‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 795 sur 1158 · TEN'OKI · texte numérisé non relu

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1. Les origines d'Isaak pourraient le faire classer parmi les contrapuntistes de l'Ecole allemande.

2. Il eiiste ù la tJibliotliêiiue do Munich un manuscrit de la messe à douze voix, écrite par Brumel.

3. Né à Besançon, mais ayant longtemps vécu en Italie, où il arriva vers 1535, Claude Goudimcl prisse pour avoir initié Palcstrina à l'art du contrepoint. L'œuvre la plus importante de (ioudimel est la série des 150 Psaumes de David composés sur la traduction en vers des

poètes Clément Marot et Th. de Bèze. Ce fut même la causede sa fin trag^ique : supposé protestant, Gondimel fut assassiné en 1572 (noyé, dit-on, dans le Rhùnel, à Lyon, où les massacres de la Saint-Earthélemy avaient eu leur répercussion.

4.' Fragment extrait de l Anthologie des Maîtres Reliijifux, par Cli. liordcs, publié avec l'autorisation du bureau d'édition de la Schola Lantorum, 209, rue Saint-Jacques, f'aris.

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La renommée des coiilrapiintisles du nord df l'Europe ctanl parvenue en Italie, les dillëienls papes ((ui se succédèrent depuis le xv» siècle Jusqu'au début de la Henaissance comprirent tout l'intérêt qu'il y aurait, pour la musique religieuse, à attirer dans la Ville Elei'nelle les artistes créateurs dont le génie rayonnait en Flandre. C'est ainsi que plusieurs d'entre eux furent appelés aux fonctions, soit de chanteurs, soit de maîtres de chapelle, dans les basiliques romaines : le nom de Dufay ligure parmi ceux des artistes de la maîtrise poulilicale en 14'2S; on sait de même que Henrick Isaak vécut en Italie' , ainsi que .losquin des Prés, dont ou a retrouvé le passage à Florence en 1484, et qui, quatre ans après, séjourna à la cour de Ferrare. Quant à (ioudiuiel, la tradition en fait le maître de Palestriua, et ce ne serait pas là son moindre titre de gloire aux yeux de la postérité.

Kn résumé, ce n'est pas uniquement à l'intluence Kiintuine, mais liien à rcnseigiuimcnl immédiat des contrapuntistes flamands que l'Italie du xvi" siècle doit la naissance de ses premières écoles musicales. D'abord cette merveilleuse École romaine, représentée par Costanzo Fesia, Arcadelt et Animuccia, acquérant bientôt la plus haute célébrité grâce aux chefs-d'oHivre de Palestrina, de Vitoria, ainsi qu'aux compositions moins réputées de Nanini, Soriano, .\nerio, Luca Meren/.io; — ensuitecelle de Venise, ébauchée en 1491 par Pietro de Fossis, continuée par le Hrugeois Aédirau Willaert^ aidé de ses nombreux élèves : Ciprien do liose, (labrieli, Zarlino, Baldassare Donati, diovanni délia Croce; — l'Ecole lombarde entin, moins brillante que les deux précédentes, qui cependant nous fournit les noms estimés de : Costanzo Porta, I.udovico lîalbo, Orazio Vecchi, (iiuseppe lîifli, Paolo Cima, Pietro Pontio, Giangiacomo Gastoldi'.

Psaume XCVII \ DumiiiHS regnaiU, cxaliat h'rrii. (Claude Gocni>[ri..)

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