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et Viole.
Il ne semble pas que l'Italie d'alors ait eu conscience de la beauté de cette œuvie.
Dans la seconde période napolitaine (1708-17l8i, le sens dramatique de Scarlalti se développa, en même temps qu'il dorniit plus d'importance à l'orchestre. Il y a dans le Tiyrane, de 1715, un petit orchestre de 2 cors, concerto de hautbois (hautbois et bassons à :< parties) et cordes. Dans le Ciro , de 1702, des danses de Furies et une marche religieuse annoncent Gluck. L'élément comique est très important. Scarlalti écrivit alors son unique opéra-comique', Il Trlonfo d'amore , sorte de Don Juan italien, joué en 1718, à .\'aples, au théâtre des Fiorenlini, qui avait
la spécialité des opéras-comiques en dialecte napolitain -. L'œuvre de Scarlati, par exception, est en italien pur; et M. Oeiit s'appuie sur ce fait pour prouver que Scarlatti n'était pas Napolitain d'oiigine, comme on le croyait. — Le trait le plus intéressant de cette période est un f;oùl marqué pour les hardiesses harmoniques. On y a vu l'elfet de sa nomination au Conservatoire des Pauvres de .lésus-Christ. La cantate in Ulca inliumana, de 1702, est surtout remarquable, à cet égard ^. C'est une suite d'harmonies chromatiques, d'une audace parfois étonnante, et qui fut, sans doute, dans la jiensée de Scarlalti, une sorte de tour de force.
Ai.rssANDBo ScARi>ATTi. — Cantate itt iileii iithuiitaiia f 1712 i. Fraijments*.
Andante .
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