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On peut eu conclure dès maintenant que, dans chaque tétracorile, la sensible descendante 119] est transcrite par une lettre couchée, la lettre dite droite étant réservée pour le degré voisin inférieur; cette relation marque, dans la piatique vocale, la distance des degrés séparés par un demi-ton, à la base de chaque tétracorde. En dépit de la théorie séméiogral>liique(:i6), c'est donc par un 1/2 ton diatonique qu'il faut traduire les intervalles (^ k et i ri.

N. B. Aucune des pièces suivantes n'est, dans la forme où elle nous est parvenue, transcrite à la hauteur mi^-mii. Cette octave n'est adoptée, en la transposant elle-même d'une octave à l'aigu, que pour permettre au lecteur de se familiariser avec la pratique des diagrammes antérieurement construits, et pour lui donner, avant même que l'explication du système soit fournie, une certaine idée de la notation. Les exemples suivants ne sont présentés ici qu'à titre de c< solfèges » élémentaires.

La hauteur réelle des sons exprimés par les signes est, au diapason antique :

Lyre ruste, octocorde. L'instrument est vu sur sa face postérieure, comme le précédent. Les huit cordes paraissent réparties en deux groupes distincts. Les cht'iillt^s it'accord font défaut, et les cordes sont attachées directement au joug. (Cf. image VII.) La moucheture figurant les écailles, le baudrier et le cordonnet du pleclre sont d'un rouge qui tranche sur la couleur de la figure. — Amphore à figures rouges, de la première moitié du v^ siècle av. J.-C. Inscription : KOAO£, KAAE, KAAOS. L'éphèbe représenté converse avec Hermès. — Collection de Luynes, Cabinet des Mùdttilks; catalogue de Ridder, n» 373.

ESCYCI.rtPÉDIE m: la MISIQUE et DICTIOyXAIRE DU CONSERVATOIRE

16. Le respect des anciens piiilosophes, théoriciens de la musique, pour le Mode Dorien, leur faisait dire qu'il était l'Harmonie absolue. L'Harmonie est la synthèse des intervalles consonants résolue en sons successifs. L'Harmonie est engendrée parla Symphonie, c'est-à-dire, dans la langue grecque classique, par la consonance.

Les monuments vont révéler l'usage qui était fait de celte échelle. Il était variable. Tantôt le pivot musical était sitnésurle »ii d'en bas, qui prenait alors un rùle comparable, sinon pareil, à celui d'une tonique; tantôt il se transportait sur la mèse, le la. De sorte que les fonctions des divers degrés de l'échelle étaient, suivant le cas, différentes.

Lorsque le mi d'en bas était assimilable à une tonique, la quinte modale, caractéristique du mode, élail, de haut en bas, si-mi :

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Les Grecs appelaient ooiusii l'Harmonie Uorienne ou Mode Dorien. Cette étiquette a l'avantage de couper court à des confusions que l'inadvertance du sénateur Boèce a propagées, et qui régnent encore, entre les tons et les modes.

11 faut distinguer deux Doristi, diflérenciées par la place que la quinte modale occupe dans l'octave-type ; et l'on est amené ainsi à classer les monuments musicaux du Mode Dorien en deux séries distinctes.

Lorsque le /a se substituait au mi et devenait pseudo- Ionique à son tour, il entraînait avec lui, nécessairement, la quinte modale, qui devenait mi-la :

-doi!;inaj\te||Foiidainenta!e | pi-do'rainante riNALE [d'J]

Dans les deux cas, ainsi que les figures 38 et o9 l'indiquent, la Finale reste la même : c'est le mi d'en bas qui conserve ce rôle : il lui est dévolu aussi bien lorsqu'il est dominante que lorsqu'il est tonique.

Il va de soi que l'octave-type du Mode Dorien ne marque pas les limites absolues des sons utilisés sous ce régime. Ceux-ci débordent souvent la finale, au grave, et il peut leur arriver de ne pas atteindre lanète des Disjointes. En revanche, parfois, ils la dépassent à l'aigu.

Lyre de lulhier, penlacorde. Les bras sont en bois courM, grêles et de longues dimensions ; à leur extrémité est fixé le joug, dans une gorge. L'éphèbe couché gratte avec le plectre, de la main droite, et paraît en nirme temps »* accompagner » par pincement des cordes, à la mam gauche. (Cf. V, XI, Xli, etc.) On aperçoit le Ittinilrier, qui, accroché au poignet gauche, soutient l'instrument; mais la main gauche est assez peu visible. — Coupe à figures rouges trouvée à Corinlhe, atlribuée à Phintias; de la première moitié du V siècle av. J.-C. (Cf. lUein, Eiiphroiiios, p. 308). — Musée du Lottvre, salle L.

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