Voir cliap. IV, p
C. " Le mode mineur est un mode malade, dontcrrlains membres sont vûloulairemeni alropliiés par les musicicus, (oui comme les bor-
physiciens, est plus exacte encore dans ce système de disposition des rrufisque dans le précédent. Pour tous
licuUeurs le font pour les plantes, lorsqu'ils veulent crfcr de nouvelles variétés, plus belles à leur idée, mais assurément moins naturelles et moins roùuî^lcs... Les sons nouveaux qu'on y introduit ainsi ont une parrnlé moins directe, un rapport moins simple avec la toniquc.'son principal, d'où résulte la sensation de vague qui caractérise Ic^mode mineur ot en fait le charme un peu triste. *> [La Musique et tes MusicU'iis, p. .'»9.i ". Coinp. chap. IV, p. 293, cl voir le tableau, p. i9i.
rilSTniliE DE l.A MUSIQUE
les iiilcrvallcs l'écart csl inoiiulre d'un cnmina, saut' pour l'iiiloivalli' de sixto, oi'i il est de 1 t 4 coiiinia environ (;,'anime letiipôréel, et do 2 comiiias environ ({.'anime des pliysicieiisl. Aussi a-l-on pu, en parfaite connaissanee de cause, assimiler les deux échelles modernes hindoue et euiopéenne. « J'ai essayé vainement, disait sir W. Jones, de découvrir la plus léfière dilléreiice, dans la prali(|ue, entre l'échelle indienne et la nôtre; mais, nie déliant de l'insuflisance de mon oreille, je priai un professeur de musique allemand (raccompaf.'nersur le violon un joueur de luth hindou, qui exécutait, d'après la nuisiqne, des airs po|uilaires sur les amours de Krishna et de Itàdhà ; il m'assura que les éehelles étaient les mêmes. Plus lard, M. Shore m'a déclaré que quand un artiste indifjène chantait dans le ton de son clavecin, la série «les 7 notes hindoues hii paraissait monter comme la notre, avec une tierce diésée ii;/ a shavp thifthK »
Pour .concinre, nous estimons, jusqn'à preuve du contraire, (|ue, dans la transcription des anciens airs notés du SdiDiiiUi-riUmiliara et du Riiga-vlhodha par exemple, c'est-à-dire antérieurs au xvii» siècle, on doit employer le système classique de disposition des çriitis, et réserver la méthode moderne, si méthode moderne il )• a, ponr la transcription des mélodies modernes.
3" Richesse en modes de la musique hindoue. — Pour varier le dessin mélodique et remédier à la monotonie inévitalile d'airs calqués sur les deux seules {.çammes si peu différentes que nous venons de voir, les Hindous ont eu. comme tant d'auti'es, l'idée de modifier les intervalles de lenrs 7 notes et de les disposer autrement sur les 22 degrés de l'échelle. Ces variations successives ont donné naissance à une quantité considérable de modes (les 23 mêlas de Soma, les 12 Ihiita^i hindoustanis, les 72 échelles karnàtiqnes), où les notes ne procèdent plus seulement par intervalles de 2, 3, 4 rritlis, mais par intervalles de I, 2, 3, 4, S) et 6 çrulis, c'est-à-dire de quart de ton, de demi-ton, d'un ton et demi, etc.
Les notes ou intervalles altérés et les modes. — A côté des 7 notes naturelles prennent donc place des notes altérées, distribuées de façon dill'érente suivant les systèmes, mais toujours sur les degrés restants de l'échelle, sur certaines milis non encore occupées par les notes naturelles.
Système de Bharata. — Le JS'iitj/a-ràstra désigne ces altérations par le mot sddhàvana ([son] intermédiaire) ; il semble n'en reconnaître que deux, qui s'emploient dans les 18 types de mélodies sacrées, alors que giindlnira ou nhhàila sont augmentés : \'antura et la kiikali'-. Mais ces , /(/Os peuvent encore être composées sur des échelles à six on à cinq notes; la suppression d'une ou deux notes de la série amène une modilicalion des intervalles, et donne par suite naissance à de véritables modes, non encore dénommés et catalogués dans Bharata.
Système de Çàrngadeva. — L'école de Çàrngadeva (et de ses imitateursl reconnaît 12 notes altérées;
1. Oiivr. cité, p. 141-142. — C'est à torl qu'on a rangé sir W. Jones parmi les auteurs fuisaut, de propos d61ibrr6 {comme Fétis. ourr. cité, t. II, p. 206, noie), coïncider la gamme Iiimloue avec l'éctielle européenne fil, si, do, ;v, mi, fa, sol. La \ÏTil(^ est que sa méthode d'assimitatiou dénotait l'iiésilation : il se contredit plusieurs fois. Sauf dans ses transcri[)tions des airs de Soma, et sauf dans le tableau (p. 143) qu'il insère dans son mémoii'e, — d'après une communication de sir Francis Fowke relative â la description de la vinà, — il admettait (p. 14Î, l.'ij) la correspondance de sa à tlo. Voir chap. IV, p. 203).
î. Voir chap. IV, p. 2s8.