l'Inde, ces compagnies nomades se recrutent surtout dans une caste de barbiers telugus, appelée manijaht-vàmUu, d'où le nom donné à leur musique bruyante et discordante, où la mélodie, si l'on peut dire, est entièrement étoutîée par le cliquetis des cymbales, le bruit incessant du tambour, le bourdon perçant et prolongé (les cornemuses; et qui, remarque plaisamment le capitaine Willard, gagne à être entendue à une certaine distance.

Le nombre des instruments employés par ces penja-mctas ou patfia-melas (musiques des rues) varie beaucoup : il peut aller de 4 jusqu'à 30. Elles comprennent généralement soit i ou 2 n/hjasdras, l çrutl, 1 tambour [dltol\, une paire de cymbales \jhnnj); soit 1 miikiivinà. I flûte, 1 flageolet, 1 n-iiti et I tambour idhanki]...; mais il n'est pas rare de leur voir donner la préférence à des instruments de fabrication européenne, à de vieilles clarinettes, des flûtes et des fifres.

La musique du nâhabet*. — Une institution bien paiticiilii^re à l'Inde est celle du nàhabel (qu'on prononce ni'ihijl\. C'est une sorte de fanfare que certaines personnalités hindoues ou mabométanes, certains princes spirituels [gurus on xiàmin!<\, certains temples ou sanctuaires, ont, par privilège spécial, le droit d'attacher à leur service. Postée sur les nâhabetkhnmlii, c'est-à-dire sur les terrasses, les balcons, les tours, les portes des villes, des palais, des temples ou des forteresses, elle sonne, à heures fixes du jour et de là nuit, des airs non notés, transmis par la tradition, d'un caractère très particulier, d'un elTet sauvage, d'un charme impressionnant, surtout quand ils se font entendre au milieu du silence de la nature endormie.

Dans ses Ahi-i-Akban ivol. I, Ain 19;', Abul-Kazl donne d'intéressants renseignements sur la composition de l'orchestre du nàhabet , installé dans le palais des empereurs mongols, i^aqqarah-khanah, et sur les diverses parties de l'exécution musicale à laquelle il y était procédé. <( Autrefois, la troupe se faisait entendre quatre i/haris avant le commencement de la nuit, et de même quatre gharls avant le lever du jour; aujourd'hui, elle joue d'abord à minuit, au moment où le soleil commence son ascension, puis, la seconde fois, à l'aurore. Un .7/i«ri avant )e lever du

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