‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 681 sur 1158 · L < ^ KL · texte numérisé non relu

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Observer limportance que, dans ces deux petits airs, prend la tierce de la fondamentale, Xul médiante. L'accord la-ul-mi est exprimé deux fois. Il est vrai que si l'instrumenlisle se conlorme à la notation et l'ait de Viil un son exharmonique, cet accord est piteux. Mais le Diatonique vulgaire n'étail-il pas le plus souvent préféré dans la pratique do ïéolisti, « la plus cilliarodique de toutes les harmonies » au dire d'Aristote, la plus apte, par conséquent, à accompagner la voix du citharède'? Il est vrai que là même en Diatonique, le réglage pythagoricien donne u Vut une position telle que l'accord la-ut-mi est faux. .\ussi les Grecs ne l'ont-ils jamais pratiqué en sons superposés.

Ces modestes exercices soulignent l'importance de la quinte modale. Ils en révèlent le sens harmonique; ils en présentent avec insistance les jalons principaux : en Eolisti la finale est en même temps la pseudo-tonique du mode.

Le père Kircher, au xvu» siècle, copia i?), dans un manuscrit appartenant à un couvent de Sicile, la première strophe — moins le dernier vers — de la i" Pythique de Pindare. Ce manuscrit n'a pas été retrouvé; et s'il n'y a pas de raisons musicales absolues qui permettent d'accuser le père Kircher de supercherie, cette Hypodoiisti a un parfum moderne quelque peu troublant. Ce monument est donc suspect. J en donne ici la version de Gevaert. Le texte, autrement rythmé, se trouvera plus loin [432], avec ses deux graphies juxtaposées.

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[251] 1 Chanleur accompagné par un instrument à cordes. Voj . tes images X.\X à .\.\.\II1 et analogues.

ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOSSAIRE DU COXSEnVATOIRE

La quinle modale se trouve ici encore nettement installée. La cantilène descend d"un degré au-dessous de la finale, à deux reprises. Les mélopées doriennes nous ont déjà livré des exemples de cette extension vers le grave. Remarquer que l'usage de cette « sous-rmale » sera extrêmement répandu dans les chants liturgiques du Moyen Age. Dans ces œuvres musicales, survivances des mélopées helléniques, non seulement se retrouvent les antiques modes, mais jusqu'aux habitudes mélodiques, dans leurs détails. Voy. ci-dessous, le chapitre IV.

Le 6'= degré (fa) est absent de la mélodie.

La triade modale {lu-ut-mii est, dans ciiucun de ses éléments, percutée avec insistance. Mais c'est manifestement Vitl (la pseudo-médianlei qui prédomine. II semble même s'insinuer provisoirement comme pseudo-tonique dans le 3'' vers et au comniencemeut du 4°. Ce serait là une sorte de modulation passasère au mode majeur relatif iiiti.

Ainsi l'Eolisli (Hypodoiistii diatonique, présentée sous la forme d'une octave descendante, est identique à notre gamme mineure descendante.

Si l'élimination du fn (6'- degréi est systématique

et si la découverte d'autres monuments musicaux en Eolisti établissait qu'elle fût ordinaire, la gamme éolienne, défective, se réduirait à

ce qui supprimerait le Irilon, la fausse quinte iquinte diminuée) et la sensible du mi. De là résulterait pour « la mélopée éolienne une douceur inconnue aux autres modes conservés en notation grecque ». 93. L'harmonie phrygienne directe, l'Iasti (= Hypolasti.

£màleët tonigie [253]

.phrygisti), est représentée par un chant cilharodique composé au ii'= siècle de notre ère et attribué à Mésoméde.

Version de fievaert (cf. [474]) :

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