‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 748 sur 1158 · Tro,iennc:i. ï · texte numérisé non relu

Tro,iennc:i. ï

6 1. 6 Li. i

66 • At ■ ovîojrav OT- av.

Vers 1, 4, deux dliambes [360, i; (dimètre). Vers -Z, dcu.x létrapodies iamhiques f.'lOO i«l Mimètre). ' ^

Vers 3, <Ien.x diiambes avec syncope (anaclase) médiane idinn'tre).

Vers ;;, une tétrapodie iambique [360, «l (monomètre).

I.e vers 11, qui sert de conolusion, fait basculer le ryliime : c'est une tétrapodie trocliaique 1360, r/. le Posé de ce vers affronte le l'osé de la tétrapodie ^ précédente. Ce choc, par inversion de la battue, — est fréquent à la lin d'une strophe. Mais il peut >— se produire à toutes les places. L'astérisque signalera dorénavant ce chavirement de la battue. 208. Le mélange, dans la même strophe, des vers trochaïques et des vers iamhiques est fréquent Voici le début d'un chœur de Sophocle où le monnayage ne laisse guère de doute sur la nature des espèces rythmiques :

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Et la strophe se termine jiar ce dimètre fait de deux diiambes :

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qui renverse une dernière fois la battue au profit du rythme iambique.

Vers 1, deux iripodies iamhiques [360,28] (dimèlre).

Vers i, tripodie iambique (monomètre).

ESCYCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOSXAIRE DU CnSSEnVATOlRE

Vers 3, 4, o, tétrapodie iambique [360, i8^ (monomètres). Ainsi battue à cause de l'aljsence de coupe dans deux de ces vers sur trois. On pourrait en faire aussi des dimètres sans coupe,. — cas fréquent.

Vers 6, ~, 8, lélrapodie trochaique [3C0, lo^ imonomètrei.

Uniformiser la battue au profit du rytbme iambique, en adaptant les trochées et en les rendant antitliétiques, serait une atteinte portée aux intentions du musicien-poète. Il a eu ses raisons d'afîronter des rythmes antagonistes. L'étude du texte devient indispensable pour les soupçonner.

STROPHES DACTYLIQOKS

209. L'exemple suivant va fournir des dimètres dactyliques, dont chaque mesure est un didactyle [360,;,], au milieu desquels s'insinuent (v. 2) un dimètre iambique fait de diiambes [360, j] et un dimètre anapestique (v. 4) fait de dianapestes [360, s]ilol-i;;8, 159-166.

CEdipe Roi,

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Sur sept vers, quatre sont dactyliques; et la strophe conclut sur des dactyles.

Le vers 2 est un dimètre diiambique, ce qui amène

entre 1 et 2 un renversement de la bascule rythmique. La preuve que le diiambe est bien antithétique est fournie par le substitut de l'antistrophe'.

Le vers 3 ramène la battue thétique. Le vers 4, comme le vers 2, est antithétique, mais selon le rythme anapestique. C'est le type connu du paréiniaijiie [470]. Au vers o, nouveau chavirement de la battue, qui va rester thétique et du type dactylique, jusqu'à la lin.

11 se produit de la sorte 4 chocs rythmiques dans le cours de cette strophe :

entre I e 2

— 3 et 4 entre 2 et 3

— 4 et 5

Levé contre Levé.

Pose contre Posé.

Telle est une des pratiques les plus singulières de la battue antique; elle suppose que le chef d'orchestre ou de chœur avait le bras — et le pied — souples!

210. L'exemple suivant, constitué seulement par les deux premiers vers de la strophe, — tout le reste étant francliement dactylique, — montre un remarquable choc de deux dactyles. Le premier de ces dactyles constitue le Levé d'un didactyle normal 'donc thétique) |360, ■,]. Le second est aussi un Levé, mais dans un dianapeste normal [360, »[ (donc antithétique). Delà cet atfrontenient que marque l'astérisque, et qui se produit entre la fin d'un diraetre et le commencement de l'autre.

Héraclules, ,6,9.020:

LtVE

.Vins (UO.NODIES) AXAPESTIQL'ES

211. La différence essentielle entre la Strophe et l'Air réside dans le fait que la strophe se répète mélodiquement et rylhmiquement au moins une fois dans l'Antistrophe, sur des mots nouveaux, tandis que l'Air est isolé et reste unique. Ici le poète précède le musicien, lequel avait, comme on l'a dit (2()o), pris le pas sur le poète, dans la composition de la strophe. Mais la structure rythmique des « monodies- », inliiiiment variée, parait tout aussi libre que celle des strophes.

Parmi les airs anapestiques, les uns sont presque exclusivement faits d'anapestes; dans ce cas les longues sont nombreuses, — surtout dans les anapestes <i douloureux » de la tragédie; les autres sont polymorphes, et si le rythme anapestique y prédomine, les plus curieuses dislocations s'y introduisent.

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