‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 646 sur 1158 · LJ C · texte numérisé non relu

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La triade formée par la quinte modale et la médianle incluse, de la forme la-hî-mi, caractéristique de la Doristi II, s'affirme dans presque toute l'étendue de la pièce, et la Doristi I est très passagèrement évoquée (par exemple aux membres 2o et 26). La Uoristi-LA prédomine.

Quant au triton, cher aux Doriens, il est enrobé autrement que dans les hymnes précédents. Le fn parait ici appartenir à la triade /'a-LA-i((, dont la répercussion mélodique est très fréquente, ou quelquefois à un accord de sixle sur ré ; de sorte que l'harmonisation latente — à la moderne — peut être grossièrement exprimée par la formule :

La modulation à la sous-dominante, appelée par l'emploi des Conjointes, et considérée comme organique dans l'intérieur du système létracordal, se présente à plusieurs reprises (sections A, C2, E, G) dans les conditions prévues (tOl. Le la devient l'hypate des Moyennes transposées (Conjointes) tant que le si\< est exprimé ou sous-entendu. Il a été dit que les Grecs ne voient pas là une modulation.

Tout autre est la métabole permanente qui affecte les sections B, C,, C,, D, F, et qui a été supprimée ici. On la trouvera plus loin [342]. C'est une modulation à la quarte inférieure, à la dominante, dirionsnous, et qui apporte une variété très heureuse dans le discours musical.

Le Chromatique se trouve aux sections C, et E seulement. Il est employé avec discrétion; il ménage ses effets.

Les cassures et les vides des dalles exhumées, signalés au lecteur par l'absence des signes antiques, sont assez nombreux. Néanmoins le caractère de la Doristi II se dégage de celte pièce, précieuse par ses formes mélodiques, par l'emploi des différents Genres, des métaboles imodulatiousi. A défaut de chefs-d'œuvre consacrés par l'admiration des Anciens, un pareil

1. Gevaerta, dès 1874, eipliqué unedes formes du Mineur Moderne, par l'usage de la quarte chromatique la soljifa mi :

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décrite par les théoriciens de la musique grecque {Musique de l'A7itiqnitê. 1, p. 202).

Pour obtenir une de nos échelles mineures, il suffît de faire passer au grave le tétracorde aigu, de telle sorte qu'il y ait entre eux conjonction :

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monument jette une vive lumière sur les théories musicales des Grecs.

Lyre fruste. La carapace est traitée avec minutie. On reconnait l'ouverlure formée par l'engainement d'une des pattes de la tortue, auquel s'ajustait un des bras de la lyre. Par comparaison avec d'autres images, le rôle des deux mains, en dépit de la mutilation, est reconnaissablc : la gauche pinçait les cordes avec les doigts; la droite tenait le pleclre. Le personnage serre sous le bras gauche son instrument, comme faille satyre de l'image XI. Cette musicienne est une Sirène funéraire, d'aspect plus agréable que la précédente (V), et qui est devenue femme par le corps. Publiée par Max. Goltignon, les Slatues funériiires datts l'art grec, p. 217 et suiv. — Statue en marbre pentélique, des premières années du ive siècle av. J.-C. — Musée yatitnial d'Alhèiics,

24. Le monument dont la transcription va être ra-l menée, comme précédemment, h l'échelle type, est| plus curieux encore : il met en défaut toutes les théories connues et ajoute aux formes lélracordales cala-l loguées dans les « solfèges » antiques qui nous sontl parvenus, une espèce nouvelle. Ces ouvrages théori-l ques ne décrivent que le Diatonique, rEnharraoniquel et le Chromatique. Ici apparaît un Chromatique inédit J qui, installé à côté de l'ancien sur les schémas [o5F [56], porte à quatre le nombre des Genres.

Ce Néo-Chromatique ' n'est point pour les Modernes!

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Ce rapprochement justilie la forme dite « instrumentale » de nolre| gamme mineure, peu employée dans le style vocal et à laquelle, dans

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un iiicoiiiui, puisqu'il est uiiedesruriiii'S lélriicordales lie liuir moilo luiiiRur. Toiik'fois, lorsqu'il alïui'lp l'octave type de l;i Doristi il se trouve, à l'cncontre de son emploi moderne, situé au bas de l'échelle [85].

tout son œuvre, J, -S. Rnt-h iiroH're le plus souvent la double échelle où lo Majeur voisine avec le Mineur :

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Aussi bien la fornio antique est considérée comme une sorte de superoherio par les Occidentuux. L'art vocal l'esclut. le plus souvent ; l'intervalle de seconde augmentée passant pour scabreux. Il est très vrai que dans la polyphonie chorale son émission soit diflicik", mais lo chanteur soliste et le ehœur honio|ihone ne sauraient argu(*r dos mômes périls, et se montrer plus timides que les chanteurs athéniens non professionnclSth. qui incombait l'exécution des hymnes delpliiques.

D'ailleurs.'le tétracorde que Gevaert appelle k néo-chromatique » est le foniiement môme des échelles de l'Asie Mineure, de la Syrie et de la Grèce moderne, li est plein de vie en Orient.

Or ce Iclracordo aiiornia! n'allVcte pas seulement les Moyennes. Voici ses divers emplois :

cnroffia.

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[Les notes entre parenthèses sont absentes de la mélopée.]

Hymne Delphique II.

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A(i-xe-Te , Al- ôç é-pippo-(jou Su - ycx-Tptç eu - du -Xc -vci,

iiiiC^ii K Ckki0KCi C Cl. c

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