Ibid
ne se résout qu'à la longue. De mc'nic qiu' la signification d'une phrase, dans la langue allemande, est liée au suffi.xe terminal, de même dans la mélopée aniiqiie ou médiévale il faut souvent allendre que le dernier son de la période ou de la strophe soit émis, pour savoir, sans aucun doute, quel régime modal leur est ai'plicpié.
II Ce qui guide l'inlellecl ou le sentiment, ce qui relie tous les sons d'une idée musicale en un seul faisceau, c'est l'Harmonie dans son acception la plus large; chez les Modernes elle se manifeste par la Tonalité, chez les .\nciens par le Modo. Or, à l'audition il'une mélodie hoinophoue, les fonctions harmoniques ne se déterminent que peu à peu, l'une après l'autre, et l'harmonie totale, le Mode, ne se révèle complètement qu'avec la dernière note de la phrase mélodique-... » Tandis que, dans l'art moderne, « l'oreille ne reste pas un moment dans l'incertilude sur les fonctions harmoniques des sons de la mélodie, un ou deux accords suffisant pour déterminer la tonalité' », dans l'art antique et dans l'art du Moyen Age, sa prolongation, l'oreille peut rester longtemps incertaine. Elle n'est pas anxieuse; il ne faut pas qu'elle le soit : toute incjuiétude romprait le charme. Klle reçoit seulement de celle suspension du sens modal une stimulation incessante, qui lui est source de plaisir.
Il est possible maintenant de définir le mode. C'est un sijslùme de sons lies entre eux par des rapports constants, et subordonnés à un son principal, qui n'est pas nécessairement la finale de la pièce musicale consirff'cee.L'oclave modale sert de contenance théorique au mode et en est la représentation schématique. On a vu déjà que l'étendue de la mélodie n'est point enfermée dans ces limiles.
21. Enfin, pour n'y plus revenir, et pour marquer mieux le parallèle qui s'impose entre la « mélopée antique » et la c( mélopée médiévale », il convient d'alléguer, en l'honneur de celle-ci, les mêmes raisons de ne point l'harmoniser (18). Les cantilènes ecclésiastiques, filles des mélopées gréco-romaines, créent comme elles leur harmonisation mélodique par l'égréneraent de ses facteurs, et le son final apporte à la perception exacte du mode, lorsqu'elle est restée imprécise, la certitude qui manquait. Il est interdit d'anticiper, par un placage d'accords intempestifs, sur l'elfel esthétique amené par celle conclusion. On peut dire des accords appliqués au Plain Chant que les meilleurs ne valent rien. H serait temps que celte vérité, éclatante pour tout observateur averti, passât dans la pratique. Mais le clergé catholique, gardien né d'un art propre à son Eglise, prend plaisir à. le défigurer. Les organistes de chœur s'évertuent à revêtir d'un habillage absurde des chanls qui doivent rester nus; à rendre net — et souvent à rebours — ce que le Cantor ia Moyen Age, tout comme l'antique jjle/.otio'.ô;, a conçu « tlou » ; à donner une épaisseur lourde aux traits qu'il voulait fins; à empâter ces traits sous prétexte de les renforcer. Or, ni les Antiennes ni les Hymnes n'ont besoin de ce renfort pour vivre de leur vie propre et singulière : elles ont même grand besoin de s'en passer; et si on les affuble d'un attirail harmonique qui les masque, au lieu de se présenter à nous dans toute la saveur de leur forme première, elles ne sont plus que des vieilleries dépaysées'.
4. Celte question est grave. Je lai traitée ailleurs : Histoire de ta Lanitue Musicale, tome I, ch. iii [Laui-ens], et Accompaijnement modal des Psaumes [Jauin].
ESr.YCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONXAIRE DU COXSERVATOirtE
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Instrument hexacorde, intermédiaire entre la lyre, dont il paraît avoir gardé les cnriws, et la cithare, dont il possède la caisse sonore. Les chevilles ne correspondent pas au nombre des cordes. Le coritier est volumineux. Pas de chevalet visible. L'instrument est soutenu par le baudrier, passé à la main gauche et noué à la corne de droite. Si Ton compare XIII à XXXI, on peut considérer la draperie historiée qui pend sous la cithare comme Yenreloppe de l'instrument. Elle est faite de deux parties, dont chacune s'applique sur une des faces de la cithare. Les cordons qui pendent du montant de droite servaient aller solidement l'enveloppe. L'éphèbe porte une tunique talaire et par-dessus un court chyton orné, serré par une ceinture : costume assez souvent attribué aux musiciens. (E. Pottier.) — Vase à figures rouges, de la seconde moitié du v^ siècle, publié par Dumont et Ghaplain, Céramique de ta Grèce propre, pi. XVI. — Musée de la Société Archéologique d'Athènes.