‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 683 sur 1158 · IL faut a uûtre diapason la placer au sol\^i = fa · texte numérisé non relu

IL faut a uûtre diapason la placer au sol\^i = fa

modes médiévaux. Gevaert a observé que la Doristi et rilypodorisli, assises sur une quinte tritoniée, — c'est-à-dire renfermant le triton, — sont représentées dans r.\Mtiplionaire primitif par un nombre d'antiennes bien moindre que l'Eolisti et l'iasli. Celles-ci régnent sur les IS/l.ï du recueil. C'est dire que les modes les plus " doux » prennent le pas sur les autres et que >< dés son origine la mélopée des chrétiens d'Occident révèle une tendance marquée vers la consonance, n

Les transformations modales, le retour des modes, sont exposés dans Vlli^loire de la Innijue mxtsicak.

I. Los Harmonies antiques (inodesi peuvent se grouper en deux familles, caractérisées par la nature de la tierce inférieure incluse dans la quinte modale.

Le GROUPE DOBiE.N (national) a cette tierce mineure. Le GROUPE PHRYGio-LYDiEN (sxolique) a cette tierce majeure.

II. Les modes étrangers n'ont pu subir une pareille réduction à l'unité sans perdre de leur autonomie. Asservis à la Doristi prépondérante, ils ne sont que l'ombre d'eux-mêmes.

ill. Malgré cette adaptation, ils constituent des échelles ditférenciées, qui ont lentement cédé le pas au Majeur moderne. Kmployés mélodiquement par les Anciens, mais chacun d'eux étant à proprement parler une Harmonie, ils tendent aujourd'hui à revivre dans notre art polyphone et à lui apporter un renouveau.

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