Si à chacun des signes de la série primitive
TZNC<nK CF>rt-Eh (.V ° ii:
sillons (droite ', couchée, retournée) sert à représenter le iiijcnnn. Les groupes qui font a|q)areute exception ne modilirnl la lettre de base ipio |iour éviter des incertiludcs de lecture, certains cai'aclrres se prêtant mal a l'horiziinlalité ou au reloMmc^nicnt. Il faut signaler cependant une anomalie dans le gioupe T. Iticn que les trois formes régulières soient i:mployées p.ii' les moilernes musicographes, le signe 1" est remplacé par i dans les labiés d'Alypius.
Cha(|ue Ion catapycnosé étant divisé en 4 diésis, la notation, défective en ce qui concerne le ton entier, puisqu'elle n'alfecte que W diésis sur 4, est surabondante là où le 1,2 Ion s'intercale. Le résultat est que ut et fa sont à la fois barypycnes de leurs groupes pycnosés, et oxypycnes des groupes placés 12 Ion au-dessous d'eux, sur si et mi. Cette double lettre correspond à une double fonction :
dièsis:
l'on applique la division catapycnosée, la série cidessous surgira :
^>'vx
y T li. F >^ ^ >
En prenant pour type de pycnon le groupe >|i£K où la graphie se présente si nettement, on constate que, pour la plupart des autres groupes, l'aspect des signes est analogue. Une lettre unique, dans trois po-
On comprend maintenant le sens du mot « catapycnosé » : il exprime que l'échelle est divisée suivant l'unité fournie par le pycnon, Il peut être conclu aussi de tout ce qui précède que le son mésopycne est une sorte de note de passage entre l'oxypycne et le barypycne.
38. Kn dépit de l'étonnement que nous apportent ces témoignages, c'est le genre Enharmonique, étalon gi'aphiqiie de toutes les échelles, qui esl le genre primorilial. Il esl loisible de concevoir, hisloriquemenl, l'Enharmonique comme la transformation instrumentale (3o) d'un tricorde primitif, inventé, dit la légende, par l'aulèle Olympos, et qui, sous sa forme défective, subsista dans l'art vocal. Si bien qu'on donnera à l'échelle pentaphone ainsi constituée le nom d'Enhcumonique vocal, par opposition avec l'autre :
Il arriva que les aulètes — joueurs d'instruments à anche simple ou double, improprement appelés « tlûtes » — eurent l'idée, pour transformer le tricorde en tétracorde et conserver à l'échelle le nombre normal de ses degrés, de dédoubler le demi-ton. L'obturation partielle d'un trou de leur instrument leur permettait d'obtenir un abaissement de quart de ton, par à peu près. Gevaert, qui a fait le premier cette remarque, explique ainsi le mécanisme producteur de rEnharmoni(|ue instrumental (Problcmes d'ArUtole: p. 94, 240, 308).
L'intercalation du son mésopycne, diviseurdu demiton, se faisait au petit bonheur. Mais elle enchanta les aulètes. Elle les amena à inventer le pycnon, la
1, M. F. Grt'if croit que h lettre dite droite était primitivement une lettre rctourut^e, et que Bellermann a entraîné les musicographes en une erreur fondamentale. Bellermann, en posant en principe que les signes [llû] corresiiondent aux touches blanches de notre clavier, a cependant fourni une clef qui n'est pas seulement simple. Elle parait correspondre .'i la nature des dioses et expliquer notamment la penle descendante des échelles helléniques. V. plus loin (3S).
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET Dir.TIO\'NMRE DU CO,VSERVATOIf)E
catapycnose, et à créer une notation qui en était l'expression graphique. La voici
3wC
Une telle échelle est éminemment descendante; les sons fixes marquent la limile inférieure que les échelons principaux, constituant le Corps de l'Harmonie, peuvent occuper. Dans le tricorde d'OIympos 119] le demi-ton situé au srave implique que le fa et Vut sont des pseudo-sensibles; a fortiori les quarts de ton intercalaires donnent-ils au son mésopycne une tendance au grave. Tout se passe comme si les deux sons supérieurs du pycnon — dans la figure [120] les notes noires — étaient liés par attraction au son de base. En d'autres termes, l'échelle est à pente descendante, parce que le pycnon, dans son ensemble, tend à se serrer contre le son le plus grave. Et la notation, dans l'interprétation de Bellerraann, confirme celte construction.
Les signes X et :<: , par exemple, ne sont pas, à proprement parler, des altérations ascendantes de K. Leur emploi implique qu'ils représentent des sons situés dans la zone où l'attraction de K se fait sentir. Tout se passe en effet comme si le son de base, attirant en permanence le son voisin supérieur i£, exerçait son aimantation au delà : jusqu'au voisin X, de ce voisin, mais non au delà d'une distance telle que l'attraction du son fixe grave (barypycne) ne puisse plus s'exercer. L'examen de la notation diatonique confirmera cette manière de voir.
Cithare heplacorde, de forme évasée, vue par la face postérieure. Le renflement de la caisse et la forme des liras rappellent la caraiwce et les cornes de la Ivre. Les ornements qui coiffent le jaiig paraissent faire corps avec l'instminent. Ceux qui ornent les Ijras à la hauteur des cordes, prennent une importance que les peintures de vases accentueront encore. — Monnaie de l'ile de Délos (Cyclades), frappée vers 480. — Cabinet des ilèiliiiiles.