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et jamais en Israël on n'avait vu Je si beaux nables, de si beaux kinnoi'.
En Grèce, on chantait dans certaines cérémonies religieuses une certaine mélopée plaintive, Vailinos ou Unos. Les savants et les poètes pensaient que ce nom lui venait de Linus, fils d'Apollon, qui avait enseigné l'art du chant à Hercule. Ce mot est en réalité d'origine sémitique; il rappelle le al lanou, u malheur sur nous! » qui termine certains psaumes hébreux. Hérodote constatait lui-même qu'il se chantait en Phénicie et en Chypre des airs fort remarquables analogues au Unos grec-. Le refrain d'une de ces lugubres lamentations fut pris pour son nom et devint, dans la langue grecque, un adjectif ayant le sens de plaintif, désolé, lamentable.
Un siècle après Jésus-Christ, la musique phénicienne passionnait encore les contemporains de Dion Clirysostome, et les instruments syriens étaient toujours en vogue'.