On peut tirer de là les rèples suivantes
I. Les seuls tétracordes dont la notation soit primitive et adéquate sont, dans la lecture de Bellermann, limités par les louches blanches du clavier moderne : leur graphie est constituée par quatre signes, sur lesquels trois ne sont que les aspects divers d'une même lettre (pycnonl. Lessignes compréhensifs' sontdroils.
II. Les tétracordes limités au grave par une touche blanche et à l'aigu par une louche noire ont leur pycnon régulier, mais, des deux signes oompréhensifs, le grave (touche blanche) est dit droit, l'aigu (touche noire) est dit retourné.
m. Les tétracordes limités au grave par une touche noire emploient pour le son grave la lettre retour-
née correspondante, pour le 11" degré en montant le signe primitif supérieur conligu,pour le IIIi^ degré ce même signe retourné : notation où les signes sont détournés de leur signification originelle.
IV. La lettre couchée ne s'applique qu'aux parhypates et aux trites.
44. Le ton fondamental et les dix tons que nous disons <i à bémols » ne suffirent pas. A partir du iv» siècle apparurent successivement les tons " à dièses ». Bien qu'à cette époque l'Lnharmonique ne soit plus pratiqué sous sa forme pycnosée et ne subsiste que comme gamme défective, on supposera ici, comme faisaient sans doute les théoriciens pédagogues de cette époque, et pour exposer avec plus de clarté et d'unité la genèse et la transformation des siijnes, que l'Enharmonique s'applique encore aux nouveaux tons.
Il n'y a rien d'ailleurs à ajouter aux conventions ci-dessus énoncées; elles vont suffire à noter les échelles diésées.
A partir de la mèse la considérée comme le pivot du ton fondamental, si nous procédons théoriquement par quintes ascendantes,
■pratiquement par quintes et quartes alternées, nous voyons apparaître les tons assis sur les mèses ci-dessous :
Pour appliquer aisément les règles empiriques énoncées plus haut (43), à propos des tons « à bémols », il sul'lit de remarquer que, dans la notation, les Grecs ne font aucune distinction entre le (i et le if correspondants. Dans les tons à dièses le tableau [125] va donc se trouver modifié comme il suit (les touches noires sont notées en noir) :
■ qr, df* "T«
1. Enteodez : les signes appliqués aux sons qui limitent le tétracorde.
En effet, si on se reporte au tableau [117], on conslale que tout signe modifié (lettre couchée ou dite relournéel représente un son plus aigu que le signe droit, base du pycnon. L'équivalent du p, qui nous sert à marquer l'altération descendante, n'existe pas dans la notation grecque, selon la présente interprétation. Elle ne distingue pas le 1 2 ton diatonique du 1 2 ton chromatique. Le même signe retourné représente la touche noire qui pour nous exprime le t> et le if.
Exemples : OK représente laU-si ou Sîb-st;F'1 ^sollali ou sol-soli, etc.
Cela posé, cherchons à établir la graphie du ton diésé le plus simple : il sera le plus compliqué de tous dans la notation; car, de même que le plus
HISTOIRE DE LA MI'SIQVE
coiii|ili(|iié des Ions à lioniols, riiypiM-dorioii [i:i3|, il présente des ttUracoides iivant pour liase une touche iilaiiclie, el en nii^me temps des tétraroides ayant pour hase une touche noire. Traitons les uns et les autres suivant les règles étahlies (43) :