‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 654 sur 1158 · Si l'on dresse la liste des tons 'employés dans · texte numérisé non relu

Si l'on dresse la liste des tons 'employés dans

Cithare hexacorde, trapue, .\u-dessus du cordier on devine le chctalel, qui soulève les cordes et les écarte de la caisse. — Monnaie de Colophon , du ive siècle av. J.-C. Inscription : K0.^0<1><' MKIAS. A la face, tète d'Apollon. — Cabinet des Médailles.

les monuments qui subsistent, on trouve que le ton lydien (r»), apparemment le plus usité, est celui du chœur d'Oreste [321], d'un des hymnes delphiques [54-2], de l'hymne à la Muse [449], de l'hj-mne à Hélios [473], de l'hymne à A'émésis [474], des exercices et du petit air de r.\nonyme [411].

Le ton phrygien (;,r>i) est celui de la Pythique de Pindare [432] et d'un des nomes delphiques [347].

La chanson de Traites 445] est dans le ton iastien (*îf).

Cithare hexacorde, à cordes évasées. Le cordier et le chevalet sont très visibles. — Monnaie de Calyrana, île de la Doride insulaire, à la hauteur d'Halicarnasse (Carie) et proche de cette ville ; iv siècle avant J.-C. Inscription : (KjAAl'MNION. A la face, tète d'Ares. — Cabinet des Médailles.

32. Les seules pièces assez développées pour comporter de véritables métaboles de ton (modulations^ révélées par la notation, sont les deux hymnes delphiques.

L'unité tonale dans l'un et dans l'autre est observée. Dans l'hymne en ton lydien [542] voici les alternances d'armures :

Section A en ton lydien (bl

— B — hvpolvdien (3 )

— C^ — lydien (b)

— Cj — hypolvdien (S)

— E — Ivdien (P)

— Fj — hypolydien (3)

— g' — lydien (b)

Le commencement et la fin encadrent la pièce en ton lydien, et, à l'intérieur des sections, le ton lydien et l'hypolydien alternent. Le passage du lydien à l'hypolydien correspond 103 à un saut de quarte vers le grave. Nous dirions : modulation à la dominante.

Dans l'hymne en ton phrygien [547], la section H

iiisToinr: de i..\ musiqve

passe au Ion liyper|iliryf,'ieii 103 ', une quarte plus haut, avec (-ouïtes modulations internes' (|ui ramènent à lieux reprises (mesures 3G, m. 44 h 40) le ton phrygien. On a donc pour plan tonal, parfailonient wi :

Seclion A en Ion phrypien ([rV)-

— U — hypcrpliryfîicn ('V't')'

— C — phrygien (j^,).

Nous dirions : modulation à la sous-dominante.

Il convient de faire ici une ilillërence essentielle entre cetle modulation intéj,'rale à la quarte aifjuc — modulation durahle inslallant en hyperphrygien le Sysième Parfait tout entier — et la modulation orf^anique de l't^chelle, qui ne s'opère que par le léiracorde des Conjointes et sur ses seuls degrés. Celle-là, dans l'opinion des Grecs, n'est pas une vraie métabole : il ne faut pas se lasser de le redire.

Les Anciens paraissent donc avoir eu sur le voisinage et la parenté des tons les mêmes opinions, et, dans l'usage des tons voisins, des habitudes analogues aux nôtres. La figure :

Armures: [10. CbT W W M Lfl -lé): :^~. — —

qui résume pour nous les affinités tonales de l'échelletype, est applicable à l'art antique. Et cela montre une fois de plus que, malgré les divergences, les deux régimes, ancien et moderne, s'appuient sur les mêmes principes fondamentaux.

i. L-' mé -aaism^ produrleur de ces modulations internes sera étudié au chapitra de la notation (66).

Grande cithare hexacorde où toutes les parties essentielles et tous les accessoires sont visibles ; WJniitf^ ses molettes terminales et ses chevilles d'accord, le omiicr et le ehevalel sont lri>s nets. A droite, le baudrier pour la main gauche, à gauche le cordonnet du plectre. — Monnaie de Mvtilènc, du iv^ siècle av. J.-C. Inscription : Mm. A la face, tète d'Apollon. — Cabinet de» Médailles.

33. Aux Ions voisins ne se limitaient point les contacts d'échelles. Les Grecs goiUaienl particulièrement les métaboles à la seconde, inférieure ou supérieure. Elles étaient toutefois, semble-t-il, plus rares que les précédentes.

34. Bien que le mécanisme des tons helléniques soit devenu très riche, et parfaitement comparable au nôtre, il vaut mieux, si l'on veut se faire une idée du système primitif, qui fut longtemps seul pratiqué chez les tirées, se reporter au tableau '97] et s'y tenir. Les quatre tons qui y figurent sont les seuls qui puissent êlre notés systématiquemeni, si l'on attribue aux signes la valeur que leur donne Alypius dans son traité.

Cithare heptacorde, très simplement représentée. Monnaie de Colophon, frappée vers iôû. A la face, téle d'Apollon. — Cabinet •les Médailles.

Page 1