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NOTATION ENHARMONIQUE

39. Les quatres tons primitifs ,071 transcrits à leur hauteur réelle — mais au diapason antique, d'une tierce mineure plus élevé que le nôtre — sont représentés par les schèmes 1121| 1122] 1123] [124] :

La nète manque aux Suraiguës. Pour l'écrire on se sert du signe affecté au son correspondant de l'octave inférieure, et on le distingue par un accent, à droite {<'). On obtiendra de même le signe de lanéte des Suraiguës dans le ton suivant :

S. -o- . "T^T^ — ^^^^ im

La plus parfaite symétrie règne dans la notation de ces 3 Ions : les sons fixes y sont représentés par des lettres dites droites tirées de la série diatonique primitive [tlOj et correspondant aux louches blanches du clavier moderne.

Les sons mobiles, tous groupés en triades pycnosées serrées contre la base (barypycne), sont visiblement les satelliles de cette base vers laquelle ils tendent. Ici la notation est représentative de la théorie enharmonique. Celle-ci étant aamise, la notation des tons ci-dessus doit être regardée comme adéquale : elle remplit exactement sa fonction.

Le 4' ton primitif est moins bien muni. La nièse et ses deux répliques aux octaves inférieure et supérieure ne peuvent être notées par des signes (leltresl dits droits, puisque ceux-ci all'ectent exclusivement les touches blanches de notre clavier. Elles sont donc figurées par des lettres relournées (correspondant à nos touches noires). Mais, ce qui est plus grave, les-

Conjointes n'ont pas de représentalion enharmonique possible, puisque le barypycne est ici une lettre re-

iiisroiiiK DE I.A MisrQii;

tournée 0). I.'expédifint employé se trouvera expliqué plus loin par la f,'i;i[iliii' des autres tous. Kt il est probable (|ue celle diriiculté n'a pas été constatée par les créateurs de la notation , l'iiiserlioti des Conjointes dans le système létracordal ne s'étaiit faite qu'après coup'.

Par ces 4 tons primitifs sont employés tous les f;roupespycnosésdii tableau ] tn|, à l'exception du premier groupe (de création postérieure) et du mésopycne dans le second.

De l'examen des i échelles tonales ci-dessus il résulte déjà que :

les lettres dites droites correspondent aux touches blanches de notre clavier modermc : c'est du moins la clef proposée par lifdleriuanii;

les lettres retournées représentent un son plus aif,'u d'un detni-ton (diatonique) que le son li^^uré par la lettre droite;

les lettres couchées figurent des sons exharmoniques situés un quart de ton (^ 1 diésis) plus haut que la lettre droite homolo(,'ue ;

On pourrait donc construire avec les lettres droites et retournées une écludle chrcunatique (sens moderne) de la forme suivante l^les louches noires du

A<>CN\ZXM^

clavier moderne sonl en noir\ Mais ce n'est Ui qu'une représentation mnémolcclinique, les Anciens n'usant

i. U faut reconnaître qu'ici M. F. Greif pourrait reprocher à la notation interprétée par Bollermann. de n'être point parfaite, puisque la mêse et dfux conjointes, en ton dorieu, sont alfectces de signes irréguiiers. (*r le ton comme !<■ mode dorien sont sûrement |)rimitifs. Observer toutefois que les Conjointes ont pu n'être mises en jeu que postérieurement à l'invention des signes primordiaux; autrement dil, il semble que la notation ait été faite pour le Grand Système Parfait

de pareilles successions, en série continue, dans aucune de leurs échelles.

et non pour !e Système Immuable. Dans ce cas les irrégularités dans la graphie du ton dorien se réduisent au signe de la mèse.

tjuant à la complication attribuée par M. Greif au Ion dorien de Bellermann, sous preteite qu'il est armé de '6rt, elle n'est qu'un anachronisme commis par les yeui du subtil commentateur : lire les » notes » antiques avec interposition de notre écriture musicale moderne est un opération bien plus étrange encore que les a nomiilies relevées ci-dessus.

Grandes cithares heplacordes. portées par des citharêdes. Le sommet des bras et les ornements sous-jacenls sont en ivoire. La main gauche de Tinstrumentisle est active : les doigts pincent les cordes {psallehi); — leur allongement indique naïvement leur intervention. Cet accompagnement \kriiusis:y ordinairement improvisé, dit Th. Reinach, pouvait avoir une réelle importance mélodique, (cf. Platon, Loi-s II. S12). Pendant ce temps la main droite, prête à l'attaque, armée du plectre, se tenait à portée de Tinstrument. Dès que la voix se taisait, le plectre entrait en action pour rinlermt'de [epHimusis . En pareil cas la main gauche pouvait soutenir par des cordes pincées le chant de la main droite. I>ans le solo de cithare [pailé kitharma)^ cette association des deux

raains élait la règle : le chant, toujours au grave, revenait nécessairement à la main droite, à l'attaque énergique du plectre [plesseiii, hrekeiii). Toutefois certains virtuoses rejetaient le plectre et adoptaient !e jeu des doigts aux deux mains. On nommait psilocitharisles les virtuoses instrumentistes. (Reinach, article Ltra, op. cit.] On voit comment le baudrier, passé au poignet gauche, soutient l'instrument et en applique la tranche contre l'épaule gauche. Deux des baudriers sont ornés d'effilochés de laine, que l'on devine sur certaines monnaiesfcf. XXV). — Vaseàfigures noires, du type amphore, avec rehauts de couleur rouge; vi^ siècle av. J.-C. — Collection Wallon, Cabinet des Médailles; vase non catalogué par de Ridder i^donalion récente 1.

ESCYCLOFÉDIE DE LA MISIOIE ET DICTIO.WAIHE DU r.OXSERVATOIRE

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