I Samuel, VlW
niSTOIIih: PE Là MIISIÇrE
HÉBREUX
qu'il luiita de s'enipariT ilo lui. Uaviil, qui s'étnit réfugié dans l'Kcole des Prophètes, désarmait les messagers cliargés parle roi de le saisir, par la grâce d<' ses cliauls.
Loisqu'il fui élu roi îi sou tour, il se mit à donner une iniporlance plus grande aux services du culte et voulut (|ue la musiiiuc y jouAl un grand lAle. On peut dire que les Hébreux Irouvérenteii lui leurchaii- Ire. Les Psaumes de David sont l'œuvre d'un très grand poète.
Lorstpi'il Ri enlever l'arche sainte do la maison d'Abiuadah, il dansa et joua lui-même de la harpe.
« Cependant David et toute la maison d'Israil
jouaient devant le Seigneur de toutes sortes dinsti'iiments de huis de cyprès, de la harpe, de la lyre, du tambour, des sistres et des limbahs'. »
Après qu'il eut mis en siireli' l'arche sainte, il songea à construire un temple à Dieu et le voulut «plondide. « Poète, musicien, invenleur de idusieiirs instrumenls de musique, dit S. Naumbourg, il donna naturellement tous ses soins au service musical et à l'organisation du chant qu'il se proposait d'intioduiie dans le sanctuaire projeté. >> Celte organisation, établie par David, fut respectée et conservée par ceux qui vinrent après lui.
Il avait organisé une école de quatre mille miisi-
Fiii. 119. — Ilaçocera, Irompelto.
Fia. 120. — Haçocera, trompelle droite en mêlai.
FiG. [-^l. — Halil, flùle.
Fia. 122. — Halil oi Nehila, fliUe arabe.
Fia. 123. — Halil ou Nehila, flùle aralic.
FiG. 124. — Schoptiar, Irompetle en corne en usage encore aujourd'hui dans les synagogues, le jour du nouvel an.
Fis. 127. — Ougab, cornemuse (Sampugno).
FiG. 125. — Ougab, flûte de Pan.
FiG. 126. — Keren, trompette en corne recourbée.
FiG. 128. — Halil ou Nehila, flùle double.
ciens, tant élèves que maîtres. Parmi les maîtres, dont le nombre atteignit deux cenl quatre-vingl-huil, trois se distinguèrent, qui, comme David, composèrent des Psaumes, et qui sont Assapli, Hénian et Jedoutboum. 11 y avait un chef suprême des musiciens et des chanteurs, Chananyah, prince des Lévites, qui ne dépendait que du roi.
Pour entrer dans les chœurs de Léviles, il fallait être âgé de vingt-cinq ans et avoir fait un noviciat dont la durée devait être assez longue. En face du tabernacle était placée une sorte de gradin, appelé Doitchan, sur lequel ne pouvaient prendre place que les choristes dont la voix avait été reconnue absolu-
ment pure et agréable. Faire partie da Douchan était considéré comme un honneur insigne. «Le service du Doitchan, dit encore Naumbourg'^, était fait dans les circonstances ordinaires par douze chanteurs et douze instrumentistes, dont neuf harpistes, deux citharèdes et un joueur de cymbales. Les voix de femmes et de jeunes filles étaient exclues des chœurs, et, d'après Josèphe, loin de pouvoir être employées au service du temple comme chanteuses, les femmes étaient reléguées dans une enceinte séparée de celle des hommes par un mur. On comprend cette mesure quand on se reporte à cette parole du Talmud: « La voix des femmes est une séduclion... » Des chanteuses étaient atta-