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Nol;i ; pour le nom ot rexplicntion de ces signes, consulter ie texte ci-contre.

Dans notre tableau nous n'avons indiqué que les principau.x de ces signes, une quinzaine, ceux qui correspondent au.x accents ekphonétiques byzantins; il y en a soixante-dix autres, dans le détail desquels nous n'entrerons pas.

Endn, nous publions pour la première fois des notes musicales syriaques, dont l'exemple est à peu prés unique : la transcription en a été faite pour nous sur un manuscrit du Liban qui la renferme'. Disons de suite qu'on en ignore absolument le sens : toutefois, il parait certain qu'elle a dû être interprétée dans le genre des notations byzantines et arméniennes. Elle oll're un progrès sur l'ancienne notation arménienne ; il y a un signe au moins à chaque syllabe.

Mais, dés une époque tiès ancienne, sûrement antérieure au xr- siècle, les Byzantins et les Syriens avaient déjà employé les signes ekphonétiques dans un sens diaslcmd tique. Cette notation, peut-être depuis saint Jean Damascène, n'a cessé de se transformer, et c'est encore sur ses bases que le réformateur

1. Menaion syriaque, bibliotlièque Ju séniinaice de Cliarfé, in-i°, non paginé, sans dale; le caractère de l'écriture est du xiv siècle environ. Un seiU autre nis. olVre celte notation. l'Oktockhos syriaque u'^ 28 de la bibliotbèque patriarcale du Saint-Sépulcre, à Jérusalem.

Chrysanthe a fixé la séméiographie byzantine moderne. Toutefois les stnrovières ou « vieux-croyants » de Russie, qui n'ont jamais voulu admettre les rnodilications lilurgiqiies, ont conservé une forme très primitive de celte notation.

Dans la notation byzantine, il y a deux espèces principales de signes : les caractères pliont'tiques , exprimant soit la répétition d'un son, soit un saut de deux ou plusieurs degrés; rien n'indique cependant quelle est la grandeur précise de cet intervalle : elle est déterminée par les divisions de l'échelle diatonique, chromatique ou enharmonique d'après laquelle est exécuté le chant. Dans les formes anciennes de la notation byzantine, les caractères phonétiques, nommés aussi ijrands signes, sont subdivisés en corps et en esprils.

La seconde espèce est celle des caractères aphones, ou lijijjostaseS; qui se joignent aux premiers pour en déterminer l'émission, en augmenter ou en diminuer la durée. C'est ici que s'est donné libre carrière l'imaginalion des knliiinstai et des muistorex, dans les œuvres desquels on peut trouver l'emploi d'une ciin|uantaine d'hypostases.

Enfin, le ton des pièces est indiqué par les miirli/ries, et les modulations par les pldhorai. Les marlyries

insTniuE nE i..\ ursioiiK

MOYEN A GE RM

n'étaient priniitivoment que le numéro des échelles tonales, A' ou a', IV ou fl', 1" ou y', ^' o" ^^'i avec, pour les [il.inales, racljonrlion de la lettre it, initiale do pldijHis. l'elil à petit, comme les clefs de notre notalion, ces lettres ont Uni par se transformer en signes divers.

I,es plilliorai indiquent les modulations ainsi : la pMliora d'un ton, placée sur une autre noie, indique une nouvelle <livision de la;;anime sembl.ilile à celle du ton de la plit/inra. Par exemple, Uiphlliora de ré (échelle mineure , placée sur fa (échelle majeure), indiipie (|ue l'échelle de fa prend ;i cet endroit les mêmes intervalles que celle de ftK

Les rélormaleurs de la musicpie byzantine ont inventé pour la solmisalion les syllabes pu. voii, i/d. (//, Af, dzo. ne. qui correspondent à peu prés à : î'^, mi, fa. Sol, la, si, ul.

Les réformateurs arméniens onl adopté un autre système : sept signes fixes indiquent les degrés correspondant à ilo. ré. mi, fa, sol, /«.sr-, qu'ils sollient po, è, vi-, bè. klio, ne, pu. Avec adjonction d'un petit trait, les signes d'intonation représentent l'octave supérieure.

L'ne seconde calégorie de signes représenle les valeurs, depuis celle qui correspond à la ronde, jusqu'à la quadruple croche.

Outre toutes ces espèces désignes, les notations que nous étudions en ont également qui correspondent h nos dièses et bémols.

NOTATIONS PRIMITIVES (Voir page précêdent'i.)

Nous indiquons dans ce tableau, suivant l'ordre des chillres de chaque ligne, les notes portées dans chaque colonne, désignées par I (byzantines). Il (arméniennes); on ne connaît rien des notes syriaques, comme nous l'avons déjà dit. A la suite de chacune, nous indiquerons le nom du neume ou signe latin correspondant; on pourra s'y reporter, dans l'article sur la Musique occidentale au moi/en âge. p. b80.

1, I, ■/.fiir'/xoLzoi, henlèmala (points), indiquent des subdivisions de la phrase avec des notes soutenues; II, kèl (point), verdjakèt (deux points), même signilication, formules mélodiques y correspondant.

i, II, sou'jli, particulier au chant arménien, se place sur certaines syllabes atones.

3, I, ô;ïTa, oxeia (accent aigu), note ascendante; II, clieclit, même sens; cf. lat. virçja. même sens. Quand cette note est redoublée, on soutient le son.

4, II, ierliar, sorte d'accent aigu qui prend une valeur de plus en plus longue suivant qu'il est sur une syllabe ordinaiie, accentuée ou finale.

b. II, signification inconnue, mais peut-être semblable à celle de la double oreia.

6, I, fiocpsïa, hareia (accent grave), signifie dans la notation diastématique non pas un, mais deux sons graves; H, boluh, même sens; cf. lat. pimctum.

1, 1, •/.çi=tx■xlTz■r^ à-Tî' £7(0, kremaslé intérieure (crochet) ; 8, I, y.oJo'.ïiJia, kouphisma (léger), dans la notation diastématique, groupe de deux sons ascendants; 7, II, pouc/t (épine 1, même signification, très souvent ces notes sont en intervalle de quarte; 8, II, titour, modification de ce signe. Cf. latin podatus.

9, I, /.SEaaTTT, à-' e;io, kremastè extérieure, contraire de la précédente; II, kourr (épais), deux sons descendants.

10, II, parouik (accent circonflexe); cf. latin flexa et clivis.

11, 1, o'jo àitÔTcpiooi, deux apostroplies, dans la notation ekphonétiq'ue, séparent et encadrent certains membres de phrase; II, sUirakH , sépare les membres de pluas(! moins im(iortants (juc ceux séparés par le /.iV, formule niélodiiiue.^

12, I, àzoTTpouo;, apostrophe, et vjo àrÔT-rpooo'. tjvo:(7,uo(, deux apostrophes liées, forme très dillérente du 11° U; employée dans la notalion diastématique comme degré descendant; c'est plutôt originairement une autre forme de l'accent grave; II, dzounk. Cl. l'une des formes de Vapostruplia latine.

13, I, apostrophes diastématiques superposées, dont l'ensemble porte dans la notation ekpbonétique le nom d'C-o/.p'.T'.; , linpokvisis (réponse), deux ou trois sons descendanls; la forme liée est employée aussi dans la notalion diaslénialique sous le nom d'j!vac!;'.;,(n«î'a)('s (commencement). Cf. latin climacus.

U,' i, formes diverses de la wapot/.A'.-!/./,,p'nviA/(<iAè (consolatrice'? ou inclinée), et du y.j/.'.îii», knlisma (enroulement), ces deux signes, souvent mis l'un pour l'autre, tant dans la notation eUphonétique que la diastématique, indiquent un ornement vocal; II, khaiik (fleuri) et ses divers composés, reniakliarih (fleuri en haut), nerknaklnujh (fleuri en bas) et gar- (jngh, ornement se rapprochant du trille. Cf. latin

quilisma.

Ib, I, <:-jou.%-.'.y.r„ siirmuliké (filé, traîné'?), signihcation inconnue; 11, taeht (baquet'.'), signification inconnue; on remarquera cependant que la forme de ces signes représenle des ondulations contraires à celles des suivants.

16, I, /.aO'.îTr;, kathistè (assise) dans la notation ekphonélique; 17, forme analogue et même semblable, dans la notation diastématique, signilianl un groupe de trois notes, dont la seconde est plus grave, comme le porrectus latin; le signe i:i, étant l'opposé de celuici, pourrait donc être l'analogue du turcidus.

NOT.MIONS DIASTÉMATIQUES (Voir page suivante.)

Byzantine. — 1, 'tov, ison (égal), unisson; i, tzi- -ïîT-/-;, petastè (envolement), degré ascendant avec intlexion; 3, ô>.'.-,'o'/, oligoii (peu), un degré ascendant; 4, ■/.vi-.r,ix:t--jL, kenlcmala, même signification; b, oUgon et k'entertiata, seconde et tierce ascendante; 6, 7, oligun et kentcma, tierce; 8, mêmes signes, autrement combinés, quartes.

9, -yl-rj.r,, liupsélè (élevée); sur Voligon et la petastè, placée'à'droile, quinte; 10, id., placée à gauche, sixte. On peut continuer l'indication des intervalles plus grands en ajoutant successivement ces signes les uns

aux autres.

11, àTT'JTTpooo;, apostrophe, un degré descendant, 12, i-oppo-/-', hiiporrhoè (descente), deux degrés descendants; 13, à"Aa-ipôv, claphron, tierce; 14, elaphron et apostrophe, quarte; 15, 7 a;xT,Àr;, kliamèlè (bas), quinte; 16, khamèlè et apostrophe, sixte; el les autres combinaisons analogues à celles des intervalles ascendants.

17 et suivants, liuposlases: 17, i-lr], aplè (simple), double la note; 18, -/.Àiiaa, khisma (brisé), double en détachant ou en tremblant; 19, -,-op--ov, gorgon (vif), divise le temps en deux, réunit deux notes en un temps, dans la musique lente et ornée (papadique, stichérarique); dans le genre hirmologiqiie, indique une accélération du mouvement, qui s'exprime aussi par une apostrophe suivie de l'elaphron, pour les mouvements descendants; 20, ipv''''' «»'90" (brillant),

E-XCrCLOPÉniE de la MI'SfQUE ET DICTIOWAmE DU COXSERVATOIRE

li J

contraire du précédent; 21, double gorgon, digorgon, double subdivision; 22, diargon, double argon; 2.'i, àvTi-/i'Hi);jict, anliliénoma (devant le vide), note lancée; 24, jàapîTa, bareia (grave), accent sur une note descendante; 25, 'J/'joiîtôv, psi/plilston. accent sur une note ascendante; 26, ô,aotXov, homalon, avec calme; 27, croix, respiration.

28 et suivants, martyries du genre diatonique, la première étant celle de si.

36 et suivants, phtlionii du même genre, la première étant celle de ré ou du premier ton authente.

43, joEî'.;, Iii/plirsis (relâchement), le bémol; 44i o'.ï^ai;, dii-sis. le dièse.

Armé.mexne. — De 1 à 7, signes d'intonation, le premier pour vt, le dernier pour si;-'; au-dessous, les mêmes pour Toclave supérieure. De 8 à iù, signes de durée, le premier, souijh, équivalant à une ronde ; 9, zolyhei: 10, h'I, unité de mesure; il, slor : 12, erliUor; 13, dzounk: ii, dznkner: lo, Hiar, point d'allongement du slor: 16, kisnthar, point d'allongement des durées inférieures; 17, kisver et kisvar indique le demi-ton accidentel.

Amédée GASTOUÉ, 1912.

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