‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 660 sur 1158 · TA X Z · texte numérisé non relu

TA X Z

iiisrnini-: de la MfrsfçiJic

GRÈCE 'i1^

41. On voulut liior de la notation primitive les signes nécessaires au Ion situé une ijuarte |>lus haut (=^ une quinte plus lias) i|ue le ton dorien, et dont le léiracorde caractérislii|ue, conjoint en ton doiien, fournissait le noyau. Mallieurcusenient la f^rapliie de ce tétracorde était impossible avec les éléments déjà connus : on se trouva en fare de l'échelle détective ci-dessous, manquant de caractéristiques : ,

>{XK)D -K >?. A

Remarquons que les sons fixes des létracordes sont, à l'exceptiiin de la paramèse et de l'hypate de (iraves, exprimées par des lettres retournées. L'explication en est que les sons correspondants à ces lettres retournées sont émis par les touches noires de notre clavier moderne, alors que la série des signes primitifs sur lesquels chaque groupe pycnosé est assis occupe les louches blanches. Cet emploi des signes retournés a déjà été signalé pour le Ion dorien (39). Il est une première atteinte à la régularité séméiographique du ton fondamental (hypolydien), du ton lydien et du ton phrygien.

Il va falloir, pour compléter la graphie des létracordes des Moyennes et des Conjointes, — étant donné qu'on ne veut pas créer de nouveaux signes, — s'éloigner de plus en plus de la symétrie primitive.

Les diflîcultés, en eU'et, deviennent insurmontables lorsqu'il s'agit de construire des tétraoordes ayant pour barypycne une touche noire. C'est le cas pour

et

Le son barypycne étant une lettre dite retournée, il n'y a plus de groupe pycnosé possible sur une telle base. Il fallut renoncer à l'homogénéité graphique du pycnon. Les deux sons mobiles furent empruntés au groupe pycnosé supérieur, avec exclusion du niésopycne de ce groupe ; il est remplacé par l'oxypycne '.

i. L'usage des tons primitifs avait posé en principe que la lettre coucliée ne peut occuper que la seconde place dans le tétracorde à partir du grave.

II reste donc pour traduire

les signes qu'on va lire dans les létracordes irréguliers :

ri , > >i K

dans lestjuels K et c doivent être traduits 1 diésis, X et D 2 diésis plus bas [autrement dit tin (juart de ton et un dinii-ton plus bas] que la hauteur écrite. La graphie du ton hyperdorien sera :

Prosl

fieste à compléter le tétracorde des Suraiguës, suivant le procédé indiqué ci-dessus (40 bis) :

42. Résumé de ce qui précède. — Lasérie]des tons créés jusqu'ici peut être représentée théoriquement, par l'enchainement de quintes :

[MO

pratiquement, par l'enchaînement des mèses, équivalent :

chronolof/i'juemcnl, suivant l'ordre numérique ci-dessus indiqué.

Sur ces neuf tous, les n"' 1, 2, 3 [ton fondamental (:;), ton lydien (M, ton phrygien ([h-,]] ont une notation régulière. Pour ces trois tons même elle est parfaite, en ce sens que chaque signe a une destination unique, et chaque espèce de signe une fonction spéciale : les sons fixes sont représentés par des lettres dites droites; les sons mobiles forment des groupes pycnosés conformes au tableau [117];

parfaite aussi la représentation des tons '6 et 8, hypophrygien et hypeiiydien (Ji;i), des tons l3 et 9, hypodorien et hyperphrygien l^.r'pt'), — en faisant abstraction toutefois pour ces derniers du tétracorde des Conjointes, où se glisse une irrégularité inhérente au ton dorien U^'^Tr.) ; irrégulière, en effet, la notation du ton 4, dorien

Esc.yr.LOPEDii-: nie la misioie et nir.TioxNAiRE nr r.oxsERVAToiHE

où les tétracordes sont normaux, — abstraction faite (lu tétraconle des Conjointes, que nous allons retrouver en h\perdorien, ■ — si l'on considère seulement leur pycnon, mais où la mèse et ses deux répliques à l'octave prave et supérieure, tombant sur des touches noires, sont représentées par des lettres dites retournées;

anormale et factice, la notation du ton 7, hyperdorien (■i''-:v') dans trois de ses tétracordes (Moyennes, Suraiguës, Conjointes).

Cithare heplacorde entre les mains d'Apollon Cilharcde. Bras do l'instrument très ouvragés. L'activilé de la main gauche, — dont le poignet, par le hamincr, soutient l'instrument, est ici particulièrement visilile. — Vase à figures rouges, du type hydrie, peint vers 450. — Caliinet des Médailles; catalogue de Ridder, n" lil.

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