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H. Jtarmor Paros, 1. 19-20.

connaissances. Le seul fait h retenir, c'est (pie les vieux airs liturgi(|ues pour fliUc em|)loyi's dans les temples grecs étaient d'origine phrygienne.

Le mouvement aulétique phrygio- lydien a été incarné par l'esprit imaginalif des (irecs en d'autres personnages beaucoup plus lions et plus mythiques qu'01ym|)os: llyagnis et Maisyas.

Hyagnis. — D'après Plutarque, ce serait llyagnis qui le premier aurait joué de la tliile, bien avant Olympos'" : Il aurait vécu en effet vers loOO avant notre ère dans la région de Célène, sur le Méandre, célèbre par ses roseaux".

(( .\vant lui, — dit Apulée, — ceux qui s'étaient le plus avancés dans l'aulétique se contentaient de faire résonner une seule fliUe, comme une trompette; le premier, llyagnis sépara ses mains en jouant, le premier il anima d'un seul souffle deux lliltes, le premier il composa un concert musical en mêlant le tintement clair des trous de droite au bourdonnement grave des trous de gauche '^. » Apulée se sert des mots difcapedinave ??înn!(S,que M. Gevaërt interprète ainsi : « étendre les mains, c'est-à-dire écarter les doigts pour boucher les trous'^ ». Ce serait llyagnis qui aurait inventé l'art de la tliHe proprement dit, car avant lui on se servait de cet instrument comme d'une trompette. Cette hypothèse est inadmissible. Au témoignage d'Apulée, il a existé antérieurement à Hyagnis des aulètes qui se sont fort avancés dans leur art; mais ils ne connaissaient que la tlùte simple, à un seul tuyau, comme la trompette romaine, una tibia velut una tuba, sur laquelle leurs deux mains étaient réunies. Hyagnis le premier sépara les siennes pour tenir les tuyaux de sa dosble-Uûte, ce que l'auteur latin développe ensuite.

Hyagnis aurait également inventé le tricorde à manche appelé pandore et ajouté une sixième corde à la cithare''. D'après Aristoxène, on lui devrait le mode phrygien '=. Il aurait composé les nomes aulétiques .t/t'iros, Dionysou,Panos, et un nome thrénodique, l'epikédeios"^. Il aurait étudié son art en Hithynie, chez les Mariandynes". Ramsay pense qu'il faut le mettre au rang des dieux phrygiens en l'identifiant à Hyès, qui est le même qu'Atys".

Marsyas. — Marsyas le Silène a été aussi célèbre, peut-être plus encore qu'Olympos. A partir du v^ siècle il symbolisa en Grèce l'opposition entre la musique de tlùte et celle de la cithare.

Marsyas, fils d'Hyagnis et héritier du talent paternel, serait né à Célène, comme son père''. Certaines traditions le faisaient (ils de Maiandros, d'Œagros et même d'Olympos-". D'après Nonnos,il aurait été berger-'; Plutarque, de son côté, signale que certains lui donnent le nom de Masses, nom d'un ancien roi de Phrygie, appelé aussi Masdès ou Maslès-^.

On lui attribuait généralement l'invention de la flûte, plus particulièrement de la tlùte de Pan à plusieurs tuyaux inégaux juxtaposés à l'aide de cire,

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