Nombres, X
« Au septième mois, le premier jour du mois, il y aura pour vous convocation sainte : vous ne ferez aucune œuvre servile. Ce sera pour vous le jour de la Fanfare =. »
Après la mort de Moïse, nous retrouverons l'intervention musicale à la prise de Jéricho. Tandis que les troupes défilent autour de la ville, sept prêtres, précédant l'arche, portent sept cors retentissants. Les prêtres doivent, le septième jour, faire sept fois le tour de la ville et sonner du cor^.
Puis l'Ecriture garde le silence sur tout ce qui peut se rattacher, de près ou de loin, au sujet qui nous occupe, et il nous faut arriver au temps des Jurjcs pour retrouver des traces <le manifestation musicale.
Le cinquième chapitre des Jrigrs nous parle d'un cantique chanté par Débora et Barac', mais comme il ne nous est resté de ce cantique que le texte des paroles, nous ne pouvons le considérer qu'au point de vue, purement littéraire, de la poésie qui s'en dégage.
« Comme Jephlé revenait de Miçpa dans sa maison, sa fille vint à sa rencontre, dit le onzième chapitre des Juges*, avec des tambours et des meholofh''. »
Le vingt et unième chapitre fait aussi allusion à des ébats chorégraphiques :
<i Lorsque vous verrez les filles de Silo sortir pour danser avec des mekoloth"*... »
La danse semble donc avoir été fort en honneur. L'usage de la musique dans toutes les cérémonies publiques se généralise avec l'arrivée des Rois.
Lorsque Saiil est oint par Samuel, celui-ci lui dit : a Tu arriveras après à la colline du Seigneur, où il y a une garnison de Philistins; et. en arrivant là, dans la ville, lu rencontreras une troupe de prophètes descendant du haut lieu, précédés de nehel", de toph'^, de halil'^, et de kbinor'', et s'abandonnant à l'inspiration'''. »
Samuel, le dernier des J!(;/fS. avait fondé une école de prophètes et de musiciens, et le verset que nous venons de rapporter semble bien indiquer que les prophètes faisaient jouer de la musique devant eux avant de prendre la parole, pour aider à leur improvisation et appeler l'inspiration divine.
Lorsque Jonathan bat le poste de Philistins situé à Ghéba, Saiil le fait annoncer dans tout le pays » à sons de cor"^ ».
Mais avec l'arrivée de David, nous voyons la musique s'élever au rang d'un art très vénéré et très cultivé. Tout enfant et n'ayant encore fait que garderies troupeaux de son père Isaï, David fut amené à la cour du roi Saiil, « qui l'aima fort et en fit son écuyer ». Grâce à son talent sur la harpe, il parvenait seul à dissiper la mélancolie du roi : « Ainsi, toutes les fois que l'esprit venu de Dieu s'emparait de Saiil, David prenait le l:innor et en jouait avec les doigts; et Saiil en était soulagé, et le mauvais esprit le quittait'''. »
On sait que Saiil, jaloux du talent de David, commença bientôt à le persécuter. Mais c'est en vain