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Cet arrangement détermine les Genres

2. Remarquer aussi que la Mixolydisti a un caractère tout à fail spécial, dans le groupe dorien : elle possède au grave une quinte diminuée.

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l.KS Ol'INTES MODAI.HS

86. I.i' loc'Unir sr demanilera sans doute s'il n'y a pas d'autres raisons, plus d(''cisives, qui aient fait adapter, à l'exrlusion de toutes autres, les quinles modales dont les types sont :

Vdononnc II V'phrygicnne Vlydicnne Vdorienne 1

Pourquoi les quintes suivantes ont-elles été incapables, dans l'opinion des Anciens, de fournir le même appui à des modes?

En d'autres termes, pourquoi les modes de ré et d'ut, de la forme :

rg.-,.

ont-ils été bannis de la lan£;ue musicale hellénique? Un texte de (laiidence rend compte de cette proscription-. Ce texte est un commentaire de la doctrine aristoxénicnne, la(|uelle, en cette matière, est le rellet de la pratique, .-^listoxène, en faisant l'examen delà doctrine modale et en analysant la structure des harmonies, avait dressé le bilan, reproduit par Gaudence, de toutes les constructions consonantes de l'octave, c'est-à-dire de toutes ses divisions par quinte et quarte. Or il avait éliminé précisément celles où la quinte prend la forme la-ré

ou la forme sol-ul. Ni les Ëlcments harmoniques d'Aristoxène ni les commentaires de Gaudence ne donnent la méthode d'assemblage des quintes et des quartes à l'intérieur de l'octave. Mais Gcvaert en a dégagé le principe : n'ont été jugées régulières que les octaves modales dont les deux consonances constitutives se composent de sons ayant une équivalence

© © ® © h) ^ . sol Ja

correspondanci; litracoiilale des (juintes considérées, on voit immédiatement que :

dans la quinte mi-ln, — lue, comme celles qui vont suivie, de l'aigu au grave, — les deux sons occupent les sommets respectifs de leurs tétracordes;

dans la quinte si-mi, les deux sons occupent les bases tétraconlales;

dans la quinte ré-sol, les deux sons tiennent le 3° rang à partir de la base;

dans la quinte ut-fa, les deux sons sont à la seconde place.

Au contraire, dans la quinte la-ré, la est un son fixe, et ré un son mobile; car ta est un son 4, et ré un son 3;

Dans la quinte sol-iU. sol est un so>i :!,!(« est un son 2.

Ces deux quintes lurent jugées incorrectes et inaptes à constituer l'ossature essentielle d'un mode, tant était fort et rigide le lien théorique qui unissait tous les tétracordes du Système Parfait.

87. Faut-il se récrier contie cette subtilité? Les (irecs, par un respect absolu pour des cadres sonores dont ils exagéraient l'importance, n'onl-ils commis là qu'une erreur de logique?

11 semble qu'il y ait d'autres raisons. V.n voici une : on doit tenir compte de la pratique professionnelle,

15 die3is(V.'juste. = lif)

i5 dié3is(V5uile=l'fJ

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de position dans le Système Parfait. D'où radiation des assemblages o, 6, 11, 12^.

En effet, si l'on figure, sur le schème suivant, la

î. Le signe A marqueta Disjonction {OJ [22].

2. Il est évident que la o'e diminuée fa [mi ré ut] si s'exclut d'ellemême.

en ce qui concerne la quinte sol-ut. D'accord avec la notation, les virtuoses s'elforçaient d'émettre les ut et les fa à une diésis de la base seulement. Les quintes sol-ut sont donc discordantes, puisque sol occupe sa place normale dans l'échelle construite par consonances, tandis que i(t est artificiellement abaissé d'une diésis. La quinte ut-fa reste consonante, car ses deux sons subissent le même abaissement, mais ses deux sons compréliensifs instables, exposés à tous les tiraillements que Platon raillait, ne constituaient pas des cadres assez solides pour qu'une Quinte Modale y prit son assiette.

Gevaert {Mélopée aiitiiiue) a montré la persistance, jusqu'au x" siècle, de l'exclusion des modes ré-la-Ré, ut-sol-Ut. Le chant de l'Église chrétienne, qui a emprunté à la musique hellénique les seuls modes de MI, LA, SOL, FA, SB terminant sur la fondamentale har-

EOLISTI

■DOKISTI

lASTI

HYPOLTDISTI

monique, a exclu, comme l'art antique, les octaves modales appuyées sur les quintes la-ré et sol-ut. Cette

i. Aristoxene supprime aussi la formule 7, mais puisqu'il admet la formule I, cette inconséquence ne doit être qu'apparente. Le texte qui la dissiperait fait défaut.

Esr.YCLnpÉniE de la misiqve et nicTinyxAiriE or roxsEnvATornE

persistance dans les « mœurs harmoniques » impli- ([ue autre chose qu'une bévue prolongée. Il y eut de la part des Grecs et de leurs successeurs, les cantores primitifs de l'Eglise chrétienne, une sorte de répulsion pour les modes de nj-la-t-é, ut-isol-ut. On observera que notre Majeur est l'un des deux proscrits : il devait se venger plus tard. Quant au pseudo Mineur moderne, qui n'a vraiment pas droit à l'e.xistence individuelle, — car il n'est qu'un plat vassal du Majeur, — il sortira de l'échelle rù-la-ré. Cf. {Histoire de la Langue musicalej p. 346, 487, 290, 471, 483, etc.)

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