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Organum simple

Organum Chant

Organum Chant

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Diaphonie

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11 faut dire, comme excuse à ce qui nous semble ici dureté, que la partie organale était légère, et que le chant l'emportait toujours de beaucoup (comme dans l'accompagnement cb' la cithare antique); de sorte qu'à l'ellét, on devait arriver à quelque chose d'analogue aux sonorités des mixtures et fournitures d'orgue.

Tous les exemples qui piécédent sont, remarquons-le, non mesurés, et purement et simplement appliqués au cbant lifuigique, soit à une note pour plusieurs, soit note contre note, par des chanteurs qui les improvisaient suivant les régies données.

Au xi" et au xn= siècle, c'esl-à-dire au moment de la formation de la mélodie mesurée, Vorganum se développe dans le même sens, et les riches manuscrits de l'école limousine de ce temps nous offrent des spécimens fort curieux de diaphonie à deux parties, où

la l'O.r organalis fait entendre au-dessus du thème des diminutions tantôt brodant le thème, tantôt l'accompagnant des intervalles alors en usage.

Toutefois, nous ignorons la valeur mesurée exacte des notes brèves de cet organum, — élait-elle même bien précisée? — ces manuscrits n'étant pas encore écrits selon les principes d'Oddington et de Krancon. Voici l'un de ces exemples : ce sont des strophes intermédiaires d'une prose et d'un trope, destinées à être alternées avec un chœur à l'unisson par le petit groupe des orijanistes ou chanteurs d'orgniniiii, revêtus de chapes, et formant ainsi la « chapelle », cappella, des musiciens; on les nommait aussi inachicots. J'indique donc par des notes sans valeur la partie organale; la finale, en pédale, donne exaclement l'elfet de Vison liyzantin, ou tenue de la tonique ou de la dominante, fort goûtée dans cet art :

Organum

Chant

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Ce sont là les premiers organum écrits. Le genre fut considérablement développé au xii" et auxni" siècle, par les « organistes » célèbres de Noire-Dame de Paris; Pécriture à trois et quatre parties devint liabituelle avec ces maîtres, parmi lesquels il faut citer Pkroti.n etUobertde S.mulon, les premiers inventeurs, ti-ès probablement, du Motet.

Ces usages s'implantèrent et se développèrent, et, sur l'antique orgunum. des musiciens anglais du siii"^ ou du xiv« siècle greffèrent un génie de faux-bourdon à (rois parties, s'improvisant comme la diaplionie primitive, mais employant au-dessus de la basse la

tierce et la sixte, avec une voix de dessus, falsum ou fausset, et une voix intermédiaire, le bourdon.

Dès ce moment, c'est le genre qu'on intercale de préférence dans certains chants religieux, les proses par exemple. Mais, tandis que le grand chœur à l'unisson faisait entendre le plain-chant liturgique, le petit chœur des organistes exécutait de son côté le faux-liourdon, en employant les valeurs mesurées et les cadences feintes de l'art nouveau.

Dés le xiii" siècle, ou note donc parfois et l'on exécute ainsi les proses; voici, par exemple, le début de la prose Vein Sdncte Spir'dua, réalisé en fau.i-bourdon. de cette espèce :

Ténor

Chact

JÊL

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ÉEE^

Du mélange de Vorganum primitif, à deux parties, n'employant ni la diminution dans le rjtlime, ni d'autres intervalles directs que l'octave, la quinte ou la quarte, avec la diaphonie plus développée, où le rythme mesuré s'introduit, et le faux-bourdon si perfectionné, où la tierce et la sixte trouvent leur emploi, de ce mélange, sort la musique polyphonique proprement dite, avec ses diverses espèces, fixées dès le xiii" siècle.

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