IZZ
D'autres airs montreiil l'intluence de StraJella sur | trait de la même Screnata, où une voix de basse s'esles maîtres de Vopera Iniffa, daus la première moitié 1 souffle, daus sa fureur comique, bondissant des sauts du xviii" siècle. On peut dire qu'il a créé le style d'octave, et poursuivie par un orchestre trépidant el bouffe attribué à Pergolèse. Tel, cet air da capo, ex- | bégayant.
BASSO
At.iissaniibo Sxr. \nELLA. — St-rt'iifil<i <i .:; cmi s/nnut'iifi.
^^^ ph.in
M pf.ippppj
Seguirnon voglio pin
spguirnonvogliopiu,s»^iirn(jnv()glio
E.Vr.yCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOWATRE DU COXSERVATOWE
''-'" iXLuj
Nous avons, d'ailleurs, une œuvre bouffe de Slradella : le Trespolo tutore'. C'est peut-èlre son opéra le mieux réussi, celui où il s'est le plus soucié d'observer la nature et de peindre des caractères : le type de Trespolo, un paysan benêt, est excellent, d'un bout à l'autre de la pièce. Même aux pires époques de décadence, la musique dramatique italienne s'est toujours réservé, dans la comédie bouffe, une source de naturel où elle se retrempait. Ce fut son refuse contre les abus de la virtuosité et du formalisme musical. Le Trespolo lutorc en est un remarqualile exemple.
Au reste, même dans ses autres o^.uvres théâtrales, OÙ Slradella se montre assez indifférent à la vérité de
l'expression dramatique, il atteint parfois d'instinct à une intensité de psychologie tragique ; et cela, moins par l'exactitude de la déclamation que par la musique pure, qu'il pénètie de l'émolion du drame, sans jamais la subordonner à la poésie. Ainsi, dans la scène finale de l'oratorio San Giovanni Ballista^. Après la mort de saint Jean, Hérode reste en présence de sa fille. Klle exulte de joie. Il est roiipé de remords. Et ni l'un ni l'autre ne comprend l'événement dont ils ont été les instruments inconscients; ils se demandent tous deux, l'une, quelle est la cause de son allégresse meurlrière, l'autre, quelle est la cause de son angoisse secrète : « E -perche? Dimmi, e perché? » La scène finit sur ce point d'interrogation.
Alessandko Stradell.v. — Su» Giiiraiiui Itiitlisln (1(>76) [scène dernii're]. FIGLIA (Hérodiade)
che. conten-
IeÊ
Che mar
ti re
che gio i re
che conten to
che gioi re
checontenlo
che
tor
rnen to
che
tor
men
to
1. Le Trespolo tutore a été analysé par M. Heinz Hess, qui en a relevé l'importance historique et publié quelques fragments {/Jif Opern Alessandro Stratlflla's). Il n"est pas sans rapports avec le Pûdestâ de Colot/nole do Melani. C'est l'histoîi-e d'une pupille qui, au rebours des opéras boulTes ordinaires, s'obstine à aimer son tuteur et le poursuit do ses dérlarations, qu'il ne veut pas comprendre. Ke îibretto est de Giambattista Ricciardi.
2. Le S. Giovan Bnttista passe pour avoir été l'oratorio, exécuté au Latran en 1676, qui, suivant la légende rapportée par Bourdelot, sauva la ^ie de Stradella, eu émouvant ses assassins. — Le Conservatoire de Paris possède une copie de cette belle œuvre, que Stradella, d'après l'itoni, regardait comme son chef-d'œuvre.
IlIxroiRE IIE LA MUSIQUE
^rf — r=
proToe sen lo provo e
sen
ira (ii iBft
-^sr-
Mit ^ rrrAJ
più fe.
giorno il mon -dononve de