Si Ion emprunte au ton lydien ses Moyennes (—iîL
[126] et au ton plirygien ses Graves, v'Jî » »
on peut construire Foclave idoristi) suivante :
< )^ F S^iJ-
qui sera le centre d'un nouveau Système Parfait en ton hypoplirygien {[>b). On peut donc dire que celuici est « implicitement » contenu dans le ton lydien et dans le ton phrygien. De même entre le ton phrygien (\}b[>) et le ton dorien (nr-nbii) on intercalera l'octave hyperdorienne {;)bp:'j en empruntant un tétracorde à l'un et à l'autre.
En raisonnant d'après la théorie moderne des tons, nous pourrions dire, plus simplement encore, que le tétracorde des Conjointes en ton lydien in) crée à lui seul, par modulation à la quarte supérieure, le ton voisin (ni'), une quarte plus haut ou une quinte plus bas. En réalité les deux tons armés de i.i"! ihypophr3-gien et hyperlydien), situés à une oclave de distance, que les Grecs distinguaient l'un de l'autre, et qui pour nous ne font qu'un, ont [lour embryon le tétracorde des Conjointes en ton lydien.
De même l'hypodorien et l'hyperphrygien (bbbï') sortent des Conjointes du ton phrygien.
En regard des quatre tons primitifs nous appellerons tons implicites ces quatre tons issus du mécanisme des Conjointes.
Tons implicites. — Le tableau [ii'i] va nous fournir tous les signes nécessaires :
n *\i 1 ^ u. r ^ ^ ui i iiuSo.
[ISOj '
On voit apparaître quelques signes nouveaux au
grave pour représenter les sons que le tableau [117] ne contient pas dans cette région.
Cithare hoptacorde. LKjoiia est remplacé par une bande ouvragée à l'intérieur de laquelle il semMe que les cordes soient fixées. D'ailleurs on aperçoit les chevilles d'accord, au milieu de la bande. Visiblement le personnage est un « cilbarède », chanteur qui s'accompagne avec son instrument : c'est la main gauche qui est active. La droite, qui tient le plecire, parait vouloir intervenir à son tour. La draperie croisillée et semée de points, qui pend de l'instrument, est son envetojipe. — Vase à figures rouges , du type pelikè, de la première moitié du v^ siècle. Ce majestueux personnage semble exéruter un pas de danse tournant, si l'on tient compte du « coup de vent » qui soulève sa longue robe. C'est peut-être un poi'te-chanteur-danseur, que quatre admirateurs entourent, deux assis et deux debout. Malgré les cassures, respectées sur notre dessin, ce musicien a grand air. — Cabinet des ili'dailles; catalogue de Riddcr, n" 390.
40 iftisl. RÉPLIQUES DES TONS IMPLICITES. — PIus lard on ajouta aux deux tons précédents leurs répliques à l'octave, qui, suivant la théorie antique i28), ne faisaient pas double emploi. Ces tons aigus manquaient de signes dans la région haute de leurs échelles. On convint, suivant une règle adoptée anlérieurement au profit des tons lydien 122^ et phrygien [123] incomplets à l'aigu, de répéter les signes du tétracorde grave correspondant en les marquant d'un accent dilTérentiel. On obtint les deux nouveaux tons :