Pelaijia, — Siisanna, — et S. Giovanni Battista
tueuse architecture, bàlie à coups de mortier, avec une décoration en placage. Les airs de Stradella, qui, souvent, n'ont pas le moindre bon sens, au point de vue littéraire et dramatique, sont d'une seule coulée musicale, et ils ont une unité organique qui a toujours manqué à ceux de Lully. Stradella est un génie heureux. Il a le don mélodique et un sens exquis de la forme. Il aime les petits dessins vivants et variés, les basses animées; il manie les chœurs et les morceaux à plusieurs voix en style conirapontique, avec une puissance presque digne de Haeiulel, qui fut en beaucoup de choses son disciple et son imitateur. La Sert'nala a S con stromenti est un exemple frappant de la fascination que Stradella exerça sur Haendel. Sur les quinze petits morceaux de celle Sérénade, Haendel en a repris, parfois copié, sept', — entre autres, l'air admirable : lo pur segiiin). qui est devenu le chœur fameux d'/srae/ en Egypte : Zog Er daliin gleicli wie ein Hirt.
5. Dans // Corispero, 2 soprani, ! mezzo. 2 conlralti. 2 ténors, 3 basses et deux chœurs. — D.ins Oratio Code, 1 soprani et 3 basses. (Horatiiis Codes est un contralto, Mutins Sc*vola un soprano.)
6. U. Heinz Hess a justement distingué plusieurs styles dans Stradella, et surtout plusieurs périodes dans son développement artistique. Ses cant;ites, ses oratorios et sa musique dramatique de chambre iaccademie, opérette, serenate) sont naturellement d'un stvle plus touffu et qui prèle plus .1 la virtuosité que ses opéras proprement dits, d'une sobriété rel.itivc. Mais le formalisme el la virtuosité un |>eu vitle ntfont point défaut â ceux-ci; et ces tendances semblent avoir ete en sacceuluant dans les œuvres de la dernière période de la vie de Stradella.
7. Six dans Israël, un dans le Messie. — Le fait est d'autant plus remarquable que Haendel (né en ItiSo) ne vint en Italie qu'en l"Oti. que son Israël est de 1738, et le .l/ewie de 1741, c'est-à-dire près de soixante ans après la mort de Stradella.
Chrxsander a publié dans les Supptemente, enthaltend fjiirtlen ztt Haendel's Werken, t. III, 1888, la Serrnata a ."i con stromenti àe Strudella. — Voir, sur ces emprunts de Haendel à Siradella : Romain Rolland, Les Pla;iiiils de Haendel (S. 1. M., mai-juillet lOlUl.
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Ai,i:ssvsiiiin Srii.voKi.i.A. — Sereuiila ii S aiii Ktroiiifiili.
Aria allegra.
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