‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 781 sur 1158 · Cf. (Iriginesdit chant romain, Paris, Pic.trd · texte numérisé non relu

Cf. (Iriginesdit chant romain, Paris, Pic.trd

nant .

d'un thème de récit. Cette variation se fait, non pas par diminution des valeurs premières, qui, suivant l'enseignement antique, sont brèves et indivisibles, mais par développement et amplification. En même temps, le récit est coupé de passages plus ou moins longuement vocalises.

ENCYCLOPÉDIE DE LA MVSIQVE ET nJCTIONNAJUE Dr CnN^EIiVATOinE

Depuis quelques années, de curieuses découvertes sont vpnups appuyer cette traditionnelle interprétation : le décliilTrement de chants magiques et gnostiques conservés dans des papyrus du m' et du iv

siècle, où nous trouvons le même style'. Voici ui» franment de vocalise gnostique tiré d'un papyrus conservé à Paris (Bibliotlièque nationale) :

D'ailleurs, la musique profane elle-même connaissait ce genre libre ou coulant. « Le mélange des mètres et la métabole rythmique furent librement pratiqués par les citharèdes... L'on sait aujourd'hui, grâce aux récentes découvertes musicales, que celte forme de composition, la coupe commatique, impliquait des cantilénes dont le dessin était subordonné à X'iicccnliiiilliin des mots-. » Or, dans les cultes non païens, tout instrument était prohibé, dans les synagogues, les églises ou les réunions des divers liérétiques : de là, le style libre employé dans le jeu de la

cithare fut imité dans les nouvel essor au chant, et de l'art musical.

Si nous examinons, du musique antique, nous y est purement mélrique, huit, onze, douze lemps, lythme libre, qu'il faut voir qu'il y a un mètre, ment de méthode^ :

formes vocales, donnant un facilitant le développement

reste, ce qui subsiste de la trouvons, même quand elle des emplois de rythmes à qui sont déjà si prés du pur toute notre attention pour par exemple, dans ce frag-

Telles sont donc les formes et styles originaux d'où sortit la musique médiévale, représentée surtout par le chant liturgique. Passons maintenant à ses formes propres.

La base des textes chantés, c'est le psaume, avec la même fonction qu'à la synagogue, tantôt simplement déclamé, tantôt sur un chant plus ou moins orné. On chante le psaume de trois manières : 1° tout droit, in dlrccto. ou bien trnctim. dirkctement, ou en TRArr (Iractus. en abréviation inict.), quand les versets se suivent sans répétition ni refrain ; 2» en répons (responsoriiiin, ou û.), (juand le chœur répond au soliste par une reprise du refrain ou réclame: le répons peut être simple, ou hvcf, ou encore proli.rr et orné; le plus remarquable des répons ornés est le rjraduc). aiusi nommé du mot latin (jrndalix. qui signifie << bien ordonné, composé avec art >>: 3° en antienne ('Of^iphona, ou ana, ou mit.), oaniiliphonic. quand le chœur

prend part, lui-même, au chant du psaume, scindé en deux demi-chœurs, qui se réunissent pour dire le refrain, appelé proprement antienne.

Il est arrivé que ce dernier genre a été tellement développé, que, petit à petit, les antiennes les plus importantes, telles que Vintruït. V offertoire, la com- )niinion, ont vu tomber en désuétude l'usage des versets de psaume qui les accompagnaient; mais à matines, Vinritaloirc les a tons conservés. Puis, à l'imitation de ces i-efrains ainsi dépouillés du récit primitif, on a composé de grandes antiennes sans versets, comme le Snire reginn. par exemple ''. Cependant, dans ces grandes antiennes, le caractère primitif de l'antiplionie est conservé, car elles doivent être alternées par les deux chœurs, qui se réunissent pour la cadence finale.

Exemples : Récit de répons simple ou d'antienne primitive (genre remontant au moins au iv- siècle) :

j'j'j'j-,j''j''j '>>j jTj)i'j^j^j''J iJ'wTnj II

Ip se in vocâbit me, aLIe Iu ia: pa teririéus es lu, al.le lii

Genre un peu orné, en usage à partir du iv siiclr

la

Lux per pé tu

ce - bit san dis lu is

1. Hiipllf!, Le Chant des sept voi/elles ///•ccyHfs .■ Ruelle et Poirée, le Chant quostico-maiiigiiv des sept voi/eHes.

i. Gcvacrt, Problèmes yniisicaux iJ'A>-isfote. p. 2iO, 292.

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