‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 662 sur 1158 · G D^ • 1 OV · texte numérisé non relu

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Dans ce ton les Moyennes, les Suraigui's el les Conjointes sont notées enliarmoniciucnient, les (jraves et les Disjointes artilicieilenient.

45. Si nous passons au ton suivant, à deux dièses, la régularité va s'établir dans l'anomalie : tous les télracordi'S auront pour hase une touclie noire el en seront réduits à' suhir la notation artilicielle, — à l'exception toutefois du tétracorde des Conjointes :

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46. Les autres tons à dièses employés par les Grecs, hypoiaslien i%ï| et hyperéolien iniènie armure), éolien i^j'ji et hypoéolien ['c.'f-ifi] ont tous leurs tétracordes,y compr'is cehii des Conjointes, appuyés sur une touclie noire el suivent la règle III (43). Tous les cas possibles avaient donc été résolus — plus ou moins logiquement — dans l'écriture des tons à bémols: aussi les tons à dièses n'otlrent-ils aucune p.u'ticularilé. Ils sont dotés de la notation artilicielle née de l'extension des premiers signes à des tons qui les excluent. Deux d'entre eux seulement [(#l et (SjH présentent encore des traces de l'écriture enharmonique normalement appliquée. Les autres ont une séméiographie systemaliquemenlanormale.il est inutile de les figurer : l'Enharmonique intégral était mort lorsqu'ils ont été créés.

47. Heprenons le ton fondamental et appliquonslui la catapycnose tout du long, inventée en même temps que la notation :

point supprimés par' rKnliarnioni(|ue et coexistaient avec lui. La faveur dont jouit si longtemps la soi-disant tiouvaillo d'Olymposne put prévaloir contie les liahitudes el les nécessités d'un art moins subtil : celui de Pylhagore et de Platon. La voix humaine ne pouvait se plier dans les ensembles choraux à de pareilles intonations, et l'on peut affirmer (pie, parmi les chanteurs virtuoses, h- nombre de ceux qui exécutaient à peu prés exactement les sons du pycnon était des plus restreints.

Lorsqu'on voulut noter le Chromatique et h; Diatoni<iue, à côté de rEnliarmoni(|ue, il eilt fallu de bonne gr:\ce reconnaître (|ue la notation propre à celui-ci était inapte à la transcription de ceux-là.

Il n'en fut pas ainsi. On se contenta des ancii'ns signes. Et rien ne prouve mieux l'importance de l'invasion enharmonique dans l'art grec, la persistance de cette mode extravagante, que riiumhle condescendance avec laquelle les Cenres diatonique et chromatique s'évertuèrent à adapter leurs intervalles à des signe? créés pour un autre. Vaine et dangereuse servilité : la notation enharmonique, qui n'était point faite pour eux, non seulement se trouva incapable de servir leur cause, mais les atteignit dans leur constitution, qu'elle ébranla.

Cette échelle factice, — où la division de l'octave en 24 diésis donnait aux aulèles inventeurs l'illusion d'une coordination exacte des sons musicaux, groupés avec symétrie, — était incapable de traduire à leur hauteur vraie, ou simplement approximative, les échelles des Cenres chromatique et diatonique, lesquels n'étaient

TTrande citliaio hoplacorde, (i>iiuo par Apollon Cilharédo. De la main gauclio, par le Immirier, il soulienl l'insn-umenl. La main droilo pii'-senle une palêio à un jiersonna^e dehout en face du dieu. — Vase à figures l'ouges.du type kalpis ; peint vers 130. — Cukuiel ilfs llidaUles; catalogue de Ridder, n" 443.

ENCYCLOPÉDIE DE LA MlSfQI'E ET DICTIOXXÀIRE DU CO.XSEnV.lTOinE

48. La faute initiale remonte à la catapycnose, dont la nolation ne fait qu'utiliser les vilains petits morceaux. Si la division de l'échelle sonore en sections égales s'était faite par 12, le tempérament tel que nous le pratiquons — tel d'ailleurs qu'Aristoxène l'a pressenti et recommandé — eilt pris rang dans la pratique musicale dès les temps anciens. Nous ne serions pas en présence d'une technique déconcertante. Les archéologues y eussent perdu une belle occasion de se montrer sagaces, et l'arl grec ne passerait point, aux yeux des musiciens modernes, pour un casse-lète. Il est vrai aussi que le tempérament lui eût fait perdre une pari de sa richesse mélodique. De sorte que, à tout prendre, il n'y a rien à regretter.

Tel qu'il nous apparaît, l'art hellénique se laisse deviner assez clairement pour que, faisant toujours le départ entre l'art « vulgaire » et l'art « professionnel », nous arrivions à goûter quelque chose de l'un et à comprendre — ou à peu près — le mécanisme de l'autre.

exemple, une lyre à 8 cordes dont les deux extrêmes sont mi-Mi, recourir aux procédés suivants :

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