‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 782 sur 1158 · IJÛ probabU-mctil ù Adliémar de Monteil, au xi" siècle · texte numérisé non relu

IJÛ probabU-mctil ù Adliémar de Monteil, au xi" siècle

iiisTnrrii-: i>e /..i Mrstnir:

MOYEN AGE .-.(V

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Do - mi - ne: et aî lér ui las térn poruii), aLIc Ii'i ia

Antienne d'entrée pour la messe (IniroU); ccl exemple est le début de l'introUdc Noël.

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Antienne solennelle de procession, début (féie d» 2 février)

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Ad- or- na lha lamum tu . um,Si.

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Type d'une phrase de répons-graduel (Piques).

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es, quam fé

cit 1)6 mi - nus

Pour le chant ordinaire, simple ou orné, des versets de psaumes, on se sert de diverses séries de récitatifs ou toin, au nombre de huit. La série des huit tons parait avoir été constituée au vi" siècle, et cliacun d'eux se ratlaclie à une des principales tonalités en usage dans le chant litursique; en même temps, on les désiijne aussi parle nom du trope musical sur la finale duquel est écrite l'antienne ou le répons que ces versets doivent accompagner; ces mêmes versets ont des finales ou terminaisons différentes, nommées simplement diffcrtnces. Ces tons sont classés d'après les finales et les leneurs (mèses, dominantes, noies récitatives); en voici la classification :

Tons ou finales.

Teneurs. Octaves principales.

1er ou protus autlicnte,

dorien ou ré

snl-la phrygienne -éolieime.

la

ré- mi )

S<= ou protus plagal.

hypodorien ou lu

ut hvpodorienne

{ré

fa) el hvpolvdienne intense.

3c ou deuterus authentc

l>hrygien ou mi

si-ut dorienne.

ou deuterus pla?.-)!.

phrygien ou mi

la

dorienne relâchée.

hvpoplirvgiea ou .si

rè

iastienne intense.

(mi

sol)

ou tritus authcnte,

Ivdien ou /ii

ni

hvpolvdienne

sol]

(Ivdienne modifiée^

ou trilus plagal,

hvpolvdieu ou ut

mi

Ivdienne r' '

if"

(hypolydienne mod

fiée)

ou tetrardus auttiente

mi-'solvdien ou uni

ré

iaslienne.

ou tetrardus plagal.

mixolydien ou sol

ut

iastienne relâchée et hypophrygienne

Pour l'e.xécution on transpose les chants d'après la teneur ou dominante; sans expliquer tout au long le système primitif, disons que, en pratique, cela se réduit à mettre les teneurs sur /(/ ou si :', pour l'exécution dans la moyenne des voix.

Après le psaume et les divers chants qu'il a formés, vient I'hy-MNe. Les hymnes primitives sont en prose, et suivent à peu près la forme du psaume, comme le Gloria in excelsis ou le Te Deum. Saint Ambroise, nous l'avons déjà vu, composa les premières hymnes

F.Sr.YCLOPÉniE DE LA MUSIQUE ET DICTIOSSMIiE DU r.OXSERVATOrnE

en vers reçues dans l'oflice latin; soit ces œuvres, soit celles écrites à leur imitation, furent désignées sous le nom d'ambrosiennes. Elles se répandirent surlout par les monastères; les églises séculières ne s'en servaient ordinairement pas. Les mélodies de ces

hymnes sont d'un style très populaire et en général d'unrylhrae très régulier. Au viir' et au ix' siècle, on en composa beaucoup d'autres dans un style analogue. On peut presque toutes les écrire avec l'indication d'une mesure, ou d'un mètre, comme les suivantes' :

Je su, co QuaR so la

p Lj' M': u li^

ro na vir go

Vîr gi num par. tu rit.

Quém ma ter Haéc vo ta

il

la

con

ci

pit

clé

mens

ac

Cl

pe

l4f4Mi H^^tj^

ïs te con fés sor D6 rai ai sa cra tus.

î'j^jj j

Eî

;e le

Fés.ta plebs cû!us cé ïe bral be a ta, H6 di e lae tus

cdn de

me ru it

se cre

re cœ

On sait comment cette dernière mélodie est souvent chantée avec un rythme tout autre que celui que je viens d'indiquer; nous verrons plus loin comment celte transformation s'est opérée.

Viennent ensuite les séoi'ences, vocalises à double chœur, formées de clausules, que l'art carolingien

Séquence; à 2 chœurs.

ajouta à divers chants, comme les allduin et les répons. J'ai dit comment les moines de Jumièges, puis Notker de .Saint-Gall, ajoutèrent des paroles, proses, à ces mélodies pures. En voici un exemple typique, que j'emprunte à la finale d'un répons en l'honneur de la sainte Vierge :

777JII: ï^i'^ rri n J'J ^iii: jtj nu

etc.

Prose;à 2 chœurs.

h J^ J) Ji J' Il > J' J'' J' J'> Ji J> Ji J'i g

Virgo, in

vi o lâ ta, in te gra,et câs.ta es Ma rî a,

^' J' ^ J' J^ J' J'' J) Jv- J' J'> J

Qu^ es ef fée (a {ul gi . da cœ li por ta.

0 ma ter al ma Chris ti cla ris si ma.

Sus ci pe pi a lâu dum prœ c6 ni a.

etc.

1. On pourriiit tout aussi bien les écrire en noires ou en toute autre valeur, en augmentant le dénominateur de la mesure.

insroiiiE ni: /..i musk^ice

MOYEN AGE .-.fi'J

Des exemples de ce j;enre, et il y en a des cenlaiiios, prouvciil quf l'inlcrprt'talion traditionin-lle des iieunies est bien uiilliciitiiine, piiiscpie à des f.'roiipes lie notes on adapte, iiole par note, des s^llalies doni l'exéeiition, égale en temps, est la représentation de réf;alité des temps premiers dans les f;ronpes vocalises, et une marque, par conséquent, de la nou-diminution des valeurs, et de la liberté du rythme.

Mais, de celte liberté, on alla peu à peu, dan> le genre prose, à une grande régularité.

.\insi, le Yi(lim:r jkiscIkiU laudes, qu'on clianle le jour lie Pàipies, (envie de Wipon, chapelain de l'empereur d'Allemagne Conrad, an xi'' siècle, présente sur la pièce précédente (quoique du môme temps) une recherche indéniable de la régularité :

Vic - ti - mae Pas - châ - li lâu - des Transcrivons ce fragment tel qu'on l'exécute :

ini - lao - Ifiiit Chris - ti - a - ni .

.N'est-ce pas déjà tout le choral allemand ! C'est à cette pièce, du reste, qu'on ajouta dès lors le fameux refrain en langue vulgaire, Cluist ist erslandcn, qui nous présente déjà comme une idée de la réponse à la dominante, que développera six siècles plus lard J.-S. Bach dans son immortelle cantate de Pâques, bâtie sur les mêmes thèmes :

Christ ist erstan - den , etc.

Jusqu'à cette époque, la séquence était ainsi composée : une phrase d'ctilire. ad libituin; un certain nombre de clausides, sans formes arrêtées, se répétant deu.x à deux; mie phrase /(/ifl/c obligée. Ainsi, Vhniolala se présente de la façon suivante : Enliée : Inriulata.

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