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mais, ciiniuic It! taisait déjà observer Soma, ces 12 altératiiiiis se réduisent en réalité à " : dans 7 cas seulement les notes dites vi'Ari/xs changent de [dace dans l'échelle et, par suite, d'intonation; elles sont alors lihiurtitf, dilVérentes. Dans les il autres cas, les noms attribués aux notes ont seuls changé, àl a suite d'une moditication toute théori(|ue dans le nombre de leurs irulis; mais la hauteur du son est restée la même''. Comme nous venons de le remarquer pour le système de Hharata, ces altérations ont pour effet de moditier les intervalles respectifs des notes de la gamme diatonique; elles donnent, en fait, naissance îi de véritables modes. Mais il tant arriver jusqu'au Mija-vilioilka (du moins dans l'état actuel de nos connaissances des textes), pour voir classer ces nombreuses variétés d'échelles et leur voir attribuer des dénominations spéciales.

Système de Soma. — Soma admet 1,'i altérations, qui ne tloinient de même, en réalité, que 10 sons nouveaux, par suite de doubles emplois : ii des échelons restent à l'état de rrutis, sans être élevés à la dignité de notes, pures ou altérées. La série des sons investis de cette qualité est ainsi de 17, et non de 14 comme dans le système de Çàrngadeva; ils constituenl une sorte de gamme chromatique. Loin de s'émousser, le sentiment délicat des nuances les plus minimes est donc allé, dans l'Inde, en augmentant avec le temps. C'est parmi ces 17 sons, dans la série complète des 22 çrîi/is, que les théoriciens font choix des 7 notes qui, selon la disposition de leurs intervalles, donneront naissance à des échelles diatoniques ou modes distincts. Le système de Soma compte ainsi 23 mêlas, dans lesquels les tons ou les demitons de notre gamme tempérée sont remplacés, dans un ordre variable, tantôt par des intervalles de 1 çi'uti, comme nous l'avons indiqué plus haut', tantôt par les intervalles ordinaires de 2, 3, 4 rnitis, tantôt enfin, dans la structure des rdgas régionaux (deris), par des intervalles de o ou 6 çrulis' (échelles çuddha-vardll, malti'iri: échelles niddha-mita. sàramga).

Système karnâtique actuel. — Enfin, dans le système Uarnà tique actuel, on com|;itejusqu'à 72 échelles''.

■Variété d'expression et richesse mélodique. — Du fait de l'emploi de ces nombreux modes, la musique hindoue possède une grande variété d'expression musicale et une richesse mélodique à peu près unique au monde. Sans doute il s'est glissé bien des dissonances dans le dessin de la mélodie; mais il faut remarquer que si, habitués à entendre toujours plusieurs notes à la fois, nous percevons dans l'harmonie les dissonances et les consonances par une sensation immédiate et directe, il n'en va pas absolument de même dans la mélodie, où les impressions sont successives, partant moins exigeantes, et qui jouit ainsi d'une liberté plus grande. Privée des ressources de l'élément harmonique, qui représente la couleur, la musique homophone des peuples de l'Orient devait prendre sa revanche dans le dessin mélodique; elle a été ainsi amenée à découper de plusieurs façons l'espace musical. » Notre

5. On compte d intervalles de sààhârana-ija à tîcratama-ma et de àha à mridu'Sa dans l'échelle çnd'Iha-vardti ; de sn a. tii-ratara-ri et de pa à ti'.i'dtara-dha dans l'échelle tnalfârt; et 6 intervalles de sa à tirratama-ri et de pa à tivi'atama-ttlia dans l'échelle çitddfia-nàla; de pa à tîvratama-dha dans l'échelle sàraimia. — Voir Bdija-mb., I, 2y. p. 23; et comp. chap. IV, p. 2'.10. — La musique ecclésiastique grecque ou byzantine connaît aussi des intervalles de 3 quarts et de 5 quarts de ton (Bourgaull-Ducoudray, omit, citét p. 6S}.

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