Pi.cTAnQCF, De Superstitiouc, Mil
ÏO. Exode, XXXII.
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SYRIENS ET PHRYGIENS r,9
de ce },'onie sur les coupes de bronze dues au buciii des Cliypi-iotes. Autour d'un objet sacre, cônede pierre ou nid de colombes, sous le portique des temples, se déroulent de longues larandoles au son des (lûtes et des lynipanons'. Ainsi les vierfjes deSilo cék'braienlelles la t'iHe du Seigneur dans les vignes dépouillées de leurs fruits où se cachaient de hardis séducteurs'.
Ce fut également en dansant au son des tambours et des flûtes ipie les habitants et les rois des villes de Svrie, teniliés par l'approche du général assyrien llolophorne, sortaient au-devant de lui avec des torches et des tlani beaux'. De même quand David rentra au palais après avoir tué le géant philistin (ioliatli, toutes les femmes d'Israël sortirent à sa rencontre, dansant et chantant, avec des tliUes et des tambours'.
Lors(pie Jacob, lils d'isaac, se fut enfui do chez son beau-père Laban, qui habitait une ville île la Syrie du Nord, celui-ci se mit à sa poursuite et, quand il l'eut rejoint lui fit de vifs reproches. « Pourquoi, lui disait-il, as-tu cache ta fuite'.' Pourquoi m'as-tu trompé en ne me l'annonçant pas? Je t'aurais accompagné, au milieu des cris de joie et des chants, avec des tyrapanons et des kinnor". » Ainsi, à cette époque reculée, les membres de la tribu avaient l'habitude de faire une partie de la route avec celui ((ui s'en allait chercher fortune en de lointains pays; pour adoucir les tristesses de l'adieu, on chantait, on jouait des instruments, cependant que les anciens songeaient, non sans angoisse, au sort qui attendait l'aventurier loin de l'appui secourable de ses frères. i
Dans les villes de la côte, dans ces ports phéniciens | où la vie était large et facile, on vivait au milieu d'un concert perpétuel. « Je ferai cesser, s'écriait le dieu des Juifs par la bouche de ses prophètes, je ferai cesser, 6 'l'yr, le bruit de tes chants de joie, et la voix de tes kinnor ne sera plus entendue désormais"! » j N'avait-on pas d'ailleurs, au jour de leur naissance, préparé pour les rois de cette ville opulente des tyrapanons et des tlùtes''?
I' Dans un festin, disait le fils de Sirach, un concert | de musiciens est comme une escarboucle ou comme | une émeraude enchâssée dans de l'or*. » L'n bas-relief chypriote, qui a profondément ressenti l'iiitluence de l'art grec, représente une scène de banquet'. Les convives sont assis ou couchés nonchalamment sur des lits richement décorés; des serviteurs s'empressent autour d'eux, tandis que de gracieuses musiciennes les charment autant par leur beauté que par les doux sons qu'elles tirent de leurs cithares et de leurs tlùtes. Une scène analogue se voit sur une coupe de bronze de travail phénicien'". Dans une tombe de la vallée d'Idalie en Chypre on a trouvé six pièces grossièrement modelées en lerrecuiteetlégèrementcolorées". 1 Il y a là deux ânes chargés de paniers, un esclave juché sur un baudet et porteur de deux outres, et enfin trois chars où se trouvent un homme, une [ femme, deux chanteurs accoudés sur des coussins, i ouvrant la bouche toute grande, et, nonchalamment étendu, un joueur de flûte. Nous avons sans doute sous les yeux une partie de campagne; quelque riche '
I. Voirfig. 109 cl coupe d'Idalie apud Peeirot-Chipiez, Bisl. de l'Art, i. Juges, XXI, il.