Le tableau suivant peut en être dressé
(pas d'exemple ccnim.]
Dactyle
! lambi
(pas dexsraple coimu.) L:;
• anapeste
157. Constituée par un seul temps, la mesure simple est une forme rythmique exceptionnelle.
Parmi les temps fondamentaux énnméiés, ceux qui se prèleul le mieux à la transformation en mesure sont les temps contenant plus de 4 unités, les péons et les ioniques.
Les temps de 3 et de 4 unités ne sont guère érigés en mesures que dans les mesures composées hétérogènes. On verra plus loin l'iambe s'unir au crétique en conservant sa battue propre, pour former un dochmiaque (201).
IfexBmètre àactj'Iiqiiej?)
rmajeur
mrawmètres de 1 Anonj-me
Lunneur
MESURES D.\CTYLigrES
158. D'après le nom donné par les Anciens eux-mêmes au vers homérique, on aurait dans Vhexnméire dactijlique (^ 6 mètres composés chacun d'un dactyle) un assemblage de 6 mesures.
C'est là une étiquette tardive, qui ne correspond qu'imparfaitement à l'organisme du vers épique : la coupe des mots en fait foi. Cf. [392]. Exemple :
1. En imitation du péon épibate antithétique décrit par .\r. Uuintilien [360, m].
E.Xr.VCLOPÉDlE DE LA AflSfQUE ET DICTIOXyMP.E DU COSSERVATOIRE
[:i'.iO]
Cela ne doit pas être le rythme primitif. Cette question ne relève que de la Métrique : aucun tex(e musical n'éclaircit le problème. On remarquera que la mesure 5 est un dactyle pur (abstraction faite de l'emploi exceptionnel du spondée à cette place). La mesure 6 est toujours dissyllabique.
MESURES AXAI'ESTIQUES
159. Le seul exemple musical que l'on puisse citer de pieds de quatre unités individualisés en mesures est tiré de l'Anonyme. La notation, complétée par les points du Posé, se présente dans l'ensemble des manuscrits sous la forme :
pareil exercice la musique soit en cause — on puisse {.(rouper deux à deux ces anapestes, l'élève devait les rythmer j, ^ comme si chacun d'eux eût été une mesure. Cet exemple, on le voit, ne tire pas à conséquence.
MESURES l'KONIQUES IQUIXAIBESI
160. Les temps sont souvent ici assimilés aux mesures etbattus comme tels. Lepos^ et le levé du temps deviennent donc, régulièrement, le Posé et le Levé de la mesure.
Les vers lyriques faits de péons sont principalement des tétramètres.
Les péons crétlques onlpour type de mesure la forme
Ce sont là des anapestes, dans lesquels la noire est monnayée. Il en résulte une série de temps entièrement résolus en leurs unités constitutives : des procêlemmatlques, disaient les Grecs. Dans la musique vocale ces séries ininterrompues de brèves sont exceptionnelles.
Bien que musicalement — si tant est que dans un
et pour variantes de cette forme les monnayages :
Il est rare que plusieurs mesures du type 3 se suivent. Voici quelques schèmes de vers crétiques tétramètres :
Aristophane .
Simniias,cité par Hophcstion.
Aristophane.
IJCJ* P ^ ^^^^
SimmiaSjCili' par Hephestion
■\\u :.^ .g=r^ cjT -^ l; n
[iUOl
Quelquefois le dernier pied subit une condensation des unités (les Grecs disaient une catalexc, mot qui dans bien des cas est synonyme de syncope) :
Kou-Kt-Ti Kï - TnVBe -nci-Xiv o'i-Kob' ù-iiô (lia- ou<; [4011 Lysistrata.^SZ
Exemple d'hexamètre :
Il y avait deux espèces de crétiques : les uns théti-
ques '. \ ^ r ^ ! » ^*^^ auLies (inLiLuuiiquca • I ' ' T
; I I» f «), les autres antithétiques: 1^* * f
Dans ces derniers le Posé est la plus •~ ^ w ~ "^ ~i ~ ^ ■■ ~ ^ ~\ - ^ 7 ~ '^ ~ courte des deux divisions de la me-
ii ^ f J~^ w p ^ p p Sa p p } f f ^ » # J sure. On constate ainsi que le genre " r k - r. Y r V l p l V l V hémlole admet aussi bien
Tav^u-yâ-ba ^intiipo-îiûjç, ràv {'•Ko-Bev ÉKBo-Xaîi; buaOe- oic op)it-vov
r.joji Suppliante;, Wû'l
Il y a des cas où la forme à 5 8 n'est qu'une appa- 1 rence et où le crétique est un ditrochée dont le se- 161. Le péfm haccltinquc ou baccliée. qu'il faut bien cond pied est condensé : I se garder de confondre avec le diiambe condensé :
lllSTOIliF. DE I.A MrSlQll':
GRÈCE '.n.T
ilont la chanson de Tralles [441)1 montre un type, est lin [ileil (ininaiie, qui semble être l'aiitaf^onisle du crétiqiie, de la même manière que l'iambe osl l'antaj;oniste du liochée. lîattue cependant incertaine, éni;;niatique. Les niétriciens donnent à entendre qu'elle licut être :
Kj jL J. ' ""'"^ princip.'il. P ' ictim secumiairo.
ce qui est au moins singulier.
D'après eux, il faut écrire de la façon suivante les tétraineires baocliiaques, de forme très simple, que l'on trouve délinis dans Héphestion et dont Eschyle a usé, en des moments pathétiques :
lîç àv- ù), Ti(;ob-(ià -npo-aén - Ta p." B-itier-Y"<:;
Rometiee.115
Le monument étudié ci-après (Air de l'Anonymei parait présenter la battue :
162. Un fait est hors de doute : dans les mètres péoniques (quinaires) le contact du 6;8 et aussi du 3/4 avec le 3/8 est considéré comme un tempo l'iibalo agréable. Le mélange de ces trois formes rythmiques est goiité par les Oecs et aussi par les Latins.
L'isochronisme n'est, dans la lyrique grecque, qu'un élément fort secondaire. A l'encontre de ce qui se passe dans les vers en longue série, faits surtout pour la déclamation ou la lecture, il a été éludé en mainte occasion par les poètes-musiciens du lyrisme. Le Îi/S, le 3 4 et le 6 8 vivent en bons voisins. Sur ces fluctuations rythmiques, Laloy a écrit des pages pénétrantes'.
Assez souvent, lorsque dans un même vers les péons antagonistes se rencontrent, il arrive qu'ils soient séparés l'un de l'autre par une mesure de 6 unités. 11 y a là un procédé ingénieux, délicat, quelque chose d'analogue peut-être au rôle joué par le choriambe dans le vers sapphique i204|. Mais dans l'incertitude de la battue, je me contenterai d'écrire avec une double haste (140), ce qui est une solution... prudente :
[410] Alceste, 595-604.
Une preuve qu'on peut se passer de l'allongement du 5/8 en 6 8 dans de tels vers est fournie par une