Politique, V. V, o
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attrihiiait lonr simplicité et le petit nombre de leurs noirs ;\ des coiisidOr.ilioii? purement esthéliques, alors qu'ils rôsuilaient de la slriictiire primitive de la tlùte phrygienne'. Il les croyait écrites en style enharmonique, dont il allribuail l'invention h Olympos. Kn réalité elle-! ne contiennent pas Us pijcna. «quarts de ton », qui caractérisent ce style; elles Sdiit composées en un diatonique siniplilié et rudimentaiie (|ueM. Ueinach propose d'appeler prolo-enliarnionique-.
Cet Olympos, d'origine phrygienne, aurait vécu en Mysie près de deux cents ans avant la guerre de Troie^ l'iutarquect Suidas parlent aussi d'un second Olympos qui aurait été le neuvième descendant du premier et aurait vécu à l'époipic de Midas, fils de Gordios, roi de Phrygie'. Or ce nom a été porté par deux rois de ce pays, le fondateur et le dernier roi de cette dynastie. Celui-ci serait mort vers 69a ou 676 avant notre ère-'. M. Gevaért pense qu'il s'agit de celui-ci et place à cette date la composition des nomes d'Olympos, qui aurait pu connaître Terpandre et avoir été à son école. M. Gevaert admet ainsi sans la discuter l'historicité de l'aulète phrygien, et il dresse le catalogue de ses œuvres avec beaucoup de soin". Il aurait pu remarquer cependant que sa thèse est en contradiction formelle avec Plutarque, qui spécifie bien que les nomes en l'honneur des dieux ont été composés par le premier Olympos'. D'ailleurs il est infiniment probable qu'il s'agit du premier Midas, à qui l'on attribuait un certain rôle dans le développement de la musique phrygio-lydienne; dès lors la tradition rapportée par Plutarque tombe d'elle-même, car les deux Olympos se trouvent contemporains et doivent être identifiés. Et, en effet, Plutarque et Suidas sont seuls à admettre l'existence de deux Olympos; ils ont suivi sans doute une tradition formée pour expliquer la présence parmi les œuvres d'Olvmpos de mélodies récentes datant au plus du vu" siècle.
M. Meinach ne croit pas à l'existence d'un ou de plusieurs musiciens appelés Olympos; il n'y voit que « l'étiquette collective des aulètes mysophrygiens qui se répandirent en Grèce à partir du viii= siècle. Ces musiciens s'appelaient des Olympos, du nom de leur patrie le mont Olympe de Mysie' ».
Plutarque atteste l'existence de celte école mysophrygienne; c'est à elle que certains auteurs attribuaient le nome du Chariot'. Les incertitudes qui régnent sur la vie, l'origine et les œuvres d'Olympos, le fait que les écrivains qui en parlent lui sont postérieurs de plus de mille ans, tout cela empêche de regarder l'aulète comme un personnaee vraiment historique. Mais faut-il admettre pour cela l'hypothèse ingénieuse de M. Reinach? iNous ne le croyons pas; nous pensons volontiers qu'il a pu y avoir parmi les aulètes myso-phrygiens un homme plus génial peutêtre ou ayant mieux réussi que les autres. Ceux-ci s'abritaient sous son nom célèbre et vénéré, et ainsi peu à peu se formait un catalogue imposant de ses œuvres. 11 est naturellement impossible de faire la part des uns et des autres en l'état actuel de nos