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Les théoriciens, dans les œuvres ou fragments

conservés, ne mentionnent nulle part le tétracorde néo-chromatique :

lire une octave plus bas^

dont un des hymnes delphiques a révélé l'emploi. S'il n'y a pas lieu de dresser un inventaire complet des échelles on ce tétracorde interviendrait, il peut être intéressant d'en appliquer la formule à tous les tétracoiiles des tons les plus anciens, en observant qu'ici, comme en Hnharmonique et en Chromatique, de pareilles éclielles sont sans doute purement théoriques. (Voir ci-après le Mélange de ijenres). Calapycuosons le tétracorde néo-chromatique :

zd

id.- lod

— ! ru

'/2 ton

i tont V*

>Vton

Les distances en diésis, fournis par le tableau [1 17], étant connues, il est aisé de construire n'importe quel autre téti'acorde ayant pour barypycne une touche blanche. On aura :

1 A oj > jt K C =1 i-J ^ xji H

< A wC

^^^^,tT^(^)

■N ^ /jj C un D c \^ r m E H

Le tétracorde des Conjointes en ton dorien, appuyé sur une touche noire, se refuse à la catapycnosetype du néo-chromatisme.

64 \hii'\. Des tons implicites on ne construira ici que riiyperphrygien (hbfif^) , dont la graphie sera nécessaire à la lecture en vraie hauteur d'un des nomes delphiques :

JPpJ

iirsrornE m-: i.à Misfori-:

.NOTATION DITK VOCALK

65. La niilatlon iiistrumetïtalr étiidiéo ji^sqn'ici trest pas la seule que les Grecs aient piatiiiuée; mais elle est la seule qui puisse retenir iiolreatleiition. L'autre,

notation insirumentale

C/^1 xXl: WN

GRÈCE 'i.-in

dite n. vocale, simple décalque de la preniiiMi;, ('sl, sons couleur de simplification, la destruction de tout système. Autant la notation instrumentale est, pour les tons primitifs, coorilonnée et, mihne pour les tons à dièses, facile à saisir, autant la nolalioii instrumentale échappe à toute logiiiue. L'fi;il s'y perd, car l'esprit n'y peut établir aucun cadre. Postérieure à la scméiograpliie enharmonique, elle semble avoir pris à t;\clie d'en masquer le mécanisme tout en en conservant l'usage.

Les deux systèmes graphiques ont coexisté. Il sufMl de les superposer pour établir les concordances et permettre au lecteur de passer aisément de l'un à l'autre.

Ces deux désignations sont purement convenlionnelles, et de ce que la notation dite instrumentale parait être née du jeu de certains instruments, il ne s'ensuit pas qu'elle ne puisse s'appliquer à l'écriture des voix, et réciproquement. Les rares monuments, presque Ions •< vocaux », usent aussi bien de l'une et de l'autre écriture.

Le signe ~\ a été substitué au signe h {signalé â gauche), le seul que fournissent les textes, alin que la triade graphique fondée sur r soit complète et que la coordination des signes ne soit pas interrompue.

Les sons plus aigus quel sont représentés par les sons de l'octave inférieure accompatïiiés à droite d'un accent. On aura donc pour uti ut'x si-, les signes n'^O', etc. On remarquera que les 24 signes de l'alphabet usuel se succèdent avec continuité entre so/i^i et fa.,. Plus bas, ils se renversent {avec modification do forme quand le dessin de la lettre se prête mal au renversement). ICnlîii, aux sons compris entre sit^i et soh sont appliquées les 6 dernières lettres renversées, Ta n. Tout cela, à première vue, parait assez arbitrairement réparti. Du moins peut-on constater, par le sens même où l'alphabel se lit, que l'échelle grecque est essentiellement descendante.

.Mais on ne peut étudier le mécanisme organique de la notation musicale hellénique que sur la plus ancienne graphie, qui seule est systématisée.

notation mslrumentale

H ij H

i]o\ |i'«|fln]

iiVJ^ M/"Ç tJ b 3 -i:<ja

notation vocale

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