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ENCyCLOPEDIE IlE LA Ml Slr/IE ET niCTJO.WAinE DV CnXSERrATOIRE
Ces licences, comme j'ai noté, sont propres à l'époque et compensées par des mérites, comme celui (le la foiiiie entre autres. Dans la formation de la Sonate il suit constamment le système de la forme binaire : un thème s'élève de la tonique à la dominante, se répétant le plus souvent au moyen d'une ritournelle ; puis, dans la seconde partie, de la dominante il redescend à la tonique. Si la composition est duotliématique, le second thème est proposé à la quinte du premier lorsque l'omvre est dans le mode majeur : à la lierce mineure supérieure, si l'œuvre est dans le mode mineur. L'expression caractéristique et toute particulière de ses compositions les fait reconnaître parmi celles de ses contemporains : dans ses thèmes il y a quelque chose d'épigranimatique. Ce qui intéresse le plus dans la consistance des paries
scarlattiennes, c'est le principe avec lequel il semble avoir cherché à atteindre l'unité et l'eflicacilé. Plutôt que d'un vrai et propre développement selon la conception moderne, celte unité résulte de l'insistance d'une figuration particulière, choisie comme sujet et répétée symétriquement comme par un orateur qui connaît bien l'art des etîets. Pour obtenir de ces répétitions l'eflicacité la plus grande, — de même que MM. Hubert et Parry le notaient en l'étude consacrée àScarlatti, dans le Dictionnaire Je M.Grove, V. Sonata, — ■ il subdivise le dessin choisi, en répétant plusieurs fois de petits fragments ou des imitations rythmiques après l'avoir fait entendre entièrement à plusieurs reprises. C'est en partie ce que l'analyse thématique la plus moderne va faire. Le morceau (|ui suit, tiré de ses Sonates, nous en offre un bon exemple.
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