IJÛ probabU-mctil ù Adliémar de Monteil, au xi" siècle
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MOYEN AGE .-.(V
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Do - mi - ne: et aî lér ui las térn poruii), aLIc Ii'i ia
Antienne d'entrée pour la messe (IniroU); ccl exemple est le début de l'introUdc Noël.
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Antienne solennelle de procession, début (féie d» 2 février)
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Type d'une phrase de répons-graduel (Piques).
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cit 1)6 mi - nus
Pour le chant ordinaire, simple ou orné, des versets de psaumes, on se sert de diverses séries de récitatifs ou toin, au nombre de huit. La série des huit tons parait avoir été constituée au vi" siècle, et cliacun d'eux se ratlaclie à une des principales tonalités en usage dans le chant litursique; en même temps, on les désiijne aussi parle nom du trope musical sur la finale duquel est écrite l'antienne ou le répons que ces versets doivent accompagner; ces mêmes versets ont des finales ou terminaisons différentes, nommées simplement diffcrtnces. Ces tons sont classés d'après les finales et les leneurs (mèses, dominantes, noies récitatives); en voici la classification :
Tons ou finales.
Teneurs. Octaves principales.
1er ou protus autlicnte,
dorien ou ré
snl-la phrygienne -éolieime.
la
ré- mi )
S<= ou protus plagal.
hypodorien ou lu
ut hvpodorienne
{ré
fa) el hvpolvdienne intense.
3c ou deuterus authentc
l>hrygien ou mi
si-ut dorienne.
ou deuterus pla?.-)!.
phrygien ou mi
la
dorienne relâchée.
hvpoplirvgiea ou .si
rè
iastienne intense.
(mi
sol)
ou tritus authcnte,
Ivdien ou /ii
ni
hvpolvdienne
sol]
(Ivdienne modifiée^
ou trilus plagal,
hvpolvdieu ou ut
mi
Ivdienne r' '
if"
(hypolydienne mod
fiée)
ou tetrardus auttiente
mi-'solvdien ou uni
ré
iaslienne.
ou tetrardus plagal.
mixolydien ou sol
ut
iastienne relâchée et hypophrygienne
Pour l'e.xécution on transpose les chants d'après la teneur ou dominante; sans expliquer tout au long le système primitif, disons que, en pratique, cela se réduit à mettre les teneurs sur /(/ ou si :', pour l'exécution dans la moyenne des voix.
Après le psaume et les divers chants qu'il a formés, vient I'hy-MNe. Les hymnes primitives sont en prose, et suivent à peu près la forme du psaume, comme le Gloria in excelsis ou le Te Deum. Saint Ambroise, nous l'avons déjà vu, composa les premières hymnes
F.Sr.YCLOPÉniE DE LA MUSIQUE ET DICTIOSSMIiE DU r.OXSERVATOrnE
en vers reçues dans l'oflice latin; soit ces œuvres, soit celles écrites à leur imitation, furent désignées sous le nom d'ambrosiennes. Elles se répandirent surlout par les monastères; les églises séculières ne s'en servaient ordinairement pas. Les mélodies de ces
hymnes sont d'un style très populaire et en général d'unrylhrae très régulier. Au viir' et au ix' siècle, on en composa beaucoup d'autres dans un style analogue. On peut presque toutes les écrire avec l'indication d'une mesure, ou d'un mètre, comme les suivantes' :
Je su, co QuaR so la
p Lj' M': u li^
ro na vir go
Vîr gi num par. tu rit.
Quém ma ter Haéc vo ta
il
la
con
ci
pit
clé
mens
ac
Cl
pe
l4f4Mi H^^tj^
ïs te con fés sor D6 rai ai sa cra tus.
î'j^jj j
Eî
;e le
Fés.ta plebs cû!us cé ïe bral be a ta, H6 di e lae tus
cdn de
me ru it
se cre
re cœ
On sait comment cette dernière mélodie est souvent chantée avec un rythme tout autre que celui que je viens d'indiquer; nous verrons plus loin comment celte transformation s'est opérée.
Viennent ensuite les séoi'ences, vocalises à double chœur, formées de clausules, que l'art carolingien
Séquence; à 2 chœurs.
ajouta à divers chants, comme les allduin et les répons. J'ai dit comment les moines de Jumièges, puis Notker de .Saint-Gall, ajoutèrent des paroles, proses, à ces mélodies pures. En voici un exemple typique, que j'emprunte à la finale d'un répons en l'honneur de la sainte Vierge :
777JII: ï^i'^ rri n J'J ^iii: jtj nu
etc.
Prose;à 2 chœurs.
h J^ J) Ji J' Il > J' J'' J' J'> Ji J> Ji J'i g
Virgo, in
vi o lâ ta, in te gra,et câs.ta es Ma rî a,
^' J' ^ J' J^ J' J'' J) Jv- J' J'> J
Qu^ es ef fée (a {ul gi . da cœ li por ta.
0 ma ter al ma Chris ti cla ris si ma.
Sus ci pe pi a lâu dum prœ c6 ni a.
etc.
1. On pourriiit tout aussi bien les écrire en noires ou en toute autre valeur, en augmentant le dénominateur de la mesure.
insroiiiE ni: /..i musk^ice
MOYEN AGE .-.fi'J
Des exemples de ce j;enre, et il y en a des cenlaiiios, prouvciil quf l'inlcrprt'talion traditionin-lle des iieunies est bien uiilliciitiiine, piiiscpie à des f.'roiipes lie notes on adapte, iiole par note, des s^llalies doni l'exéeiition, égale en temps, est la représentation de réf;alité des temps premiers dans les f;ronpes vocalises, et une marque, par conséquent, de la nou-diminution des valeurs, et de la liberté du rythme.
Mais, de celte liberté, on alla peu à peu, dan> le genre prose, à une grande régularité.
.\insi, le Yi(lim:r jkiscIkiU laudes, qu'on clianle le jour lie Pàipies, (envie de Wipon, chapelain de l'empereur d'Allemagne Conrad, an xi'' siècle, présente sur la pièce précédente (quoique du môme temps) une recherche indéniable de la régularité :
Vic - ti - mae Pas - châ - li lâu - des Transcrivons ce fragment tel qu'on l'exécute :
ini - lao - Ifiiit Chris - ti - a - ni .
.N'est-ce pas déjà tout le choral allemand ! C'est à cette pièce, du reste, qu'on ajouta dès lors le fameux refrain en langue vulgaire, Cluist ist erslandcn, qui nous présente déjà comme une idée de la réponse à la dominante, que développera six siècles plus lard J.-S. Bach dans son immortelle cantate de Pâques, bâtie sur les mêmes thèmes :
Christ ist erstan - den , etc.
Jusqu'à cette époque, la séquence était ainsi composée : une phrase d'ctilire. ad libituin; un certain nombre de clausides, sans formes arrêtées, se répétant deu.x à deux; mie phrase /(/ifl/c obligée. Ainsi, Vhniolala se présente de la façon suivante : Enliée : Inriulata.