Louis Laloy, Aristoxéne de Tareiite, p. 269 sqq
EXCVCLOPÉDIE DE LA MUSIQVE ET DICTIOWAinE DU COXSEfiVATOIRE
d'hémiole isesquialtére) en raison des valeurs numériques qu'il lui attribue,
/CHROMA TIQDR V " AMOLL
i/z+i/i = lod
comparé au Chromatique des musiciens C T
= lod
montre l'abaissement de son indicatrice et en même temps l'élévation de sa parhvpale. De la base mi au fa» il y a 3 quarts de ton, et la parhypate divise en deux cette prétendue distance. Cet « amollissement» étant le plus simple de ceux qu'on attribuaitau Cliromatique, on peut passer les autres sous silence!
74. Si l'on met en relation de voisinage le Diatonique amolli et le Diatonique des musiciens :
/DIATOMQrE\ \'« AMOLLI u/
«uM
Chroma des Dial- des îytiiagonciens «Musicienss-
Diatonique des Diatonique des
j Musiciens I. Pythagoriciens
ouD vulgaire.
JL= 10 d
[218] !4tm
on voit que, par un mécanisme analogue à celui qui a été appliqué au Chromatique, l'indicatrice est abaissée et la parhypate élevée. Celle-ci prend la valeur rationnelle que les Pythaporiciens lui donnent dans l'art " vulgaire i>, mais l'indicatrice s'éloigne du ta par distension de la corde. Il est inutile d'observer que ce relâchement n'était pas exactement opéré : dés que le musicien renonce à calibrer ses intervalles par le ^j i | 1 1 1moyen des consonances fondamen- vi>M I i mtales, il tombe, en dépit de tous les sophismes théoriques, dans une fantaisiste imprécision.
Platon déjà se moque de ces pratiques et de « ces imbéciles qui s'acharnent à tirailler leurs cordes et à les fatiguer, ne cessant de torturer les chevilles d'accord ».
Ce jugement est définitif! D'ailleurs les maîtres de l'art n'entendaient point encourager de telles Subtilités, et jamais la notation ne s'est avisée d'exprimer ces nuances : l'interprète seul, suivant les circonstances, son goût et son habileté, suivant le style de l'oiuvre, prenait parti pour tel ou tel réglage de l'échelle. " On ne peut malheureusement douter que les musiciens antiques ne se soient consciencieusement appliqués, pendant des siècles, à exécuter ces échelles entremêlées de sons discordants. Mais les phi-