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Oevaert, Problèmes d'.\ristote, p

i. Hist. (le ta Lniif/w Musicute. Voy. â l'Index : Pente mélodique. ! Vov. aussi .-icconi/iagneitient modal des Psaumes, cliap. vi (Bitoii).

EyCYCLOPÉDIE DE LA MrSFQVE ET DICTIOWAIHE DV COSSERVATOinE

que construits sur des sons mobiles, — là inébranlables, — puisque appuyés sur des sons lixes, — c'est ce que la théorie établit avec évidence. Pratiquement ce n'est point la nature de ses cadres qui révèle le mode à l'auditeur: ce n'est pas non plus l'arrangement des intervalles à l'intérieur des tétracordes', c'est la place occupée par la Disjonction [238 ; à l'intérieur de l'octave modale. Or, parmi les sons dont la répercussion est le plus fréquente, — et aide le mieux à reconnaître par l'oreille la place de la Disjonction, — la pseudo-médiante, c'est-à-dire le son diviseur de la quinte modale, a un rôle important. Dans le groupe dorien cette médiante est à une dislance de la fondamentale (pseudo-tonique) égale au plus à une tierce mineure; dans le groupe phrygio-dorien elle se trouve éloignée de la pseudo-tonique d'au moins une tierce majeure : il est impossible que l'oreille des Anciens n'ait pas senti cette divergence.

En tout cas, Aristote, en relatant l'opinion de théoriciens qu'il parait approuver, nous fournit un moyen excellent « d'imaginer » les rapports des modes antiques entre eux, à défaut de monuments qui nous fassent intégralement connaître la structure organique de ces modes, et en attendant plus amples informations.

84. Les deux groupes se divisent, de par la théorie, en quatre paires. On va voir que pratiquement il en était ainsi et que le mécanisme modulant le plus simple appelait la formation de ces couples.

Qu'on se propose, en ell'et, arec le moins de cordes possible, de mettre à la disposition du cithariste deux modes ditférents : il faudra faire choix de deux échelles modales telles que le passage de l'une à l'autre n'exige qu'un seul accident, c'est-à-dire l'addition d'une seule corde.

Or les quatre associations précédentes seules correspondent à ce mécanisme simple : 9 cordes suffisent pour deux octaves modales :

les étiquettes^. A cela près, le tableau suivant est symétrique :

lîypodonsti

Fhrygisti

iydisti

On peut disposer autrement les huit modes et revenir aux tranches d'octaves découpées dans le Système Parfait; c'est le schéme [230] augmenté des noms correspondants :

HYPOPHR.Y- ^ GISTl

HYPO-^ LYDISTl

PHRYGÎ5T1

LYniSTI

HYPODORISTI

"DORISTI

MIXOLYBISn

Les modes sont donc, par paires, intimement liés dans la pratique.

85. La terminologie musicale retléta ces conceptions et ces pratiques. Aux vieux noms de l'Eolisti, de riasti (aussi lonisti) se substituèrent des vocables marquant les aflînilés et permettant les symétries. L'Eolisti devint l'ilypodoristi; l'Iasti (lonisti) s'appela Hypophrygisti. Seule la Mixolydisti conserva sa désignation ancienne, énigmalique, et rompit la symétrie de l'ensemble. Mais le fait que la Dorisli était double (D. I et D. Il) devait entraîner une irrégularité dans

Ces diverses ficurations montrent la relation des distances modales relevées sur le Système Parfait : les modes fondamentaux Doristi, Phrygisti, Lydisti, sont séparés des modes « hypo » correspondants par une quarte. Toutefois le préfixe lij/po n'a point pour effet de désigner une harmonie (;= un mode) située sur le tétracorde supérieur; Hypodorien veut dire un peu dorien, teinté de dorien, quasi-dorien, etc., et exprime la dépendance de ce mode vis-à-vis du dorien. De même ailleurs.

Les modes c( hypo » et la Dorisli I ayant leur quinte modale en bas de l'octave, confondent leur finale avec la fondamentale du mode. Les modes sans préfixe et la Mixolydisti ont la quinte modale en haut et leur finale sur la pseudo-dominante.

A cette dilférence de fonctions chez la finale correspond précisément, à l'intérieur de l'octave, l'une ou l'autre répartition des consonances fondamentales, la quinte et la quarte. Les théoriciens considéraient comme échelles directes celles où la quinte modale — limitée par les pseudo-tonique et dominante — est au grave; comme indirectes les autres.

Celles-ci et celles-là ont pour assises les quintes incluses dans l'octave type :

Mais, suivant que la quarte complémentaire s'installe au-dessus ou au-dessous, la finale théorique du mode prend un rôle modal ou un autre. Aussi est-il nécessaire, pour écouter la musique antique, de se départir des habitudes modernes, de ne point exiger de la finale mélodique qu'elle cumule, avec cette fonction conclusive, celles d'une tonique. La finale,

I dans les échelles indirectes (Doristi il, Mixolydisti, Lydisti, Phrygisti), fait fonction de dominante, et la

i pseudo-tonique est située, comme de juste, une quarte au-dessus.

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