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Au iliapoâoa antique

et l'on en tire celle constatation que les échelles

EXCVCLOPÉDIE DE LA MCSIQVE ET DICTlOS^AIliE Dr COXSERVATOrnE

des tons, rangées du grave à l'aigu, sont dénommées à l'envers des octaves modales découpées sur l'échelle commune et qui se succèdent de l'aigu au grave.

Le malheur voulut que Boèce (vi« s. ap. J.-C), en transcrivant les échelles des tons, qu'il prit pour des échelles modales, et ne s'apercevant point de sa bévue, légua aux canlores du Moyen Age une erreur qui fut entretenue avec piété. Ils appliquèrent ces dénominations à leurs octaves aulhentes et plagales... (< Or, comme la série des tons et celle des modes suivent chez les Grecs une marche inverse [m], le système modal se trouva entièrement pris à rebroussepoil. Mille ans ont passé depuis lors, et la nomenclature de .\otUer et du pseudo-Hucbald, retapée au xvi" siècle par Glaréan, est toujours en usage parmi les plainchanlistes... bien que son absurdité fondamentale ait été mise hors de doute depuis longtemps' ! »

Cette cause de coul'usions persistantes devait être signalée ici : elle empêche les praticiens du chant

Guitare (pmàoura?) tenue par une des Muses qui décoraient à Mantinée la base d'un groupe de Praxitijle. Les Irois cordes que Pollux atlrilme à la pamlimm conviendraient parfaitement au manche de l'instrument représenté ici, vu sa largeur. La main droite gratte les cordes (avec un plectre, serable-t-il). L'altitude de la main gauche, qui serre les cordes contre le manche, est excellemment rendue. Malgré la mutilation des parties fragiles, la forme de l'instrument est très reconnaissable. — Bas-relief découvert à Mantinée par Fougères, et remontant au milieu du iv" siècle. Voy. l'article cité de Th. Reinach, Henie des Eludes Crecgues, 1895; et Max. Collignon, les Sliiliies funéraires iluns l'art l/rec, fig. 92. — Miisèe mUiomil d'Athènes.

ecclésiastique d'y voir clair lorsqu'ils veulent remonter aux sources antiques de leur art-.

Lorsque le tonaire antique fut complété par les néoaristoxéniens (i""' siècle de l'ère clirètiennel, la terminologie se compliqua. L'intercalation des Ions à centre les tons à b entraîna sinon la création de termes nouveaux, du moins un usage nouveau des termes anciens : redoutable cause d'erreurs. Il y eut, à côté du ton hypodorien, un ton éolien, alors que, dans le domaine des harmonies, Hypodoristi et Kolisti désignent le même mode. Les tons hypodorien et éolien n'ont, au contraire, aucun contact. Il en est de môme des tons hypophrvgien et iastien.

On a vu plus haut (29) que le sens des préfixes hypo et hyper, dans la terminologie des tons, est nettement établi par les distances sépariitives (quartesi, tandis que, en ce qui concerne les modes (bb), l'interprétation de hijpo est tout autre.

i. Gevaert, MHop'^e antique, p. :i(J.

2. M. Francisque Greif apporlerait-il, par son hypothèse, un remède à cet imbroglio?

Guitare ipandoura ?) tenue par une jeune Béotienne. De l'instrument il ne reste que la partie supérieure de la caisse et la naissance du manche. Mais les doigts de la main droite qui pincent les cordes et ceux de la main gauche qui 't font >i la note sont clairement expressifs. Th. Reinach observe que la musicienne — publiée par lui dans l'article précité (XLV) — tient son instrument horizontal. — Figurine de terre cuite trouvée à Tanagra (Béotie), modelée au iV siècle av. J.-C. — Musée du Louvre, salle L.

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