‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 736 sur 1158 · ni-TUjiyioû-oa tia-Aai —à · texte numérisé non relu

ni-TUjiyioû-oa tia-Aai —à

Timothéefr 7Berjk

Quant au remplacement du trochée ou de l'iambe parle tribraque, il se fait n'importe où : c'est une équivalence :

^^^^TT^=t^Q^

oo »-* — w ^.- v-* *-^^

ra-pô xopeuo - ^lé vuj|tpi-iio-5i

lon.'iêJ [411]

De sorte qu'on aboutit parfois à un vers ainsi résolu:

C'est rare. Les Anciens se sont montrés peu amateurs, dans l'art vocal, des longues séries de brèves. Mais sans doute ils les acceptaient dans l'art instrumental.

172. En admettant que le texte primitif n'ait pas été corrompu, les mesures 5, 11, 17 de '430j [437] sont intéressantes : elles montrent que le ditrochée peut être remplacé par le dispondée et que, dans un rytiîme bien établi, la partie pure, intense, peut, elle aussi, admettre un substitut, par suite de la vitesse acquise.

173. Dipodie iambique : Diiamke [360, 3,; el ii:.]. — La forme thétique est adaptée : Voy. i'" Pythique de Pindare [452]. La forme antithétique est la forme normale.

Un exercice de l'Anonyme en montre explicitement le balancement rythmique (Levé +Poséi appliqué ici à un dimètre. La place du point qui marque le Posé est intéressante : elle coïncide aveclepo.st" du temps. Mais la croche qui précède la noire fait partie du Posé avec elle. Il y a là une abréviation séméiographique imaginée pour mettre en évidence la structure interne du temps.

Cet exercice a pour schcme métrique :

Texte et transcription en hauteur vraie :

i-ri F hL rF

t-L-FP i-Fi r

Ce qui a été dit précédemment du ditrochée et du diiambe permet de se rendre un compte exact du rythme et de sa battue dans le monument connu sous le nom de chanson de Seikilos, petite pièce charmante dans sa brièveté. Elle fournit la preuve que le trochée el l'iambe, en 6/8, peuvent se substituer l'un à l'autre, dans les morceaux lyriques, et que l'antagonisme dont ils font parade ailleurs fait place ici à une tolérance mutuelle.

Voici le texte, dont Th. Reinach' a donné un remarquable commentaire, et auquel est appliqué le mode de graphie rythmique déjà connu du lecteur. Comparez la transcription ci-dessous à la version précédemment proposée [259].

Chanson de Seikilos.

(Iiiscriiilion de Tialles.

ha

J;riq (jiai - - vou,

— OU -^ w Ci Ji

lin-bèv o-Auiç ou Xuit-oû

CKZIKI KCOd)

TTpôc; ô-Ai-yoY é g* - ti tô ^nv

TÔ TÈ-AoÇ Ô)(p6-Y0q

Cette transcription diffère de celle de Th. Reinach à la dernière mesure. La pierre présente les signes :

Dans sa discussion d'une leçon de Crusius', M. Reinach lui-même me suggère la traduction ci-dessus : je considère que le signe de la longue (-) s'applique aux deux derniers tiers « de la syllabe niélodiquement dédoublée » en un tribraque iambique :

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