‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 76 sur 1158 · Daniel, III · texte numérisé non relu

Daniel, III

pion, l'élève de Terpandre ; mais M. Ueinach a montré récemment comment cette tradition erronée avait pu s'établir'". La cithare était beaucoup plus ancienne, mais c'était à l'origine un instrument assez primitif, à quatre cordes vraisemblablement. Ce fut en Phrygio- Lydie qu'elle reçut les premiers perfectionnements : la cinquième corde fu t ajoutée par Gorrebus, flls d'Atys et roi de Lydie, mais ce fut Hyagnis le Phrygien qui y plaça une sixième corde".

Fig. 117. — Cithare asiade.

La magadis. — Le mot mayadis signifie en grec octave, » et plus particulièrement l'octave harmonique obtenue en arrêtant la vibration d'une corde en son point milieu ». De bonne heure on donna ce nom à des instruments de musique d'une construction spéciale. Le plus connu d'entre eux est un instrument à cordes d'origine lydienne dont, au vu" siècle, Sapho aurait contribué à propager l'usage. D'après les renseignements recueillis par le polygraphe Athénée'-, la magadis aurait eu vingt cordes disposées en cinq groupes et se répondant à l'octave. M. Gevaërt a essayé de donnerune échelle de cet instrument en s'appuyanl sur ces données". Elles ne reposent en réalité que sur deux vers d'Anacréon et de ïelestès, ce qui enlève bien de la valeur à la reconstitution du savant musicographe. On a, en général, beaucoup trop de confiance dans les descriptions d'instruments de musique faits par les poètes de l'antiquité. Irait-on de nos jours étudier la structure du luth dans les œuvres de Lamartine ou d'André Chénier?

« Dans la magadis, — déclare Aristote, — une seule consonnance correspond à des cordes de même son; dans les cordes correspondantes, même en n'en touchant qu'une, on lait entendre la corde pareille, car l'octave à elle seule contient en quelque sorte le son des deux. 11 en résulte que, même s'il n'y a qu'un son qui résonne dans cet accord, on entend la consonnance des deux et on les chante tous les deux aussi bien que quand l'un est chanté et l'autre produit par la flûte, tous les deux résonnant comme s'il n'y en avait qu'un''. »

8. EcRlpiDE, Cyclope, t. 443 ; Aristophane. Thesmophories, v. 120 ; de.

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